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La complainte des coeurs purs

Featured Replies

Posté(e)

 

Ils ont le saint drone, dit-on, des pauvres types,

Hauts perchés et rêveurs, candides, solitaires,

Amoureux maladroits d’une simple tulipe,

Reprisant du regard quelque azur de Cythère,

 L’ourlet de leur pénombre en font des braves types.

 

Toujours mal fagotés de sentiments trop pleutres,

Ils semblent s’exiler, ténébristes du groupe,

Vers un rai de lumière habillé d’un vieux feutre,

Tapi là, quelque part, sous le fiel et l’étoupe

De nos noires pensées mais dans le fond si pleutres !

 

Ils ont jeté très tôt leur altière tétine,

Cet égo sirupeux qui écœurait leur âme,

Dans la vasque des mœurs où sombraient nos latrines,

Apprenant à mourir, à câliner les gammes

D’un printemps nouveau-né plus clavier que tétine.

 

Nul n’aura su jauger leur degré d’innocence,

Ils sourient à l’oiseau malgré les hécatombes,

S’enferment dans des pleurs pour peindre le silence,

 Iront tendre les mains aux endeuillés sans tombes,

Aux enfants des gravats qui n’ont plus d’innocence.

 

Ils sont humains, je crois, c’est sûr d’un autre type…

 

Posté(e)

Magnifique! Ces pauvres types qui sourient à l'oiseau malgré les hécatombes. C'est sûr, ils sont humains d'un autre type... Mais il en reste...

 

 

Posté(e)
  • Administrateur

Si toutes les complaintes pouvaient avoir la tenue de la vôtre, il nous en faudrait chaque jour.

Posté(e)

Mon cher Frédéric tu n'as pas perdu la main, c'est un très beau poème dont chaque mot s'apprécie à sa juste valeur. 

Posté(e)

Ils son humains, tout simplement ceux qui tendent leurs mains aux endeuillés sans tombes et aux enfants des gravats qui n'ont plus d'innocence.  etc...

Une belle poésie .

 

Posté(e)
Il y a 20 heures, Frédéric Cogno a écrit :

 

Ils ont le saint drone, dit-on, des pauvres types,

Hauts perchés et rêveurs, candides, solitaires,

Amoureux maladroits d’une simple tulipe,

Reprisant du regard quelque azur de Cythère,

 L’ourlet de leur pénombre en font des braves types.

 

Toujours mal fagotés de sentiments trop pleutres,

Ils semblent s’exiler, ténébristes du groupe,

Vers un rai de lumière habillé d’un vieux feutre,

Tapi là, quelque part, sous le fiel et l’étoupe

De nos noires pensées mais dans le fond si pleutres !

 

Ils ont jeté très tôt leur altière tétine,

Cet égo sirupeux qui écœurait leur âme,

Dans la vasque des mœurs où sombraient nos latrines,

Apprenant à mourir, à câliner les gammes

D’un printemps nouveau-né plus clavier que tétine.

 

Nul n’aura su jauger leur degré d’innocence,

Ils sourient à l’oiseau malgré les hécatombes,

S’enferment dans des pleurs pour peindre le silence,

 Iront tendre les mains aux endeuillés sans tombes,

Aux enfants des gravats qui n’ont plus d’innocence.

 

Ils sont humains, je crois, c’est sûr d’un autre type…

 

« Ils sont » , au fil de cet émouvant et pertinent hommage, les mots qui débordent de votre cœur, un cœur « je crois, d’un autre type »😉

Posté(e)
Il y a 20 heures, Frédéric Cogno a écrit :

 

Ils ont le saint drone, dit-on, des pauvres types,

Hauts perchés et rêveurs, candides, solitaires,

Amoureux maladroits d’une simple tulipe,

Reprisant du regard quelque azur de Cythère,

 L’ourlet de leur pénombre en font des braves types.

 

Toujours mal fagotés de sentiments trop pleutres,

Ils semblent s’exiler, ténébristes du groupe,

Vers un rai de lumière habillé d’un vieux feutre,

Tapi là, quelque part, sous le fiel et l’étoupe

De nos noires pensées mais dans le fond si pleutres !

