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Accents poétiques

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J’entends siffler le train

Featured Replies

Posté(e)

 

Il y a longtemps ici que le temps

a renoncé à fuir

et posé ses chevaux

dans l’herbe

longtemps que l’amour

à courir après lui

je me suis accroché

aux ailes des buses variables je vole

des continents de silence

les bleus évasifs du matin

caressent la tête des bouleaux

l’eau ruit et distille

le sombre sourcil des broussailles

et des oiseaux à la plume incongrue

traversent des abers sans fond

entre les paumes d’un sourcier


Chaque pas déposé sur les feuilles

des anciennes écritures

réinvente une mémoire de vent

et ses hiéroglyphes de granit

le cri tellurique de l’enfantement

dans la fine feuillure des vivants

et les corps couchés de désamour

sur mes terres infertiles

je vois un tant d’arbres mourir

entre mes bras d’hiver

et le vol des ramiers

ébloui des cicatrices

l’épitaphe des scolytes

à leur paupière

épargnez, si pouvez

les chaumières éteintes

où danse encore

à mots couverts le tourment

d’une lampe tempête

épargnez les bêtes qui s’abreuvent

dans le lit défait

des chimères ordinaires

et le cercle des femmes entre-elles

qui l’habitent, s’il se peut

épargnez des simples la couleur


Les sirènes chantent

le monde aux abris

sur l’hécatombe de la raison

fleurissent des rameaux de poètes

assis seul sur la branche

liserée d’un cil triste de givre

à deux doigts d’aimer le monde

avant que se lève le prêtre

je m’accroche

aux ailes du temps je vole

l’avenir du prunier blanc

ô matin tonitruant

comme un poulain

jeté dans le pré

une petite goutte fraîche

à l’œillère

un jour, amaigri, ivre un peu

dansant, vêtu de peu d’âme

et retenant son souffle

il vous regardera, inondée

passer en printanière

en entendrai le vent

effeuiller la ramure

 

Modifié par O Salto
C'est mieux comme ça ?

Posté(e)

Richard sors de ce corps... Anthony est là !

non blague à part

J'aime beaucoup cette « nature » à la fois forte et fragile qui suinte de tous ces vers

Est-ce qu'une poésie sans nature se dénature... sans être une petite nature...

Merci pour ce temps

@Evenos

Modifié par Invité

Posté(e)

J’ai beaucoup aimé également cette lecture très poétique.

 

un petit doute ici « je vois un tant d’arbres mourir» ...?
 

 

Posté(e)

Un beau rythme très poétique.

( Le choix de la police m'a rendu la lecture difficile, brouillée )  j'ai insisté.

Posté(e)

J'ai adoré votre police penchée qui me renverse le torse. Cette poésie chantante qui semble passer d'arbre en arbre au gré de votre écriture, je retrouve la liberté du vent que ces arbres saluent en passant, un grand merci.

Posté(e)
  • Administrateur

Comme @Evenos, j'ai pensé à Richard Anthony 🙂 

Sinon, cette lecture est très sympathique et nous procure un moment agréable. Mon seul petit bémol serait sur la taille de la police mais je cherche la petite bête.

Posté(e)

Votre poème m'a littéralement envoûtée j'avais envie de tout citer et pour une fois, je me suis détachée complètement du titre. C'est absolument superbement écrit. Je reviendrai lire encore, et y déposer un cœur @O Salto merci. 

Posté(e)
Le 26/03/2020 à 23:39, O Salto a dit :

m’accroche

aux ailes du

Zut...

Le 26/03/2020 à 23:39, O Salto a dit :

je m’accroche

aux ailes du temps je vole

l’avenir du prunier blanc

ô matin tonitruant

comme un poulain

jeté dans le pré

une petite goutte fraîche

à l’œillère

un jour, amaigri, ivre un peu

dansant, vêtu de peu d’âme

et retenant son souffle

il vous regardera, inondée

passer en printanière

en entendrai le vent

effeuiller la ramure

Voilà, je voulais citer ces vers, qui sont profonds, beaux avec tout ce qui faut de finesse pour me garder un moment dans ce train poétique, merci. Et hop... Un coeur.

Posté(e)

Un regard attendri  sur la nature tourmentée.

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