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La vie en rosse

Featured Replies

Posté(e)

La vie en rosse

 

La journée commença par un serein matin,

je broutais dans le pré et grattais le sainfoin

afin de découvrir mes amis les insectes

et de les torturer d’une manière abjecte.

 

M’approchant de la mer, m’éloignant des étables,

comme je fus choquée, quand la chaleur du sable

révéla tout à coup à mon sabot senestre

un petit corps visqueux dans un abri rupestre.

 

De prime abord je pris la vision peu charnelle

des diaphanes lambeaux pour des tagliatelles,

ce mets si fin que l’on ne me sert que parfois

tant toujours il me cause un incroyable émoi.

 

Puis me ressaisissant, très bientôt je compris

qu’il me fallait avoir, oui, avoir à tout prix

la preuve que ce corps était épris de moi ;

je tombais en amour pour le Scyphozoa.

 

Ô combien de désirs, d’attentes put combler

cet être que la chance avait su affubler

de tant de tentacules aux pouvoirs magiques

qui rendirent mon trot chevauchée fantastique.

 

Las, il fallut bien sûr qu’un jour il se lassât

de mes hennissements et sa fougue passa

me laissant esseulée, à mon cou un lasso,

à ma patte une entrave, à mes cils un ruisseau.

 

Alors je fis ce que toute honnête jument

aurait fait à ma place et subrepticement

je glissai dans son seau la potion arsénique.

Ne reste médusée que la rosse qui…

Posté(e)

Je ne savais pas que les juments mangeaient des tagliatelle ! 

il y a 54 minutes, Natacha Félix a écrit :

Ne reste médusée que la rosse qui…

fait de l'arithmétique ? 

 

trêve de plaisanteries, ces vers sont très beaux :

 

il y a 55 minutes, Natacha Félix a écrit :

me laissant esseulée, à mon cou un lasso,

à ma patte une entrave, à mes cils un ruisseau.

 

Posté(e)

Très drôle Natacha !

 

et ici —-> combien de désirs, d’attentes put combler

je purent combler puisque ce sont des pluriels 

mais ça fait un pied de plus oui..

Posté(e)
il y a 33 minutes, Diane a écrit :

Très drôle Natacha !

 

et ici —-> combien de désirs, d’attentes put combler

je purent combler puisque ce sont des pluriels 

mais ça fait un pied de plus oui..

j'espère que @Natacha Félix a compris, parce que pas moi ! 🙂 

Posté(e)
Il y a 1 heure, Joailes a écrit :

j'espère que @Natacha Félix a compris, parce que pas moi ! 🙂 

Je me corrige !

 

je dirais 

purent combler car c’est pluriel 

Posté(e)

J'adore quand la correctrice en chef se corrige elle-même ! Ton pouvoir est extrême, @Diane. En même temps, ça ne m'étonne guère ... Quand on ressemble à Lauren Bacall ... 😉 

Posté(e)
il y a 24 minutes, Joailes a écrit :

J'adore quand la correctrice en chef se corrige elle-même ! Ton pouvoir est extrême, @Diane. En même temps, ça ne m'étonne guère ... Quand on ressemble à Lauren Bacall ... 😉 

hi hi…
javais oublie un mot oui !

meme Lauren - dite le look- pouvait avoir des défauts 😁

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Charmants commentaires et charmante fable, @Natacha Félix.

 

Posté(e)
Il y a 3 heures, Natacha Félix a écrit :

oui, avoir à tout prix

la preuve que ce corps était épris de moi ;

je tombais en amour pour le Scyphozoa.

 

Tu ne l'as pas pris dans tes bras

pour qu'il te dise tout bas 

des mots d'amour

des mots de tous les jours

et que tu voies la vie en rosse ?

 

si c'est non, tu as bien fait de lui filer un bouillon d'onze heures !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Qu’une femelle d’equus caballus puisse entrer en relation avec un animal cnidaire, il faut être une poétesse à l’imagination débridée pour y penser ! 

