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Tel est ton visage

Featured Replies

Posté(e)

Tel est ton visage

Allongée, tu es là sans rien dire, impénétrable comme des gouffres sans fin, dans le calme d’un jour qui s’étire. Ton visage n’est pas celui des défunts, il est celui des douleurs, des vertiges, apportant des parfums sombres, et d’étranges fleurs sur leurs tiges se courbant mollement sur leurs ombres. Il est celui de pâles sanglots voilant à peine le silence, et d’inutiles mots, tant le vide est immense. Il est celui des adieux déchirés, d’un baiser froid, de mains serrant un chapelet qui court entre les doigts.  Il est celui d’une berge, et toi de l’autre côté, laissant son noir cortège s’évanouir, muet. Il est celui de l’absence insupportable, celui de draps qui s’ennuient, d’une assiette en moins sur la table, d’une simple photo jaunie. 

Posté(e)

J'ai beaucoup aimé cette prose poétique. Je vous laisse un coeur. 

Modifié par Mohè

Posté(e)

Bonjour Thierry,

Ce texte est très beau,

mais je n'ai pas pu m'empêcher de le reconstruire en suivant vos rimes, pardonnez moi,

était ce la version originale ? 😉  

 

Allongée, tu es là sans rien dire, 

impénétrable comme des gouffres sans fin, 

dans le calme d’un jour qui s’étire. 

 

Ton visage n’est pas celui des défunts, 

il est celui des douleurs, des vertiges, 

apportant des parfums sombres, 

et d’étranges fleurs sur leurs tiges 

se courbant mollement sur leurs ombres.

 

Il est celui de pâles sanglots

voilant à peine le silence,

 et d’inutiles mots, 

tant le vide est immense. 

 

Il est celui des adieux déchirés, 

d’un baiser froid,

de mains serrant un chapelet 

qui court entre les doigts. 

 

Il est celui d’une berge,

et toi de l’autre côté,

laissant son noir cortège

s’évanouir, muet. 

 

Il est celui de l’absence insupportable,

celui de draps qui s’ennuient, 

d’une assiette en moins sur la table, 

d’une simple photo jaunie. 

 

 

Posté(e)

La place que prend un visage absent. C'est immensément grand. Belle prose. 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Ce portrait par des mots de la femme aimée sur son lit de mort m’a fait penser au tableau de Camille par Monet. Déchirant.image.thumb.jpeg.b3fc3ddd4e4b4ca96528673e26c34ac5.jpeg

Posté(e)
  • Auteur
il y a 58 minutes, Diane a dit :

Bonjour Thierry,

Ce texte est très beau,

mais je n'ai pas pu m'empêcher de le reconstruire en suivant vos rimes, pardonnez moi,

était ce la version originale ? 😉  

 

Allongée, tu es là sans rien dire, 

impénétrable comme des gouffres sans fin, 

dans le calme d’un jour qui s’étire. 

 

Ton visage n’est pas celui des défunts, 

il est celui des douleurs, des vertiges, 

apportant des parfums sombres, 

et d’étranges fleurs sur leurs tiges 

se courbant mollement sur leurs ombres.

 

Il est celui de pâles sanglots

voilant à peine le silence,

 et d’inutiles mots, 

tant le vide est immense. 

 

Il est celui des adieux déchirés, 

d’un baiser froid,

de mains serrant un chapelet 

qui court entre les doigts. 

 

Il est celui d’une berge,

et toi de l’autre côté,

laissant son noir cortège

s’évanouir, muet. 

 

Il est celui de l’absence insupportable,

celui de draps qui s’ennuient, 

d’une assiette en moins sur la table, 

d’une simple photo jaunie. 

 

 

Effectivement c'était la première version. Les vers étaient irréguliers mais je ne voulais rien changer c'est pour cela que je l'ai transformé sous forme de prose.

Posté(e)
il y a 4 minutes, Thierry Demercastel a dit :

Effectivement c'était la première version. Les vers étaient irréguliers mais je ne voulais rien changer c'est pour cela que je l'ai transformé sous forme de prose.

Eh bien...c'était pas mal non plus vous savez.

Posté(e)

Ta prose @Thierry Demercastel est aussi profonde que tes poèmes , ainsi tu démontres une autre facette de ton talent ... 

Posté(e)
  • Auteur
il y a 28 minutes, Jeep a dit :

Ce portrait par des mots de la femme aimée sur son lit de mort m’a fait penser au tableau de Camille par Monet. Déchirant.image.thumb.jpeg.b3fc3ddd4e4b4ca96528673e26c34ac5.jpeg

Très beau tableau avec son visage penché magnifique.

Posté(e)

J'ai , moi aussi,connu la douleur que représente la perte de l'être aimé. J'aurais aimé avoir  eu votre talent pour l'exprimer avec tant d'amour et de beauté.

Posté(e)

Les vers irréguliers lui vont bien, ma préférence va vers eux, je trouve qu'ils donnent de la profondeur au poème qui n'est plus alors un texte.

Posté(e)

Absolument superbe. Je ne trouve pas d’autres mots. Un coeur bien sûr.

Posté(e)

En prose ou en vers, un poème touchant qui va droit au coeur.

Posté(e)

La douleur coule des mots.

La forme textuelle convient parfaitement à l’Événement.

 

Merci pour cet hommage.

Posté(e)

Un cœur pour la beauté, le mien pleure depuis le mois de mai.

Posté(e)

Texte en soi très beau. Sous forme de prose il propose une approche différente que lorsqu'il se décline en vers, fussent-ils irréguliers. Cela démontre que la forme n'est jamais anodine.

Posté(e)

L'absence évoquée avec infiniment de pudeur. Poésie sobre qui accueille l'essentiel exprimé dans un sentiment. Très fort!

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