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J'ai si peur des janviers

Featured Replies

Posté(e)

 

 

 

J'ai mis mon masque des soirs de fête

il y a des enfants, des rêves plein la tête

il me faut être gaie pour bien finir l'année,

des agapes et des vins millésimés.

J'ai donné fortune contre bon cœur

il m'en reste encore un peu

et j'ai caché ma peur ,

mis des paillettes sur mes yeux.

Elle est venue l'heure creuse des après rires

des rires sans bonheur sans ton étreinte ;

dans les soucoupes, des petits tas de cire

sont sans vie, bougies froides et éteintes.

J'ai si peur des janviers cruels et glacés

j'ai essayé de garder le décembre

je me souviens avoir tant ri et pleuré

dans notre ancienne chambre ;

dehors, quelqu'un pinçait la lyre

et il pleuvait sur le jardin ivre de teintes

janvier était venu et ton dernier soupir

tellement inattendu, la joie désormais feinte

l'année venait de finir

une autre commençait

c'était l'heure pleine de rires

de rires sans arrière pensée.

Il a plu ce premier jour le ciel était blanc

et j'ai revu le court métrage

d'une autre année, d'un autre temps

où nous courions sur la plage

dans les promesses de l'océan

la mer était morte ainsi que la chandelle

il faisait jour toutes les nuits

je chantais sous mon ombrelle

et l'on s'aimait sous ton parapluie.

J'ai donné mon âme au diable

pour qu'il me rende ces instants

mais il m'a dupée. Sur la table

ne restaient que des taches de sang.

Dans l'allée entre les cyprès,

un nom gravé m'attend

à l'heure creuse ou pleine d'éternité

l'écran reste blanc.

On a tout partagé

je veux mourir comme toi en janvier

mourir de rire sans ton étreinte

dans un jardin ivre de teintes

C'est toujours moi qui t'appelle

et tu ne réponds pas à mes cris

c'est toi qui a l'ombrelle

et moi le parapluie.

Ton nord m'appelle

je suis encore au sud

parfums d'immortelles

et d'immense solitude


 

(joailes ----) 1 er janvier 2024


 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème touchant et empli de nostalgie, la fête est triste...

Posté(e)
  • Administrateur

Du grand @Joailes pour nous faire ressentir aux tripes la solitude et l'ennui de l'autre. Les mots choisis avec soin ne sauraient nous laisser insensibles.

Posté(e)

Une lecture qui ne peut pas laisser insensible le coeur et l'esprit.

La fête juste pour le plaisir parfois de ceux qui y sont invités mais qui, finalement fait revivre en soi le manque de celui ou de celle que le coeur et le corps n'oublieront jamais.

Les rires pour nous étourdir comme un verre de vin ou les bulles grisantes du champagne mais qui laissent un goût amer aussitôt que le silence envahit la pièce, frappe les murs et revient comme l'écho mortel de la solitude.

Une année qui se termine et une nouvelle qui arrive et qui n'effacera pas les douleurs du coeur.

Belle année à toi Joailes @Joailes

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un appel émouvant, si émouvant... , @Joailes. Il résonne delà les mots. 

Vivement Février, chère @Joailes

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Tristes janviers des amours mortes.

Posté(e)

Un écran blanc, pour un nouveau long métrage , de drap, d'amour, de mémoire, sans oubli. 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

L'après fête: c'est alors que commencent les choses sérieuses, c'est-à-dire les choses vaines. Il faut cuver - non le bonheur passé, mais la joie grisante du souvenir fêté.

Mourir en janvier, mais pas le cœur froid et qu'importe l'année!

Paroles qui fusent, comme un épanchement, et cependant cette spontanéité n'empêche qu'elles sont pleines d'esprit et de cœur.

Posté(e)

Je me suis surpris à essuyer une larme d'émotions partagées si bien évoquées 💔

Posté(e)
Il y a 23 heures, Joailes a écrit :

 

 

 

J'ai mis mon masque des soirs de fête

il y a des enfants, des rêves plein la tête

il me faut être gaie pour bien finir l'année,

des agapes et des vins millésimés.

J'ai donné fortune contre bon cœur

il m'en reste encore un peu

et j'ai caché ma peur ,

mis des paillettes sur mes yeux.

Elle est venue l'heure creuse des après rires

des rires sans bonheur sans ton étreinte ;

dans les soucoupes, des petits tas de cire

sont sans vie, bougies froides et éteintes.

J'ai si peur des janviers cruels et glacés

j'ai essayé de garder le décembre

je me souviens avoir tant ri et pleuré

dans notre ancienne chambre ;

dehors, quelqu'un pinçait la lyre

et il pleuvait sur le jardin ivre de teintes

janvier était venu et ton dernier soupir

tellement inattendu, la joie désormais feinte

l'année venait de finir

une autre commençait

c'était l'heure pleine de rires

de rires sans arrière pensée.

Il a plu ce premier jour le ciel était blanc

et j'ai revu le court métrage

d'une autre année, d'un autre temps

où nous courions sur la plage

dans les promesses de l'océan

la mer était morte ainsi que la chandelle

il faisait jour toutes les nuits

je chantais sous mon ombrelle

et l'on s'aimait sous ton parapluie.

J'ai donné mon âme au diable

pour qu'il me rende ces instants

mais il m'a dupée. Sur la table

ne restaient que des taches de sang.

Dans l'allée entre les cyprès,

un nom gravé m'attend

à l'heure creuse ou pleine d'éternité

l'écran reste blanc.

On a tout partagé

je veux mourir comme toi en janvier

mourir de rire sans ton étreinte

dans un jardin ivre de teintes

C'est toujours moi qui t'appelle

et tu ne réponds pas à mes cris

c'est toi qui a l'ombrelle

et moi le parapluie.

Ton nord m'appelle

je suis encore au sud

parfums d'immortelles

et d'immense solitude


 

(joailes ----) 1 er janvier 2024


 

Vos mots portent l’empreinte de votre amour et transportent à leur lecture une émotion qui pulse à chaque ligne Joailes , un cœur qui bat autant qu’il pleure d’avoir su aimer et que je reconnais là avoir envie de consoler au moins pour « l’immense solitude »mais cela est souvent chose vaine …

Posté(e)
Le 01/01/2024 à 23:06, Joailes a écrit :

Ton nord m'appelle

je suis encore au sud

parfums d'immortelles

et d'immense solitude

Comment s'orienter dans ce désordre de sentiments si profonds ? La vie en est toute déboussolée. Un poème émouvant.

Posté(e)

Courage le printemps n'est pas si loin.

Posté(e)

Extrêmement émouvant…

Posté(e)

Ceux qui nous manquent nous manquent encore plus dans ces moments de fête et vous l'exprimez très bien @Joailes

Posté(e)
  • Auteur
Posté(e)
  • Semeur d’échos
Le 02/01/2024 à 07:06, Joailes a écrit :

j'ai revu le court métrage

d'une autre année, d'un autre temps

où nous courions sur la plage

dans les promesses de l'océan

la mer était morte ainsi que la chandelle

il faisait jour toutes les nuits

je chantais sous mon ombrelle

et l'on s'aimait sous ton parapluie

Climax tout en tendresse de votre si touchant chant de vie chère @Joailes… Que janvier et tous les mois de l’année vous soient plein de vraie poésie.

Posté(e)
Le 01/01/2024 à 23:06, Joailes a écrit :

mourir de rire sans ton étreinte

dans un jardin ivre de teintes

 

La perte fait ici de janvier un mois maudit.

Magnifique poème sur l'absence de l'être cher.

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