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Rue de l'Aubépine

Featured Replies

Posté(e)

 

 

 

1

 

Ici nulle épine sur l’aube

nul accroc aux yeux mi-clos.

A peine les volets ouverts

le matin soulève

sa hâte d’enfler

les ailes bruissantes

des coqs affairés

dans le pré d’en face.

 

Patiente activité

de début de journée.

2

 

 

 

Derrière la haie d’ajoncs

clairs soleils de janvier

sifflent de lentes arias.

Des arpèges métalliques

frappent le rythme pur

le tempo régulier

du vent qui sanglote

dans les câbles des mâts.

 

 

 

 

Syncopes musicales

dans la mélancolie de l’hiver.

 

 

3

 

Julien passe dans la rue

ausculte la cour

quête une bavette à tailler.

Julien, plusieurs tours du monde

dans l’ombre des machines

 

offre deux fois par jour

la lueur de son enfance

au teckel de son fils.

 

 

 

Lumière du passé

mansuétude solaire.

 

 

 

4

 

 

Rue de l’Aubépine

seules cinq façades

lèvent chaque jour

leurs paupières

aux sourires du matin.

Les autres chanteront

la joie de l’éveil

aux brefs mois de l’été.

 

 

 

 

Persiennes closes

errances autochtones.

 

 

5

 

 

Ronronnement de tracteur

au-delà du virage.

On irait plus vite à pied !

Arrêt du monstre

au mitan du chemin.

Du haut de son trône, Frédo

soulève d’un œil rieur

une histoire maligne.

 

 

 

Dans le matin qui plaisante

plaisir de la vieillesse.

 

 

6

 

 

Dans la cohue

merle moqueur

chanteur siffleur

peut-être épris

d’une merlette

vive et fauve

plastronne au sommet

souple de la haie.

 

 

 

Voisin persiffleur

derrière icelle.

 

 

7

 

 

A gauche

derrière le grand pin

le sentier vers la ria.

Le vent sifflote

mon retour.

Le rafiot

de Nicolas

n’est pas là.

 

 

 

Rozen cuisinera

du bar à midi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté(e)

Il se passe toujours quelque chose

rue de l'Aubépine

tu y as même ta cantine !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Belle ambiance dans cette France profonde, évoquée avec le coeur !

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

De charmants tableaux, @Papy Adgio. Mon préféré est le deuxième.

 

Derrière la haie d’ajoncs

 

clairs soleils de janvier

 

sifflent de lentes arias.

 

Des arpèges métalliques

 

frappent le rythme pur

 

le tempo régulier

 

du vent qui sanglote

 

dans les câbles des mâts.

 

 

 

Syncopes musicales

 

dans la mélancolie de l’hiver.

 

Posté(e)

J'aime la ralentie de cette tranche de vie racontée en quelques tableaux, brossés en quelques coups de pinceau. On en sent la chaleur, la paix... Un petit paradis sur terre ?

Posté(e)

Tranches de vie c'est bien joli !

Posté(e)

Chaque ville a sa "rue de l'Aubépine" ; c'est là qu'habitent tous nos amis.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

La respiration du quotidien est sensible au travers de ces tableaux de la rue de l’Aubépine qui fleurent bon l’atmosphère d’un village breton.

Posté(e)

@Papy Adgio

 

Comme disent les amants chez nous au petit matin : aube et pine !

Posté(e)
Le 07/04/2024 à 11:21, Papy Adgio a écrit :

 

 

 

 

 

1

 

 

Ici nulle épine sur l’aube

 

nul accroc aux yeux mi-clos.

 

A peine les volets ouverts

 

le matin soulève

 

sa hâte d’enfler

 

les ailes bruissantes

 

des coqs affairés

 

dans le pré d’en face.

 

 

Patiente activité

 

de début de journée.

2

 

 

 

 

 

Derrière la haie d’ajoncs

 

clairs soleils de janvier

 

sifflent de lentes arias.

