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Horla

Featured Replies

Posté(e)

 

 

 

 

Pétrifié dans la chambre à chercher le Horla

Le corps alourdi d’un songe trouble et amer

J’essaie de taire les épaisses paupières

Une flamme s’élève en seule lumière

Le voile se déchire et s’en va

 

Le coeur voûté, courbé à enlacer la terre

J’invoque l’esprit d’une âme guerrière

Cherchant des bras amis pour me chérir

Fuyant la nuit qui ne dort pas

 

Apeuré dans le noir à battre le Horla

La musique naît d’un battement de doigt

L’attente est un son qui ne trompe pas

La flamme timide me fait songer à toi

 

La rage au repos il ne reste qu’une bête

De muscles et de peau, où trône une tête

L’ombre est un loup qui rugit en silence

De gouffre et de crocs en folle cadence

 

L’invisible épouvante née des nocturnes

Sur le piano dénotent des aigus

La partition s’étouffe sous la plume

 

Le Horla

M’est enfin apparu

 

 

*

 

 

 

 

Posté(e)

Magnifique texte que j'admire et que je bénis d'être !

Votre inspiration est divine !

Et votre texte l'est tout autant.

Bravo, bravo, bravo !

🙂

 

 

 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

"L’attente est un son qui ne trompe pas", je n'ai pas pu m'empêcher de relever ce vers, @Ambre de votre beau poème où la musique fait corps avec vos mots. 

Posté(e)

Après la lecture de votre poème, la suite pour violoncelle de Bach devient quelque peu inquiétante.

Et les nocturnes au piano suscitent tout à coup l'angoisse et l'épouvante.

La figure du Horla est aussi fantastique que mystérieuse.

Cela convient parfaitement à la Toussaint.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

La folie, personnifiée par l’apparition du Horla de la nouvelle de Maupassant, vient ici à la rencontre des nocturnes de Chopin et d’une suite pour violoncelle de Bach pour susciter l’épouvante. C’est parfaitement réussi.

Posté(e)
Il y a 14 heures, Ambre a écrit :

 

 

 

 

Pétrifié dans la chambre à chercher le Horla

Le corps alourdit d’un songe trouble et amer

J’essaie de taire les épaisses paupières

Une flamme s’élève en seule lumière

Le voile se déchire et s’en va

 

Le coeur voûté, courbé à enlacer la terre

J’invoque l’esprit d’une âme guerrière

Cherchant des bras amis pour me chérir

Fuyant la nuit qui ne dort pas

 

Apeuré dans le noir à battre le Horla

La musique naît d’un battement de doigt

L’attente est un son qui ne trompe pas

La flamme timide me fait songer à toi

 

La rage au repos il ne reste qu’une bête

De muscles et de peau, où trône une tête

L’ombre est un loup qui rugit en silence

De gouffre et de crocs en folle cadence

 

L’invisible épouvante née des nocturnes

Sur le piano dénotent des aigus

La partition s’étouffe sous la plume

 

Le Horla

M’est enfin apparu

 

 

*

 

 

 

 

Quel poème ! Les mots sont là pour nous plonger dans votre ambiance, au cœur des notes de votre saisissement ! 

Posté(e)
  • Administrateur

Le célèbre Horla de Maupassant m'a laissé un souvenir impérissable. Ce texte figure parmi mes premières rencontres fortes avec le fantastique. Aussi est-il assez naturel que votre poème, avec ses images puissantes, sache me séduire sans mal.

Posté(e)

@Ambre

 

Tiens ! je vais relire la nouvelle. Et hop !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

La musique comme monde intermédiaire, une belle idée. Ces vers, outre de superbes métaphores, s'appuient sur des hypallages qui permettent la terrible rencontre.

 

 

Modifié par Thy Jeanin

Posté(e)
  • Auteur
Le 01/11/2023 à 19:36, Iloa a écrit :

Magnifique texte que j'admire et que je bénis d'être !

