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Ligne L

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Je m’étais arrêté un soir à Courbevoie

Sous un ciel de chagrin et de lune en lambeaux.

Pour trouver mon chemin, j’avais longé la voie

Jusqu’à de grands buildings qui semblaient des tombeaux.

 

Je me suis ressaisi à Bécon-les-bruyères,

Où jamais, oh! grand Dieu, je n’avais mis les pieds.

C’était le pire endroit pour de grands cimetières 

Dans une nuit propice aux vertiges entiers.

 

La vie est trop liée aux parcours improbables,

Pour d’obscures raisons et des motifs instables

Qui conduisent un jour à de nouveaux regrets;

 

Et je suis reparti en me sentant coupable

D’avoir interrompu le cours inexorable 

Du trajet dans le train jusqu’aux prochains arrêts.

 

 

Modifié par Jeep

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Superbe sonnet, @Jeep ! J'aime la lettre L et pour cause... 🙂

  "Sous un ciel de chagrin et de lune en lambeaux", J'aime beaucoup ce vers qui plante le décor...

Ce train symbolise la vie. Les tercets disent tant... 

De profondes réflexions émaillent votre sonnet, @Jeep💫

Posté(e)

@Jeep

 

Tu aurais pu poursuivre jusqu'à Nanterre-Université ! Et hop !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Beau voyage du poète en ce décor sans poésie !

Posté(e)

La vie du quotidien ne retient pas la mémoire de la même façon que celle qui sort de la ligne.

Posté(e)
  • Administrateur

Les transports en commun parisien n'incitent jamais à une exaltation...

Posté(e)

Je connais ce parcours pour l'avoir fréquenté dans les années 70.

Cà me rappelle un peu ma jeunesse.

Posté(e)
Il y a 8 heures, Jeep a écrit :

Je m’étais arrêté un soir à Courbevoie

Sous un ciel de chagrin et de lune en lambeaux.

Pour trouver mon chemin, j’avais longé la voie

Jusqu’à de grands buildings qui semblaient des tombeaux.

 

Je me suis ressaisi à Bécon-les-bruyères,

Où jamais, oh! grand Dieu, je n’avais mis les pieds.

C’était le pire endroit pour de grands cimetières 

Dans une nuit propice aux vertiges entiers.

 

La vie est trop liée aux parcours improbables,

Pour d’obscures raisons et des motifs instables

Qui conduisent un jour à de nouveaux regrets;

 

Et je suis reparti en me sentant coupable

D’avoir interrompu le cours inexorable 

Du trajet dans le train jusqu’aux prochains arrêts.

 

 

Un beau sonnet et plein de vérités 😉

Posté(e)

Je suis une indécrottable admiratrice du sonnet.

C'est, pour moi, l'équivalent du Haïku japonais.

@Jeep Vous excellez dans ce domaine.

Merci et puis... ben...merci.

 

 

Posté(e)

Un très beau sonnet. Je rejoins Iloa, vous excellez dans ce domaine.

Posté(e)
Il y a 20 heures, Jeep a écrit :

La vie est trop liée aux parcours improbables,

Qu'advient-il à ceux qui ont manqué leur train?

Exquise lecture.

Posté(e)

La voie est courbe et parfois fourbe ... Y avait-il de la bruyère, au moins ? 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Voyage en gaste terre, qui nous vaut nonobstant, un savoureux sonnet!

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Bécon-les-Bruyères (Emmanuel Bove) ... Votre sonnet m'a rappelé ce récit, mais c'était avant la ligne !

Mais il me semble retrouver le décor.

Posté(e)
Le 05/11/2023 à 14:16, Jeep a écrit :

Je m’étais arrêté un soir à Courbevoie

Sous un ciel de chagrin et de lune en lambeaux.

Pour trouver mon chemin, j’avais longé la voie

Jusqu’à de grands buildings qui semblaient des tombeaux.

Bonjour Jean-Paul @Jeep, comme est empreint toute ta série 'Sonnets ferroviaires'

je retrouve l'état d'esprit d'un narrateur affrontant les vicissitudes qu'imposent parfois

les trajets en train, dont il ne saurait être comptable; et qu'il affronte sans panique aucune

et avec une philosophie non dénuée d'un certain détachement.. parfois teinté d'ironie.    🌟

Modifié par Filae77

Posté(e)

que la poésie est belle lorsque le fond et la forme sont cet ensemble qui ravit autant l'oeil que l'esprit.

Merci pour cette ligne L que j'aime suivre accrochée au wagon de votre sonnet.

Merci @Jeep

Posté(e)

Voilà un sonnet qui m'a transporté !!

Posté(e)

Cette lune en lambeaux...

Un sonnet impeccable dans une atmosphère urbaine pourtant difficile à poétiser.

  • 3 mois plus tard...
Posté(e)

Le quotidien de l'urbain qui permet au poète de réfléchir à l'existence et son essence. Un sonnet maîtrisé de main de maître, comme toujours, avec une espèce de clin d'œil que j'ai cru apercevoir pour Monsieur Lapointe notamment par les vers 1 et 5  💫 

 

Oui, j'ai beaucoup d'imagination...

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