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Hiro le voleur

Featured Replies

Posté(e)

 

Lorsque la pluie retombe sur le corps caverneux,

que l’écume froidit les dernières frises des chevaux,

et fuient poissons, dragons, oiseaux,

poissé d’embrun

j’emporte la lourde peine sur la tristesse du jusant.

 

 

Hiro le voleur 

 

Le temps se pend

le cor claironne

comme louve le loup

le ciel se prend

dans les bois noirs

le supplicié tend

ses bras nus

aux veines d’outre-vent

le temps y passe

tellement lentement

qu’il s’attarde à mourir

suzerain

l’oiseau si haut

et ses yeux d’astres

tombent sur la mer

enfanteresse 

dérive un chant de plume

chaviré

d’une poitrine souterraine

parmi les cimes amoues

arriverai-je avant que l’autour

meurt

sur une neige vespérale

les paupières tranchées

je plonge

ici, là, plus beau encore

je sais ta lyre, déesse

sur le bout des ongles

bel amour, ô diapason

à l’épiphyse de la douleur

j’entends les nombres

démembrés

assis au côté du temps

sur le kilim blanc, les silence

pelage tendre de faons

le corps racorni s’enroule

sous des montagnes de pierres

au pourtour de la terre

pendent les jambes nues 

des témoins de cire assis

à la barre

le sceptre-ciel finit sa course

dans la denture des vagues

comme le feu abougrit

sa chevelure sur sa cendre

lèche son sang

coule d’un poème

ce soir sous la lampe dérobe

le long râle d’un jour

ombres en leur cellule

et ce goût des algues perdues

je me souviens, je me souviens

 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème mystique et envoûtant dont on se souviendra.

Posté(e)

Il a volé de quoi faire un univers cet Hiro, des fragrances de nature qu'il capte dans ce "long râle d'un jour". C'est envoûtant. 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

l’oiseau si haut

et ses yeux d’astres

tombent sur la mer

enfanteresse 

dérive un chant de plume

chaviré

d’une poitrine souterraine

parmi les cimes amoues

J'adore ces vers, @O Salto.

Il y a tant d'intensité dans vos vers. Un univers à nul autre pareil.💫

Posté(e)

Shima mon amour ?

Posté(e)

Des idées quelque peu sibylline sans lien, c'est justement ce qui fait le charme de ce poème. Cette structure lâche (autant par le mètre que par l'idée) amplifie encore l'effet. Il faut y ajouter le vocabulaire recherché qui surajoute encore l'effet.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Quand l’Océanie nous propose une promenade dans sa mythologie…

Joli voyage @O Salto

Posté(e)

Je ne sais plus comment commenter tes poèmes, je finis toujours par me répéter en disant que j'adore et que je suis fan. Tes vers sont comme un vaisseau qui permet de voyager dans l'espace et le temps (ici je suis partie au Japon de la deuxième guerre mondiale). C'est presque un sacrilège d'essayer de les décortiquer, je préfère les laisser m'emporter en les lisant et re-lisant et re-lisant et... 💫

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Belle poésie d'une grande intensité, des images fortes qui frappent l'imagination.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Bravo pour ce verbe haut perché, toujours prêt à l'envol, quoique ici il soit beaucoup question d'usure - spécialité du temps. Y a-t-il un lien avec la chanson de Soprano et le héros de Hiro Nakamura?

Posté(e)

Un poésie qui déchire, je dois dire.

Posté(e)
  • Administrateur

Je suis tombé amoureux de cet Hiro.

Posté(e)

Voilà ... @Natacha Félix a dit l'essentiel de ce que j'aurais dit tout pareil ! 

Posté(e)
  • Auteur

Non, ce n’était pas qu’un joli voyage… et les idées, fussent-elles sibyllines, s’enchaînaient mot pour mot aux chevilles ; le soleil finissait le travail avec métronimie, et le soir ouvrait la part belle…

Tout avait commencé au bord de ce chemin, un arbre écorcé qui livrait les bras vers un ciel encore surchauffé ; la lumière qui traversait les bois clairs détachait déjà des feuilles aux bouleaux. Freux, les mots, tendaient l’embuscade…

J’ai couru jusqu’au mourant, appuyé son corps au mien. J’ai senti battre sa mémoire, une mémoire du temps où il marchait encore…

Le corps s’anesthésie sous les coups, et sombre ; et par les déchirures l’esprit survivant s’abandonne pour quelques temps encore dans le dernier ciel où bat l’uni-rêve…

On le décrochera ; et parce que la cruauté n’a plus de limites, on reviendra, à minuit, poursuivre l’interrogatoire… Jusqu’à la fin des temps.

Ce n’est que plus tard que je l’ai appelé Hiro ; mémoire ancienne ?… Nous écrivons toujours de la même main la même chanson !

Un grand merci à vous pour votre lecture et vos commentaires. Certaines de vos écritures, humour et tendresse mêlés, me touchent particulièrement, c’est le moins que je puisse dire, et je le dis maladroitement !

Posté(e)
Il y a 22 heures, O Salto a écrit :

Ce n’est que plus tard que je l’ai appelé Hiro ; mémoire ancienne ?… Nous écrivons toujours de la même main la même chanson !

 

Et cela ressemble à un véritable supplice...

Posté(e)
  • Auteur
Le 15/08/2024 à 18:00, Diane a écrit :

Et cela ressemble à un véritable supplice...

Oh non ! Juste un peu mal aux pieds parfois !

Bise, @Diane

Posté(e)

Ta poésie envoûtante est d'une sensibilité à fleur de peau, elle ressent la moindre respiration, la moindre parcelle de vie, celle qui rit, qui pleure, qui meure, un mélange animal-paysage-univers. Hiro, bel ami.

Posté(e)

Je me souviens, je me souviens... de votre univers si singulier! J'adore. Bravo

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