Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Mortes saisons

Featured Replies

Posté(e)
  • Administrateur

Derrière les masques baroques, tous ces sourires allongés.

Les beaux visages oubliés se déchirent en béantes cicatrices.

Des ongles sales grattent les lambeaux d’une charité disparate.

Les arbres feuillus se balancent dans le souffle léger de l’été.

 

Glaçante, la cloche du beffroi des enfances perdues sonne.

Dans les veines thrombosées se dépose un spleen adipeux,

Flot d’émotions que frange à peine une légère mélancolie.

Les rayons du soleil dansent entre les traînées nuageuses.

 

Gercés par l’âpre froidure des larmes, les regards se figent.

Les contreforts escarpés du réel exhalent un dernier soupir.

Dans les contrées oniriques, nulle ellipse où se réfugier.

Le ciel de velours éclate d’un bleu azuré absolvant toute nuée.

 

Là où les routes traversent d'éphémères pâturages abandonnés,

De longues torpeurs résignées s’abandonnent dans les silences.

Dans les vergers calcinés flotte encore une lourde odeur de brûlé.

Sur la toile des mortes saisons s’imprime le post-scriptum estival.

Posté(e)

Morbide à souhait comme un tableau de Zdzislaw Beksinski.    

Posté(e)
  • Semeur d’échos

On sent peser à la fois la douceur de souvenirs positifs mais délétères:

Il y a 2 heures, Eathanor a écrit :

Les beaux visages oubliés se déchirent en béantes cicatrices.

 

Il y a 2 heures, Eathanor a écrit :

Glaçante, la cloche du beffroi des enfances perdues sonne.

Mais la réalité d'un azur destructeur s'impose, fruit pourri de la détérioration climatique, à moins que ce ne soit métaphore des ardeurs mortes.

En tous cas, somptueusement triste.

Posté(e)

Vous avez l'humeur bien morose mais c'est vrai que l'actualité ne se prête guère à la joie.

Posté(e)

Un texte qui fait frémir ! Mais l'évocation ne manque pas de puissance.

Posté(e)

Tous les rêves deviennent des illusions.

Tous les visages expriment la souffrance.

Le Spleen s'impose en maître.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des vers assénés avec la poésie intense du désespoir!

Posté(e)

Une fin de monde, calciné, essoufflé, regards perdus. Après peut-être...

Posté(e)
Le 10/12/2023 à 16:59, Eathanor a écrit :

Derrière les masques baroques, tous ces sourires allongés.

Les beaux visages oubliés se déchirent en béantes cicatrices.

Des ongles sales grattent les lambeaux d’une charité disparate.

Les arbres feuillus se balancent dans le souffle léger de l’été.

 

Glaçante, la cloche du beffroi des enfances perdues sonne.

Dans les veines thrombosées se dépose un spleen adipeux,

Flot d’émotions que frange à peine une légère mélancolie.

Les rayons du soleil dansent entre les traînées nuageuses.

 

Gercés par l’âpre froidure des larmes, les regards se figent.

Les contreforts escarpés du réel exhalent un dernier soupir.

Dans les contrées oniriques, nulle ellipse où se réfugier.

Le ciel de velours éclate d’un bleu azuré absolvant toute nuée.

 

Là où les routes traversent d'éphémères pâturages abandonnés,

De longues torpeurs résignées s’abandonnent dans les silences.

Dans les vergers calcinés flotte encore une lourde odeur de brûlé.

Sur la toile des mortes saisons s’imprime le post-scriptum estival.

Mortes saisons écrites sur une toile vivante, le mouvement des saisons qui commencent et se terminent inlassablement et leurs tragiques variations, épreuves à affronter…

Posté(e)

D'une beauté on ne peut plus noire ! 

Posté(e)
Le 10/12/2023 à 16:59, Eathanor a écrit :

Dans les contrées oniriques, nulle ellipse où se réfugier.

Bonjour @Eathanor, merci pour cette poésie sombre et inspirée, Le narrateur (c'est son habitude) règne en souverain 

sur un pays pluvieux ( spleen Baudelairien), dystopique et anxiogène à souhait. Bizarrement 3 vers lumineux se posent 

en contrepoint

- Les arbres feuillus se balancent dans le souffle léger de l’été

- Les rayons du soleil dansent entre les traînées nuageuses.

-Le ciel de velours éclate d’un bleu azuré absolvant toute nuée. (absolution?)

(Ps: l'ellipse étant une figure de style, chacun se fera sa propre idée) 🌟

Posté(e)
Le 10/12/2023 à 16:59, Eathanor a écrit :

Sur la toile des mortes saisons s’imprime le post-scriptum estival.

Très beau vers final pour clore ce poème au spleen lourd, "adipeux" qui pénètre insidieusement par tous les pores du lecteur. 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

J'aime beaucoup le titre, mortes saisons et cette peinture en touches successives; 

"Le ciel de velours éclate d’un bleu azuré absolvant toute nuée", j'aime particulièrement ce vers.

 

Posté(e)

Merci @Eathanor, j'aime ces ambiances sombres qui savent tresser les émotions entre elles et qui laissent au lecteur la possibilité d'orienter son esprit d'un côté ou de l'autre du fil de son imaginaire.

Comme @Sophie j'aime le titre qui est déjà un condensé d'émotion.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème qui laisse entrevoir quelques vers clignotants d'espérance. Serait-ce pour attirer plus encore au pays de la mort.

Le rythme lancinant de ces longs vers entraîne irrésistiblement vers la chute @Eathanor.

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.