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Le chômeur désœuvré

Featured Replies

Posté(e)
Quelle chance aujourd'hui je ne travaille pas 
Déjà réveillé je veux coucher mes idées
Schizophrène souhaite fixer ses tracas
Mon amour tu es levée je veux t'embrasser 
 
Mais l'heure qui tourne au cadran n'est pas aux rires 
Alors le soleil continue sa course folle
Si je ne peux ni te caresser ni écrire 
Ce sont mes rêves au bleu du ciel qui s'envolent 
 
Avec ton sourire et ma joie si je te perds
Plus rien sur Terre n'a la saveur d'autrefois
Et si tu pars en pleurs des claques sur mes joues
 
Calquent pour toujours la tristesse de l'espace 
Qui emprunte forcée la froideur de l'éther 
A travers un trou noir qui se noie de lumière. 
 

 
 

Modifié par Diane
Corr.orth.

Posté(e)

Une poésie douce-amère où tout est fragilité,  j'aime beaucoup ce "trou noir qui se noie de lumière " 😊

Posté(e)
  • Administrateur
Il y a 7 heures, Lastcap a dit :
Quelle chance aujourd'hui je ne travaille pas 
Déjà réveillé je veux coucher mes idées
Schizophrène souhaite fixer ses tracas
Mon amour tu es levée je veux t'embrasser 

Ayant connu il y a longtemps  une longue période de chômage (2 ans), votre poème me parle tout particulièrement...

Posté(e)

J'aime beaucoup les contrastes disséminés entre les différentes strophes 

Il y a 11 heures, Lastcap a dit :
Quelle chance aujourd'hui je ne travaille pas 
Déjà réveillé je veux coucher mes idées

 

Il y a 11 heures, Lastcap a dit :

Mais l'heure qui tourne au cadran n'est pas aux rires 

... lorsqu'une de ses personnalités accélère, le schizo freine ... 😉 

Posté(e)

Avoir un travail, un métier, être utile, mériter son salaire, de plus en plus nombreux, le travail disparaît, une autre philosophie peut-être à expérimenter.

Votre poème est un cri de peur de n'être rien et de la perdre.

Posté(e)

Poésie du malaise et du mal être, qui fait de la fonction sociale une raison d'exister.

Posté(e)

Habile exploration des phases par lesquelles le narrateur passe face à son "oisiveté", qui est d'abord chance, une occasion de produire à titre personnel ("coucher mes idées") et de profiter de sa disponibilité pour prendre le temps de montrer son affection, puis qui devient un poids face à l'isolement qu'elle provoque ("la tristesse de l'espace").

J'aime beaucoup le jeu sémantique "coucher mes idées"/"tu es levée" dans la première strophe, et l'idée que le regard, la façon dont on approche une situation lui donne son goût ("Plus rien sur Terre n'a le goût d'autrefois").
La forme est intéressante, le sonnet est respecté dans les quatrains, puis les rimes sont abandonnées dans les tercets. J'ai lu cela comme voulu, pour justement montrer l'abandon progressif de ce chômeur de toute structure jusqu'à ce "trou noir qui se noie de lumière", le vide dont chaque journée est emplie une fois que l'activité et la socialisation en sont absentes.
Bref, le tout est très travaillé, bravo Lastcap, j'aime beaucoup !

Modifié par Invité

Posté(e)

Aah...si l'on pouvait vivre d'amour et d'eau fraîche ( en écrivant quelques vers ) ..hein ? 😉

Posté(e)
  • Auteur

@Lina vous avez en quelques mots tracé les grandes lignes du narrateur et de la narration, merci.

 

@Eathanor, et oui le chômage c'est pas si cool qu'on le dit... Moi ça m'a permis de voyager, d'élever mon fils, de faire la fête, de pouvoir jeûner... Bon ok c'était cool mais c'est comme tout je crois, sans excès.😋

 

Merci @Joailes ! J'espère qu'il y aura toujours une lente et douce accélération...

 

Merci @Eobb et @Gabriel Montigny , un jour il n'y aura plus de travail, du moins dans le sens où on l'entend.

Ici vous l'avez saisi j'essaie de parler de notre identité qui est souvent (qu'on le veuille où non) réduite dans les grandes lignes à quelques petites choses.

Cette peur de les perdre et de n'être plus confine à la folie.

L'amour, la création, comme solution salvatrice.

 

@Natacha Felix, un grand merci pour votre analyse pertinente. (Si si vraiment vous êtes trop forte!) Oui l'absence de rimes dans les tercets est voulue, je voulais que le narrateur s'envole et s'oublie dans l'espace où rien n'a de sens.

 

@Diane, oui...ce serait...le rêve...

 

Et puis un cœur aux coeurs 🧡

@Marc Hiver

@Ahmed Ben Mahmoud

 

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