Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Dans les bras de mon répit

Featured Replies

Posté(e)

 

 

Entre les toits gris

les montagnes sombrent

et les mélèzes comme des ombres

jouent avec les lampyres

dans le parfum du bois

les ruelles de pierre

encerclent de leurs bras

les fumées bleutées

 

ici,  ma tête s'apaise, oublie les délires

d'en bas aux sons lancinants

 

les clochers hautains

tardent à dire les heures

et quelque part un chien aboie

pour rompre le silence

il n'est plus nul endroit

qui puisse être un rival

ni la musique d'un bonheur oublié

ni la lumière d'un soir d'été

 

l'automne toute puissante

règne et saigne de toutes ses veines

dans les arbousiers

tel l'oiseau rentré au nid

je respire et j'oublie

le soleil jaune artificiel

des réverbères

 

   Enfin Vénus retrouve son écrin

et sa planète jumelle

j'oublie Mercure,

le chagrin qui dure,

la bise sur les alpages

et dans l'odeur du soir qui tombe,

le berger chantonne sa planète

son refrain éclaire les combes

Dieu n'est plus très loin

et  partout à la fois

et il a tant de noms

 

Il n'appartient qu'à moi, ce soir,

entre les toits gris

les montagnes sombrent

et les mélèzes comme des ombres

jouent avec les lampyres.

 

En bas, c'est bien pire.

 

La ville est sous anxiolytique

et la musique n'adoucit plus les mœurs

seuls, quelques nostalgiques

prennent de la hauteur.  

 

 

(joailes ----) 26 novembre 2023

Modifié par Joailes

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 10 heures, Joailes a écrit :

ici,  ma tête s'apaise, oublie les délires

d'en bas aux sons lancinants

Vous faites partie de ceux qui prennent de la hauteur dans la poésie et la nature, loin des angoisses du monde moderne. C’est très beau.

Posté(e)
Il y a 11 heures, Joailes a écrit :

La ville est sous anxiolytique

et la musique n'adoucit plus les mœurs

seuls, quelques nostalgiques

prennent de la hauteur.  

Je ne peux qu'être d'accord avec vous !🙂

Posté(e)
Il y a 12 heures, Joailes a écrit :

Entre les toits gris

les montagnes sombrent

et les mélèzes comme des ombres

jouent avec les lampyres

dans le parfum du bois

les ruelles de pierre

encerclent de leurs bras

les fumées bleutées

Poésie d'une grande justesse, la strophe citée me rappelle l'atmosphère des vallées reculées au fin fond du Queyras, Aiguilles, Arvieux, Ceillac...La montagne, seule souveraine, semble materner les émois intérieurs, grâce à son rythme, ses parfums, ses couleurs, son chant. Cette rusticité alpestre hors du temps, son silence si bienfaisant, nappent les âmes et cautérisent les plaies loin du monde d'en bas en perte de repères et inexorablement la dérive.

Bravo Joailes.

Posté(e)

Il me semble que l'automne coule jusque dans tes veines , Joailles , pour le meilleur comme pour le pire. Le meilleur c'est ta poésie , qui , elle , adoucit les moeurs.

Posté(e)
  • Administrateur

Que les bras de ton répit sont attirants. Une poésie toute en finesse, oscillant entre spleen et idéal. Très baudelairien l'air de rien 🙂 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le propos est tendu, entre un lieu privilégié qui est tien et que l'on sent fragile, et le monde insoutenable. Je suis d'accord avec Eathanor: il y a quelque chose de baudelairien, quelque chose qui prend de la hauteur. 💫

Posté(e)

Entre ombres et lumières charmant poème.

Posté(e)

Ça fait du bien, on respire...

Un peu d'air frais sur les hauteurs boisées.

Loin de la ville sous anxiolytique.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

La montagne ne laisse pas indifférent, avec quelle délicatesse vous nous la faites sentir chère @Joailes

Le 27/11/2023 à 04:42, Joailes a écrit :

Dieu n'est plus très loin

et  partout à la fois

et il a tant de noms

 

Il n'appartient qu'à moi, ce soir,

entre les toits gris

les montagnes sombrent

et les mélèzes comme des ombres

jouent avec les lampyres.

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un très touchant poème vibrant de tes ressentis et de ta sensibilité !

 

Posté(e)
Le 26/11/2023 à 20:42, Joailes a écrit :

La ville est sous anxiolytique

et la musique n'adoucit plus les mœurs

seuls, quelques nostalgiques

prennent de la hauteur.  

Des vers comme suspendus. O spleen, suspends ton vol...

Posté(e)
  • Semeur d’échos

J'aime infiniment le titre, @Joailes. Une belle respiration...assurément. Je suis sans mots. 💫

Posté(e)

Ce texte est très beau, d’une très grande poésie et dégage beaucoup d émotion , toute en retenue. Comme toujours…

 

Posté(e)
  • Auteur

Merci infiniment pour vos commentaires de lecteurs fidèles et attentifs ! 💖

@Jeep @Paginas @Frédéric Cogno @Eau de brume @Eathanor @Thy Jeanin @Illiz @Sertorius @Tarentaise @Alba @Danivan @Sophie et @Diane 

Posté(e)

Un joli chemin que ceux de vos mots qui nous emportent dans l'émotion du début à la fin et quel final, tellement vrai, tellement fort, tellement sensé que je ne peux que vous écrire "bravo" chère @Joailes

J'aime votre vision de ce monde, de votre monde.

Posté(e)
  • Auteur

Merci beaucoup chère @Patricia c'est gentil de le dire ! 

Posté(e)

Merci de rester là-haut et de nous bercer de tes rêveries poétiques. 

En bas, et près des villes, il faut se trouver un petit bout de verdure tranquille, propice à la méditation.

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.