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Matières

Featured Replies

Posté(e)

Matières

 

Beaucoup de matières
Et une grise
Des lumières
Apprises
De frontières
Prises
De prières
Multi-prises
De poussière
Hantise
De paix de guerres 
Insoumises 
D'ouvrières
Soumises 
De cannettes de bière
Acquises 
Propriétaires
Mal acquises 
De cimetières 
Dans la banquise 
Prolétaires
Autour de Pise
Et voyant leurs frères 
Ils balisent 
Nouvelle frontière 
De valises 
De leur calvaire 
Ambiance délétère 
C'est la crise 
Ils vocifèrent
En enfer 
Se font la bise 
Depuis naguère 
Ils politisent
La terre entière 
En gris poétise
L'univers l'eau l'air 
Sous notre emprise
La mer ma mère 
La bise. 


 

Posté(e)
  • Administrateur

Il y a matière à dire bien des choses ici.

Du @Christian Bello pur jus qui se laisse siroter sans mal.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Finalement j’ai tenté une greffe sur vos matières:

Beaucoup de matières la blanche la noire
Et une grise surtout qui détient le savoir
Des lumières qui apportent à toutes les choses 
Apprises cette compréhension pour ne pas connaître 
De frontières ni surtout tolérer les portes closes
Prises pour des obstacles et des murs 
De prières alors qu’il faut ouvrir les fenêtres
Multi-prises aux sentiments vers les autres aux cœurs purs
De poussière et de haine délivrées dans la 
Hantise de devoir partir dans un au-delà 
De paix de guerres interminables et cruelles les femmes 
Insoumises au destin au malheur et au drame 
D'ouvrières qui deviennent des victimes 
Soumises à la loi de l’alcool des bataillons 
De cannettes de bière qui gisent sur le sol sans avoir été 
Acquises par les soldats ivres des tueries de l’été 
Propriétaires de leurs vies et conscients des pensions 
Mal acquises à la hauteur de l’atrocité de leurs crimes 
De cimetières remplis par leur acharnement 
Dans la banquise de leurs cœurs sans discernement 
Prolétaires de tous les pays d’horreur indistinctement 
Autour de Pise qui sont maintenant réunis 
Et voyant leurs frères tout aussi démunis
Ils balisent cependant et se dirigent vers cette
Nouvelle frontière avec ses risques dans leur quête 
De valises pleines de la mémoire inquiète
De leur calvaire et l’on devine trop une 
Ambiance délétère dans leur marche forcée sous la lune
C'est la crise annoncée aux tueurs de l’enfance
Ils vocifèrent ensemble et crient leur indifférence
En enfer où leur pas les conduisent Des anges affreux 
Se font la bise avec des rictus 
Depuis naguère quand ils n’en pouvaient plus
Ils politisent en s’imaginant être heureux 
La terre entière les voue aux ténèbres sulfureux 
En gris poétisent-ils car ils n’ont cure de la damnation
L'univers l'eau l'air les miasmes des camps de concentration resteront 
Sous notre emprise disent-ils car ils renient tout
La mer ma mère et dans ce grand fourre-tout 
La bise qui souffle et qui rend fou.


 

Modifié par Jeep

Posté(e)
Il y a 11 heures, Christian Bello a écrit :

Matières

 

Beaucoup de matières
Et une grise
Des lumières
Apprises
De frontières
Prises
De prières
Multi-prises
De poussière
Hantise
De paix de guerres 
Insoumises 
D'ouvrières
Soumises 
De cannettes de bière
Acquises 
Propriétaires
Mal acquises 
De cimetières 
Dans la banquise 
Prolétaires
Autour de Pise
Et voyant leurs frères 
Ils balisent 
Nouvelle frontière 
De valises 
De leur calvaire 
Ambiance délétère 
C'est la crise 
Ils vocifèrent
En enfer 
Se font la bise 
Depuis naguère 
Ils politisent
La terre entière 
En gris poétise
L'univers l'eau l'air 
Sous notre emprise
La mer ma mère 
La bise. 


 

J’ai lu un défilé qu’il m’a plu de parcourir autant dans la forme que le fond ! Oui «  la terre entière en gris poétise » très beau  l’univers de notre monde et l’humanité sur ce même fil de bobine de mots que vous déroulez avec talent !

il y a 41 minutes, Jeep a écrit :

Finalement j’ai tenté une greffe sur vos matières:

Beaucoup de matières la blanche la noire
Et une grise surtout qui détient le savoir
Des lumières qui apportent à toutes les choses 
Apprises cette compréhension pour ne pas connaître 
De frontières ni surtout tolérer les portes closes
Prises pour des obstacles et des murs 
De prières alors qu’i faut ouvrir les fenêtres
Multi-prises aux sentiments vers les autres aux cœurs purs
De poussière et de haine délivrées dans la 
Hantise de revoir partir dans un au-delà 
De paix de guerres interminables et cruelles les femmes 
Insoumises au destin au malheur et au drame 
D'ouvrières qui deviennent des victimes 
Soumises à la loi de l’alcool des bataillons 
De cannettes de bière qui gisent sur le sol sans avoir été 
Acquises par les soldats ivres des tueries de l’été 
Propriétaires de leurs vies et conscients des pensions 
Mal acquises à la hauteur de l’atrocité de leurs crimes 
De cimetières remplis par leur acharnement 
Dans la banquise de leurs cœurs sans discernement 
Prolétaires de tous les pays d’horreur indistinctement 
Autour de Pise qui sont maintenant réunis 
Et voyant leurs frères tout aussi démunis
Ils balisent cependant et se dirigent vers cette
Nouvelle frontière avec ses risques dans leur quête 
De valises pleines de la mémoire inquiète
De leur calvaire et l’on devine trop une 
Ambiance délétère dans leur marche forcée sous la lune
C'est la crise annoncée aux tueurs de l’enfance
Ils vocifèrent ensemble et crient leur indifférence
En enfer où leur pas les conduisent Des anges affreux 
Se font la bise avec des rictus 
Depuis naguère quand ils n’en pouvaient plus
Ils politisent en s’imaginant être heureux 
La terre entière les voue aux ténèbres sulfureux 
En gris poétisent-ils car ils n’ont cure de la damnation
L'univers l'eau l'air les miasmes des camps de concentration resteront 
Sous notre emprise disent-ils car ils renient tout
La mer ma mère et dans ce grand fourre-tout 
La bise qui souffle et qui rend fou.


 

Et bien qu’elle inspiration ! 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Et le poème devient polyphonique, ce qui le rend deux fois plus efficace!

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un écrit très original, intéressant et empli de trouvailles !

 

Posté(e)

J'aime bien la matière de @Christian Bello, fût-elle grise. 

Posté(e)

@Christian Bello

 

Quand l'énumération se transcende en poésie. Au top !

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