Votre inspiration est divine !

Et votre texte l'est tout autant.

Bravo, bravo, bravo !

🙂

 

 

 

 

Merci beaucoup pour ces beaux mots Iloa 🙏

 

 

 

Il y a 23 heures, Bruant a écrit :

Brrr ! Voilà qui me rappelle les frissons éprouvés à la lecture de cette nouvelle de Maupassant, au collège. La découverte de la littérature fantastique par l'une de ses oeuvres les plus remarquables.

Ce menuet de Bach vous inpira-t-il réellement ce cauchemar ? Bach se montre plus propice, généralement, à convoquer de divines ou angéliques apparitions... Quoiqu'il en soit, votre verve tourmentée est de très belle mouture. Bravo !

J'avais adoré le Horla, comme beaucoup de nouvelles de Maupassant d'ailleurs...
Bach n'a pas participé à l'inspiration, mais j'aime particulièrement ses oeuvres que je trouve tout simplement magnifiques. Une envie de fusionner les deux.
Merci pour ce retour!

 

 

 

Il y a 23 heures, Sophie a écrit :

"L’attente est un son qui ne trompe pas", je n'ai pas pu m'empêcher de relever ce vers, @Ambre de votre beau poème où la musique fait corps avec vos mots. 

Merci Sophie, pour votre lecture et pour extraire ce vers qui de fait prend une autre sonorité. 💌

 

 

 

Il y a 10 heures, Nâau a écrit :

Quel poème ! Les mots sont là pour nous plonger dans votre ambiance, au cœur des notes de votre saisissement ! 

Et quel commentaire! Merci beaucoup!🙏

 

 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Le 02/11/2023 à 03:02, Ambre a écrit :

L’invisible épouvante née des nocturnes

Sur le piano dénotent des aigus

La partition s’étouffe sous la plume

La musique a tous les pouvoirs et votre poésie fait surgir ces pouvoirs. Merci @Ambre

Posté(e)
  • Auteur
il y a 18 minutes, Tarentaise a écrit :

La musique a tous les pouvoirs et votre poésie fait surgir ces pouvoirs. Merci @Ambre

Merci à vous pour ce touchant et émouvant retour Tarentaise...

Posté(e)

Très beau poème rempli d'émotion.

Posté(e)
  • Auteur
Il y a 22 heures, Illiz a écrit :

Très beau poème rempli d'émotion.

Merci beaucoup Illiz 🙏

  • 3 mois plus tard...
Posté(e)

Belle osmose entre le poème et sa référence. Vos vers ont une folie qui renvoie aux visions du narrateur de Maupassant et vous parvenez à déployer des étincelles de visions incertaines par un texte qui vole sur le lexique pour le malmener avec beaucoup de réussite. Vos strophes agrippent tous les sens à la fois et notre perception se fourvoie quand elle attend un sens et qu'un autre lui est suggéré, comme dans ce tercet où vous jouez habilement du mot "nocturnes"  🌟

 

Le 01/11/2023 à 19:02, Ambre a écrit :

L’invisible épouvante née des nocturnes

Sur le piano dénotent des aigus

La partition s’étouffe sous la plume

 

Posté(e)
  • Auteur
Il y a 5 heures, Bollinger a écrit :

Belle osmose entre le poème et sa référence. Vos vers ont une folie qui renvoie aux visions du narrateur de Maupassant et vous parvenez à déployer des étincelles de visions incertaines par un texte qui vole sur le lexique pour le malmener avec beaucoup de réussite. Vos strophes agrippent tous les sens à la fois et notre perception se fourvoie quand elle attend un sens et qu'un autre lui est suggéré, comme dans ce tercet où vous jouez habilement du mot "nocturnes"  🌟

 

 

Merci beaucoup pour ce retour qui offre en plus une très jolie lecture au poème que je redécouvre, encore, grâce à vos mots.. 🙏

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