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Elle c’était la rose

Featured Replies

Posté(e)

Au temps où des jardins, je butinais les fleurs,

Dans l'ombre de ses soeurs, ardentes et provocantes,

La plus douce d'entre-elles, discrète et rassurante,

Gardait dans le silence les secrets de son coeur.

 

Elle, c'était l'amie, la soeur la cousine.

Celle qui d'un sourire me consolait des fleurs

Aux parfums envoutants, aux blessantes épines.

Elle c’était la rose, la grâce la pudeur.

 

Son Aura trop subtile échappait à mes sens

Envoutés des éffluves aux violentes fragrances.

Combien de mes absences alimentaient ses peurs,

Combien de mes errances guérissaient de ses pleurs.

 

Qui, mieux et plus qu'elle ne m'a jamais aimé ?

Par quels flots de larmes ses yeux ai-je noyés ?

Mal cueillie, la fleur, mal s'est épanouie.

Effeuillée par un vent, mauvais, de février.

 

 

 

 

 

 

Modifié par Diane
Orth.

  • Le titre a été modifié en Elle c’était la rose
Posté(e)

"[…] Mais elle était du monde, où les plus belles choses
Ont le pire destin,
Et rose elle a vécu ce que vivent les roses
L'espace d'un matin. […]" (Malherbe)

 

Il y a 7 heures, Zanoni a écrit :

La plus douce d'entre-elles, discrète et rassurante,

Gardait dans le silence les secrets de son cœur.

 

Il y a 7 heures, Zanoni a écrit :

Son Aura trop subtile échappait à mes sens

Envoutés des effluves aux violentes fragrances.

 

Cette rose entre les roses semble la plus rare et la plus belle.

 

Il y a 7 heures, Zanoni a écrit :

Celle qui d'un sourire me consolait des fleurs

 

Son destin est on ne peut plus poétique.

 

"C’est que la voix des mers folles, immense râle,
Brisait ton sein d’enfant, trop humain et trop doux ;
C’est qu’un matin d’avril, un beau cavalier pâle,
Un pauvre fou, s’assit muet à tes genoux !

 

Ciel! Amour! Liberté! Quel rêve, ô pauvre folle !
Tu te fondais à lui comme une neige au feu :
Tes grandes visions étranglaient ta parole
– Et l’infini terrible effara ton œil bleu !" (Rimbaud)

Posté(e)
  • Semeur d’échos

L’inspiration est ancienne, la métrique moderne, l’harmonie présente. Comme les roses, certaines femmes meurent trop tôt et n’ont  jamais été assez aimées.

Modifié par Jeep

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 10 heures, Zanoni a écrit :

Au temps où des jardins, je butinais les fleurs,

Dans l'ombre de ses soeurs, ardentes et provocantes,

La plus douce d'entre-elles, discrète et rassurante,

Gardait dans le silence les secrets de son coeur.

Une plume magnifique pour la plus tendre des fleures.

Merci @Zanoni et joyeux Noël !

Posté(e)
Il y a 11 heures, Zanoni a écrit :

Combien de mes absences alimentaient ses peurs,

Combien de mes errances guérissaient de ses pleurs.

 

Bonjour et merci @Zanoni pour ce poème étrange et fascinant où la femme est fleur et la fleur est femme. Le passage cité

évoque le coté fusionnel de l'amour porté par le narrateur à la femme-fleur choisie.  

Mal cueillie, > l'expression prend un coté tragique mais se pose la question: y a t'il eu faute? de qui? 🌟

Posté(e)

Il n'y a pas d'amour heureux ...!

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Il est juste de rendre hommage aussi à qui nous a aimé, dans une perspective hétérocentrique. Belle prosodie sur le thème classique de la femme-rose, qui fonctionne toujours à merveille.

Posté(e)

Le temps des roses est celui de l'amour.

Posté(e)
  • Auteur

Merci Tarentaise et joyeux Noel à vous aussi.

Posté(e)
  • Auteur

Merci Filae 77 vous posez deux bonnes questions ! Beaucoup de perspicacité dans votre lecture ! Heureux Noêl.

 

Posté(e)
Il y a 11 heures, Filae77 a écrit :

Mal cueillie, > l'expression prend un coté tragique mais se pose la question: y a t'il eu faute? de qui? 

intéressante question, en effet.

@Zanoni Elle était la rose, et vous étiez le chardon ? 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

"Qui, mieux et plus qu'elle ne m'a jamais aimé ?

Par quels flots de larmes ses yeux ai-je noyés ?

Mal cueillie, la fleur, mal s'est épanouie.

Effeuillée par un vent, mauvais, de février."

Des vers émouvants... et si tristes.,  @Zanoni 

Le vers relevé précédemment dit tant et peu à la fois... Il est magistral, sans nul doute.

Posté(e)

Parfois il est préférable de ne cueillir qu'une seule fleur avec délicatesse et pour la vie,  plutôt que d'en ramasser des tas que l'on délaisse très vite.

La soif du nombre assèche parfois le coeur offert d'une autre.

Un poème dans lequel les fragilités mais aussi les maladresses sont tressées avec le fil des regrets.

Posté(e)

Trouver sa rose implique parfois de se promener longtemps dans les jardins.

Posté(e)

Vos vers sont très touchants @Zanoni.


" Il y aura toujours dans mon oeil cependant
une invisible rose de regret
comme quand au-dessus d’un lac
a passé l’ombre d’un oiseau"

(Philippe Jaccottet)

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