Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

La terre choisit

Featured Replies

Posté(e)

J’ai reposé le pied sur la terre que j’ai choisie

Les fleurs rouges et les fleurs roses ont fané

Les blanches sont devenues des fruits verts

Le vieux chat à l’oreille cassée s’est approché

Et je lui parlé pour le rassurer ; je n’ai pas changé

Sur la branche du figuier, l’oiseau qui me suivait n’est plus là

Tu me dis qu’il reviendra bientôt

 

J’ai reposé le pied sur la terre que j’ai choisie

La maison n’a pas grandi depuis ce lundi

Les pierres allongées n’ont pas bougé

Tu me dis que j’ai changé

Les objets sont des regards

Le vivant est un prolongement

Ils ont toujours su qui je suis

Et les gestes du passé me portent aujourd’hui

Tu me dis que je vais continuer de changer

 

J’ai reposé le pied sur la terre qui m’a choisie

Les fleurs bleues n’ont plus de peine à ouvrir

La maison ouvre grand ses yeux clairs

Les fruits craquent d’un jus qui vient nourrir mes lèvres

Et les pierres jonglent dans ma tête aux univers

Tu me dis que le changement est dans nos mains

L’oiseau chante sur la branche du figuier, je vais le suivre

 

 

 

Modifié par Diane
Orth.

Posté(e)

Des retrouvailles qui font parler les choses.

 

Le rapport entre le "je" et elles affiche une sensibilité particulière? 

 

Un Joli texte.

Posté(e)
Il y a 2 heures, Eobb a dit :

J’ai reposé le pied sur la terre que j’ai choisi

Les fleurs rouges et les fleurs roses ont fané

Les blanches sont devenues des fruits verts

Le vieux chat à l’oreille cassée s’est approché

Et je lui parlé pour le rassurer ; je n’ai pas changé

Sur la branche du figuier, l’oiseau qui me suivait n’est plus là

Tu me dis qu’il reviendra bientôt

 

Les pierres allongées n’ont pas bougé

Tu me dis que j’ai changé

 

Tu me dis que le changement est dans nos mains

L’oiseau chante sur la branche du figuier, je vais le suivre

Un bel écho dans ce texte qui en fait tout le charme...

Merci Eobb pour ce joli moment

Posté(e)

"Tu me dis que le changement est dans nos mains " dans une période où le changement est maintenant résonne très fort . Changer demande un long temps subtil, ne dit-on pas changer en douceur, sinon le changement est toujours vécu en violence.  Un très beau texte.

Posté(e)

aller là où l'instinct attire

 parce que là où nous sommes

nos pieds s'enfoncent un peu plus chaque jour

Posté(e)

Après avoir lu ton poème j'ai fermé les yeux et je me suis retrouvée sous le figuier dont l'odeur est pour moi une véritable joie, et puis j'ai vu des fleurs et le chat à l'oreille cassée. Merci @Eobb pour ce plaisir de lecture. 

Posté(e)
Il y a 20 heures, Eobb a dit :

J’ai reposé le pied sur la terre qui m’a choisie

Les fleurs bleues n’ont plus de peine à ouvrir

La maison ouvre grand ses yeux clairs

Les fruits craquent d’un jus qui vient nourrir mes lèvres

Et les pierres jonglent dans ma tête aux univers

Tu me dis que le changement est dans nos mains

L’oiseau chante sur la branche du figuier, je vais le suivre

Ces images sont pleines d'espoir, suivre l'oiseau chanteur :  voilà une séduisante échappatoire à cette immobilité imposée 🙂

Posté(e)

Il y a les êtres et puis il y a les choses qui dans vos poèmes respirent et jamais ne se figent. Merci, j'aime je cardilike  ! 

Posté(e)
Le 09/04/2020 à 22:34, Eobb a dit :

J’ai reposé le pied sur la terre que j’ai choisie

La maison n’a pas grandi depuis ce lundi

Les pierres allongées n’ont pas bougé

Tu me dis que j’ai changé

Les objets sont des regards

Le vivant est un prolongement

Ils ont toujours su qui je suis

Et les gestes du passé me portent aujourd’hui

Tu me dis que je vais continuer de changer

Très beau passage. 

 

Le 09/04/2020 à 22:34, Eobb a dit :

Et les pierres jonglent dans ma tête aux univers

Tu me dis que le changement est dans nos mains

L’oiseau chante sur la branche du figuier, je vais le suivre

Une poésie géographie. Le lieu et soi. Les pierres et le temps. J'ai beaucoup aimé, cet entre-deux. 

Posté(e)

@Eobb,

 

Une pâle lueur d'espoir pour une utopie à réinventer ! Et hop ! un coeur.

Posté(e)
  • Auteur
Le 09/04/2020 à 22:54, Mohand a dit :

Des retrouvailles qui font parler les choses.

 

Le rapport entre le "je" et elles affiche une sensibilité particulière? 

 

Un Joli texte.

Les choses avancent et marches, grains de sable sur le corps d'une limace, pollen sur le dos de l'insecte butineur, déménagements incessants.

Le 10/04/2020 à 01:10, Epicene a dit :

Un bel écho dans ce texte qui en fait tout le charme...

Merci Eobb pour ce joli moment

J'ai toujours adoré parler dans la grotte aux échos.

Le 10/04/2020 à 08:19, Aubussinne a dit :

"Tu me dis que le changement est dans nos mains " dans une période où le changement est maintenant résonne très fort . Changer demande un long temps subtil, ne dit-on pas changer en douceur, sinon le changement est toujours vécu en violence.  Un très beau texte.

Le changement fait peur, l'inertie fait peur, tant de peurs.

Le 10/04/2020 à 18:45, Evenos a dit :

aller là où l'instinct attire

 parce que là où nous sommes

nos pieds s'enfoncent un peu plus chaque jour

L'instinct, l'instant, ici est là.

Le 10/04/2020 à 18:46, Joailes a dit :

Après avoir lu ton poème j'ai fermé les yeux et je me suis retrouvée sous le figuier dont l'odeur est pour moi une véritable joie, et puis j'ai vu des fleurs et le chat à l'oreille cassée. Merci @Eobb pour ce plaisir de lecture. 

Figuier si généreux, merci Joailes.

Le 10/04/2020 à 18:57, Lina a dit :

Ces images sont pleines d'espoir, suivre l'oiseau chanteur :  voilà une séduisante échappatoire à cette immobilité imposée 🙂

Et s'il ne chante pas, ses ailes ont le son du vent.

Il y a 23 heures, Muriell a dit :

Il y a les êtres et puis il y a les choses qui dans vos poèmes respirent et jamais ne se figent. Merci, j'aime je cardilike  ! 

Et les êtres et les choses se prirent dans les bras pour danser.

Il y a 14 heures, Seawulf a dit :

Très beau passage. 

 

Une poésie géographie. Le lieu et soi. Les pierres et le temps. J'ai beaucoup aimé, cet entre-deux. 

En chacun de nous, cet ensemble qu'il fait bon respirer.

Il y a 10 heures, Marc Hiver a dit :

@Eobb,

 

Une pâle lueur d'espoir pour une utopie à réinventer ! Et hop ! un coeur.

Je garde en tête l'utopie, elle est un flambeau quand elle s’accommode de gestes.

Posté(e)

Poème du dialogue intérieur celui qui propose un cheminement que le reste du texte dément.

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.