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Cette saison de fou

Featured Replies

Posté(e)

Cette saison de fou dévorera sa danse

il y aura du vent

à n'en plus finir

plein de matière de vent

des feuilles des vagues des robes

des rires qui se dérobent des cris

des écharpes de vent

mais du vent élevé au large

à la dure rugissant

du vent qui engouffre

et du sable à l'infini

qui se soulève

de tous les sens

et de tous les horizons

du bleu bien sûr

tissant le chaud et le froid

la lisse des rêves levés

dans le café

gorges pleines d'orient

et la terre de sienne

de l'ocre des déserts

le soleil à flot et le bouc

étendu sur la forge

le vin pressé de la grenade

mes quartiers ouverts

le cœur à table le soir bu

l'alcool assombri de mon âme

tes épices

quelque part sur ce plateau

la nacre de l'étang

du fond de l'océan

la conque appelante

le vert de toutes les nuances

de la voix gravissante

odorant le crépuscule à liseré doré

et puis le noir

où je passe sous silence

bordé de parenthèses

troublantes

les berges ensanglantées

et la nuit de mon ciel

passé au peigne fin

les poussières gaspillées d'étoiles

pour toi

sur la moire noire des pétales

le drap flottant sur la frontière

rivière ronde nue

proue jetée sur les embâcles

jusqu'au débordement

nos yeux nos cheveux nos bras

la peau les rêves de nos corps

nos déferlantes

il y aura de la fureur dans le ciel

les gardiens jureront

sur mon nom

la lune fourragera le fond de mes orbites

et la brûlure sur ma cornée

dira que toi aussi tu geins

et les poètes ricaneront

nous serons tout entier

pailles et brandons

la torche d'étoiles naissantes

troublerons le sommeil des chevaux

nous crierons la folie les mots de nos romans

de nos mains

en nous tenant

nous crierons des étoiles filantes

dans l'impossible nos têtes renversées

nous marcherons pieds nus longtemps

et nous tiendrons dans la même ombre

incapables de revenir sur terre


 

et quand tout sera brûlé

agrippé à mes barreaux

j'empoignerai l'aube nue

et je regarderai dehors

nos silhouettes incertaines

dans les premiers pas de l'automne

les larmes légères

je lirai les signes de sa main

je voulais te dire pour les fleurs

elle me dira que c'est de ma faute

que je n'ai pas inventé la poudre elle rira

pas même un nuage

pour se poser

comme des inconnues

que les soirs sous ses paupières reviendront

se coucher le soleil et la pluie

sans qu'elle change les draps

entre mes doigts mes tempes

nos planètes

mes yeux battus par le vent

qui s'emboîtent comme des poupées

mal léchés

je lui dirai l'envol des hirondelles

elle comprendra le vertige

je la sais elle est mon eau

je suis son sable et je la bois

comme un vieux chien

la détresse de son maître

un panicaut déraciné implorant le vent

de le pousser

loin du ciel et de l'enfer

et qu'enfin elle ne me parle plus de mes déserts

mais des jardins

qui ruissellent sur ses seins

elle me dira peut-être

je viendrai


 

moi j'aurai mené boire les dahlias

à l'eau vive des écritures

 

Posté(e)

Le dahalia est cette fleur qui exprime le parfum de notre for intérieur...

J'ai ressenti l'eau vive de ton écriture flotter

comme une inconnue qui se présentait à moi

 

Evenos

Modifié par Invité

Posté(e)
il y a 32 minutes, O Salto a dit :

des rires qui se dérobent des cris

des écharpes de vent

mais du vent élevé au large

à la dure rugissant

du vent qui engouffre

et du sable à l'infini

qui se soulève

de tous les sens

et de tous les horizons

du bleu bien sûr

tissant le chaud et le froid

la lisse des rêves levés

dans le café

gorges pleines d'orient

 

il y a 33 minutes, O Salto a dit :

quelque part sur ce plateau

la nacre de l'étang

du fond de l'océan

la conque appelante

le vert de toutes les nuances

de la voix gravissante

odorant le crépuscule à liseré doré

et puis le noir

où je passe sous silence

bordé de parenthèses

troublantes

les berges ensanglantées

et la nuit de mon ciel

De très beaux passages. 

Posté(e)
  • Administrateur

Cette envolée poétique se suit avec grand plaisir.

Posté(e)
Il y a 4 heures, O Salto a dit :

je lui dirai l'envol des hirondelles

elle comprendra le vertige

je la sais elle est mon eau

je suis son sable et je la bois

comme un vieux chien

la détresse de son maître

L'ensemble est somptueusement décrit

mais j'ai craqué sur ce beau passage...

Posté(e)

Ça c'est du climat  ! 

J'ai déposé un coeur, pour ce tourbillon de passion.

Moi quand ça explose, je craque  ! 

Votre poème accélère, ralenti, repart, jamais d'ennui et tant d'amour. Bravo et merci.

Posté(e)

Bonsoir @O Salto je vous tire mon chapeau pour cette envolée qui, malgré sa longueur, ne lasse à aucun moment. Chaque mot se déguste comme un long caramel. Merci. 

Posté(e)

Somptueux rythme qui emporte au delà de la lecture vers un horizon migrateur.

Posté(e)

Un très beau poème qu’on s’approprie à mesure de la lecture, comme si les mots venaient de soi tellement ça résonne... très beau. 
Coup de cœur pour « les poussières gaspillées d’étoiles » ❤️

Posté(e)

Une longue inspiration portée par  un nouveau regard sur la vie et la vie et la nature. 

Posté(e)

Un cri qui vient du fond de l'âme et qui caracole comme un puissant amas de roches incandescentes puis s'achève en un doux silence sous une perle de rosée. Impressionnant.

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