 

Des arpèges métalliques

 

frappent le rythme pur

 

le tempo régulier

 

du vent qui sanglote

 

dans les câbles des mâts.

 

 

 

 

 

 

 

 

Syncopes musicales

 

dans la mélancolie de l’hiver.

 

 

 

 

 

3

 

 

Julien passe dans la rue

 

ausculte la cour

 

quête une bavette à tailler.

 

Julien, plusieurs tours du monde

 

dans l’ombre des machines

 

offre deux fois par jour

 

la lueur de son enfance

 

au teckel de son fils.

 

 

 

 

 

Lumière du passé

 

mansuétude solaire.

 

 

 

 

 

4

 

 

 

Rue de l’Aubépine

 

seules cinq façades

 

lèvent chaque jour

 

leurs paupières

 

aux sourires du matin.

 

Les autres chanteront

 

la joie de l’éveil

 

aux brefs mois de l’été.

 

 

 

 

 

 

 

 

Persiennes closes

 

errances autochtones.

 

 

 

5

 

 

 

Ronronnement de tracteur

 

au-delà du virage.

 

On irait plus vite à pied !

 

Arrêt du monstre

 

au mitan du chemin.

 

Du haut de son trône, Frédo

 

soulève d’un œil rieur

 

une histoire maligne.

 

 

 

 

 

Dans le matin qui plaisante

 

plaisir de la vieillesse.

 

 

 

6

 

 

 

Dans la cohue

 

merle moqueur

 

chanteur siffleur

 

peut-être épris

 

d’une merlette

 

vive et fauve

 

plastronne au sommet

 

souple de la haie.

 

 

 

 

 

Voisin persiffleur

 

derrière icelle.

 

 

 

7

 

 

 

A gauche

 

derrière le grand pin

 

le sentier vers la ria.

 

Le vent sifflote

 

mon retour.

 

Le rafiot

 

de Nicolas

 

n’est pas là.

 

 

 

 

 

Rozen cuisinera

 

du bar à midi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vos vers sont comme une caméra, un œil observateur qui sait de quoi il parle, une belle illustration semble-t-il d’une séquence de votre vie !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une rue pittoresque en diable où la poésie vibre à chaque mot!

Posté(e)

Chaque jour le peintre passe devant les collines, la forêt dans un creux, le ciel chargé de nuages, il peint. Le poète ici fait de même avec des mots car les collines bleuissent, la forêt retrouve ses feuilles, le ciel dessinent une baleine, il écrit la vie.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Douce France dont vous n’avez pas oublié le pinceau…

Saurons-nous longtemps en garder les couleurs… Merci @Papy Adgio

 

Posté(e)
  • Auteur

@Diane, petite confidence : une cantine épistolaire nourrit peu, si ce n'est son ego !

Oui @Alba, un petit moment de blues.

@Sophie, c'est pour moi aussi l'écriture du deuxième tableau qui m'a procuré le plus de plaisir.

Tout à fait d'accord @Eau de brume, il y a des rues de l'Aubépine partout où il y a des amis.

@Marc Hiver, j'ai aussi connu un ecclésiastique qui utilisait ta maxime. Evidemment, cela reste entre nous !

Merci @Le Hamster, @Joailes, @Jeep, @Nâau, @Thy Jeanin, @Eobb et @Tarentaise de me confirmer que le projet de peindre un peu de vie qui disparaît a été à peu près atteint.

Posté(e)

Chramantes chroniques d'une rue très poétique. Un plaisir de lecture !

  • 3 mois plus tard...
Posté(e)

Tout un petit monde naît sous votre plume dans cette rue qui a comme un parfum de Trente Glorieuses. Ce passage est mon préféré pour le paysage joliment présenté. 🌟

Le 07/04/2024 à 11:21, Papy Adgio a écrit :

Derrière la haie d’ajoncs

 

clairs soleils de janvier

 

sifflent de lentes arias.

 

Modifié par Bollinger

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