Modifié par Jeep

Posté(e)
  • Auteur
Il y a 9 heures, Diane a écrit :

Je me corrige !

 

je dirais 

purent combler car c’est pluriel 

Madame Lauren, j'ai le regret de vous informer, avec respect, que le sujet est inversé et ô combien singulier puisqu'il s'agit de "cet être". Je ne peux donc changer "put" pour "purent", car cela reviendrait à écrire "cet être purent combler".

Je vous remercie toutefois du fond de mon cœur pour votre attention.

J'étends mes remerciements à @Joailes pour avoir veillé à ce que je sois informée clairement de votre suggestion.

 

😁

Modifié par Natacha Félix

Posté(e)
il y a 10 minutes, Natacha Félix a écrit :

Madame Lauren, j'ai le regret de vous informer, avec respect, que le sujet est inversé et ô combien singulier puisqu'il s'agit de "cet être". Je ne peux donc changer "put" pour "purent", car cela reviendrait à écrire "cet être purent combler".

Je vous remercie toutefois du fond de mon cœur pour votre attention.

J'étends mes remerciements à @Joailes pour avoir veillé à ce que je sois informée clairement de votre suggestion.

 

😁


😁

j entends votre contestation chère poétesse Natacha et votre explication 

est satisfaisante et justifiée !

c’était cependant ambigu tel que construit , d’où ma réaction 

veillez accepter mes excuses ☺️

Posté(e)

 @Natacha Félix, facétieuse fable, et j'ai particulièrement aimé les mêmes vers que @Joailes!

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Le 14/07/2024 à 03:14, Natacha Félix a écrit :

De prime abord je pris la vision peu charnelle

des diaphanes lambeaux pour des tagliatelles,

ce mets si fin que l’on ne me sert que parfois

tant toujours il me cause un incroyable émoi.

Délicieuse écriture tout au long de ce poème et tout particulièrement dans cette strophe.

Bravo @Natacha Félix !

Posté(e)

Je ne sais si je dois m'extasier du poème ou des commentaires ^^ !

Posté(e)
Le 13/07/2024 à 20:14, Natacha Félix a écrit :

La vie en rosse

 

La journée commença par un serein matin,

je broutais dans le pré et grattais le sainfoin

afin de découvrir mes amis les insectes

et de les torturer d’une manière abjecte.

 

M’approchant de la mer, m’éloignant des étables,

comme je fus choquée, quand la chaleur du sable

révéla tout à coup à mon sabot senestre

un petit corps visqueux dans un abri rupestre.

 

De prime abord je pris la vision peu charnelle

des diaphanes lambeaux pour des tagliatelles,

ce mets si fin que l’on ne me sert que parfois

tant toujours il me cause un incroyable émoi.

 

Puis me ressaisissant, très bientôt je compris

qu’il me fallait avoir, oui, avoir à tout prix

la preuve que ce corps était épris de moi ;

je tombais en amour pour le Scyphozoa.

 

Ô combien de désirs, d’attentes put combler

cet être que la chance avait su affubler

de tant de tentacules aux pouvoirs magiques

qui rendirent mon trot chevauchée fantastique.

 

Las, il fallut bien sûr qu’un jour il se lassât

de mes hennissements et sa fougue passa

me laissant esseulée, à mon cou un lasso,

à ma patte une entrave, à mes cils un ruisseau.

 

Alors je fis ce que toute honnête jument

aurait fait à ma place et subrepticement

je glissai dans son seau la potion arsénique.

Ne reste médusée que la rosse qui…

Quelle imagination !

et une écriture finement ciselée sans aucune « entrave à votre patte » Natacha 😉

Posté(e)

J'adore ce genre de poème, c'est à la fois burlesque et très bien construit. Je suis d'accord avec les précédents commentaires, certains enchaînements de vers m'ont laissée pantoise. Bravo !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Comment traite-t-on les chevaux! Ils ne reconnaissent même plus les partenaires dignes de ce nom. La fin est certes un peu peau de vache. Mais c'est une fantaisie si agréable à lire! Bravo!

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