 

Ils ont jeté très tôt leur altière tétine,

Cet égo sirupeux qui écœurait leur âme,

Dans la vasque des mœurs où sombraient nos latrines,

Apprenant à mourir, à câliner les gammes

D’un printemps nouveau-né plus clavier que tétine.

 

Nul n’aura su jauger leur degré d’innocence,

Ils sourient à l’oiseau malgré les hécatombes,

S’enferment dans des pleurs pour peindre le silence,

 Iront tendre les mains aux endeuillés sans tombes,

Aux enfants des gravats qui n’ont plus d’innocence.

 

Ils sont humains, je crois, c’est sûr d’un autre type…

 

Et j’ajoute « Ils ont jeté très tôt leur altière tétine,

Cet égo sirupeux qui écœurait leur âme, » j’aime vraiment et particulièrement  ! Merci ☺️ 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Aux cœurs purs, vous ouvrez la porte @Frédéric Cogno !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Oui, un beau poème qui donne envie d’être un pauvre type, avec tout ce que ça suppose d’humilité et d’humanité.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le verbe est à la hauteur de ces gueux magnifiques que méprise l'immensité des ratés de l'espèce homo. Grandiose! Merci Frédéric. 💫

Posté(e)

Un très beau poème, @Frédéric Cogno avec comme je l'ai toujours dit, beaucoup d'authenticité. C'est ce qui en fait sa force, car chaque mot a son pesant d'or. 💫

Posté(e)
Le 06/11/2023 à 12:35, Frédéric Cogno a écrit :

Nul n’aura su jauger leur degré d’innocence,

Ils sourient à l’oiseau malgré les hécatombes,

S’enferment dans des pleurs pour peindre le silence,

 Iront tendre les mains aux endeuillés sans tombes,

Aux enfants des gravats qui n’ont plus d’innocence.

 

Ils sont humains, je crois, c’est sûr d’un autre type…

 

"Heureux les simples d'esprit, car le royaume des cieux est à eux !

.......

Heureux les cœurs purs car ils verront Dieu !"     (Matthieu 5)

 

Cette très belle et très émouvante complainte dédiée au cœurs purs me fait penser aux béatitudes et à Saint François d'Assise, le Povorello, ami de Dieu et de sa création.

 

Un hymne de haut vol poétique aux humbles, aux écorchés vifs, aux perdants magnifiques, aux délaissés du consumérisme, aux victimes innocentes de la folie humaine....

 

Posté(e)
Le 06/11/2023 à 12:35, Frédéric Cogno a écrit :

Ils sont humains, je crois, c’est sûr d’un autre type…

Des chics types,quoi ! Un poème magnifique !

Posté(e)

Un évangile apocryphe selon Saint Frédéric ! Au top !

Posté(e)

Peut-être que, finalement, au regard des autres nous sommes tous d'un autre type!

Merci @Frédéric Cogno pour ce poème hurlant des vérités qui sont comme des reflets dans un miroir.

Posté(e)

Philosopher, c'est apprendre à mourir.

Ne pas s'identifier à l'égo, au personnage, au faux-self.

Faire taire le mental, retrouver son moi profond et contempler.

 

Ce ne sont pas des humains d'un autre type.

Ils ont simplement trouvé l'éveil.

Nous en sommes tous capables.

Sans exception.

  • 3 mois plus tard...
Posté(e)

Superbe "Complainte" qui se termine dans une humanité de chair et de sang, avec des sentiments doux comme une feuille de printemps. Très beau texte. 💫

 

Pourtant je retiens ce début qui pose un décor à la Chaplin et dont, me semble-t-il, découle toute la suite (suite comme une musique, ce qui va bien avec le titre).

Le 06/11/2023 à 12:35, Frédéric Cogno a écrit :

Hauts perchés et rêveurs, candides, solitaires,

Amoureux maladroits d’une simple tulipe,

 

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