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Samuel Paty et ses ombres

Featured Replies

Posté(e)

 

 

Dans le cahier d'écriture

s'était cachée une double page 

encore ouverte à toutes les encres

entre le 9 et le 14 octobre

 

Pressentiment des mots 

qui savaient devoir être écrits en date du 13

avec effet rétroactif 

pour les morts à pleurer

 

Le poing levé je les honore

brandissant n'importe quel numéro de Charlie

pour dénoncer la barbarie

de ces ensorcelés à la drogue 

du lavage de cervelle

qui détruit dans les âmes

le souffle vital de la réflexion

 

Tout assassinat du savoir et de la liberté

se mue en suicide 

 

Qu'il soit ou non encore de ce monde

il est mort depuis bien longtemps

celui qui a tenu l'arme

et porté les coups fatals

 

J'exècre ces petits qui pénètrent ces faibles 

 

J'abhorre ceux qui se laissent emplir

d'une si implacable haine

qu'elle érige la barbarie un cran même au-dessus

de la plus évidente humanité

 

Honte à ceux-là qui appellent

 

Honte à ceux-ci qui répondent

et tuent 

soi-disant pour un dieu humilié

aveuglé par les lumières du savoir et de la connaissance

des Hommes

 

Un espace dans mon cahier

a permis qu'entre deux poèmes

je puisse planter des mots

à fleurir la mémoire 

des innocents passeurs de vie

 

 

 

 

Modifié par Bollinger

Posté(e)
il y a 22 minutes, Bollinger a écrit :

Honte à ceux-là qui appellent

 

Honte à ceux-ci qui répondent

et tuent 


oui , oui..cher Bollinger.
Hélas aucun de ceux là n’a honte .

Ils ne savent même pas ce que c’est.

Le fanatisme porté à son paroxysme annihile tout sentiment humain,

il n’y a plus rien à faire pour eux.

 

Portons notre espérance sur les transmetteurs de vie et de savoir, seuls 

capables encore de remédier à l obscurantisme, même si malheureusement 

il doit y avoir quelques martyrs au passage….

 

Posté(e)

Bravo pour ce cri de l'Homme !

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 2 heures, Bollinger a écrit :

Qu'il soit ou non encore de ce monde

il est mort depuis bien longtemps

celui qui a tenu l'arme

et porté les coups fatals

Très juste. Quelque chose comme un zombie.

Posté(e)
Il y a 5 heures, Bollinger a écrit :

Tout assassinat du savoir et de la liberté

se mue en suicide

 

Dans le même esprit, Erostrate, afin de devenir célèbre, incendia le Temple d'Artémis à Éphèse, l'une des Sept Merveilles du monde antique, au IVe siècle av. J.-C..

 

Ça me rappelle Hugo...

 

Tu viens d’incendier la Bibliothèque ? — Oui.

J’ai mis le feu là. — Mais c’est un crime inouï !

Crime commis par toi contre toi-même, infâme !

Mais tu viens de tuer le rayon de ton âme !

C’est ton propre flambeau que tu viens de souffler !

Ce que ta rage impie et folle ose brûler,

C’est ton bien, ton trésor, ta dot, ton héritage !

Le livre, hostile au maître, est à ton avantage.

Le livre a toujours pris fait et cause pour toi.

Une bibliothèque est un acte de foi

Des générations ténébreuses encore

Qui rendent dans la nuit témoignage à l’aurore.

Quoi ! dans ce vénérable amas des vérités,

Dans ces chefs-d’œuvre pleins de foudre et de clartés,

 

Dans ce tombeau des temps devenu répertoire,

Dans les siècles, dans l’homme antique, dans l’histoire,

Dans le passé, leçon qu’épelle l’avenir,

Dans ce qui commença pour ne jamais finir,

Dans les poètes ! quoi, dans ce gouffre des bibles,

Dans le divin monceau des Eschyles terribles,

Des Homères, des Jobs, debout sur l’horizon,

Dans Molière, Voltaire et Kant, dans la raison,

Tu jettes, misérable, une torche enflammée !

De tout l’esprit humain tu fais de la fumée !

As-tu donc oublié que ton libérateur,

C’est le livre ? Le livre est là sur la hauteur ;

Il luit ; parce qu’il brille et qu’il les illumine,

Il détruit l’échafaud, la guerre, la famine

Il parle, plus d’esclave et plus de paria.

Ouvre un livre. Platon, Milton, Beccaria.

Lis ces prophètes, Dante, ou Shakespeare, ou Corneille

L’âme immense qu’ils ont en eux, en toi s’éveille ;

Ebloui, tu te sens le même homme qu’eux tous ;

Tu deviens en lisant grave, pensif et doux ;

Tu sens dans ton esprit tous ces grands hommes croître,

Ils t’enseignent ainsi que l’aube éclaire un cloître

A mesure qu’il plonge en ton cœur plus avant,

Leur chaud rayon t’apaise et te fait plus vivant ;

Ton âme interrogée est prête à leur répondre ;

Tu te reconnais bon, puis meilleur ; tu sens fondre,

Comme la neige au feu, ton orgueil, tes fureurs,

Le mal, les préjugés, les rois, les empereurs !

 

Car la science en l’homme arrive la première.

Puis vient la liberté. Toute cette lumière,

C’est à toi, comprends donc, et c’est toi qui l’éteins !

Les buts rêvés par toi sont par le livre atteints.

Le livre en ta pensée entre, il défait en elle

Les liens que l’erreur à la vérité mêle,

Car toute conscience est un nœud gordien.

Il est ton médecin, ton guide, ton gardien.

Ta haine, il la guérit ; ta démence, il te l’ôte.

Voilà ce que tu perds, hélas, et par ta faute !

Le livre est ta richesse à toi ! c’est le savoir,

Le droit, la vérité, la vertu, le devoir,

Le progrès, la raison dissipant tout délire.

Et tu détruis cela, toi !

                                              - Je ne sais pas lire.

 

("A qui la faute ?", Victor Hugo).

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des mots très forts pour dénoncer le fanatisme, l’ignominie de la lutte des ténèbres et de l’ignorance contre la raison et l’humanité, du mal absolu contre le bien.

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 10 heures, Bollinger a écrit :

Un espace dans mon cahier

a permis qu'entre deux poèmes

je puisse planter des mots

à fleurir la mémoire 

des innocents passeurs de vie

Combien d'innocents sont déjà tombés et tomberont encore pour que passe la vie...

Merci @Bollinger

Posté(e)

Le monde souffre et se tord... Allez un peu d'optimisme, faut bien y croire...

 

Au revers

Tandis que les graines s’enfièvrent
Aux creux des sols
Tandis que les sèves s’émeuvent
Au cœur des arbres

L’orage racla nos murs

Fureurs sévices se déchaînèrent
On parla haines
On outragea
On versa sang

Mais une fois de plus
Au revers de l’atroce
Au tréfonds de l’obscur
S’échafaudait
L’opiniâtre printemps.


Andrée Chédid

Posté(e)

La lumière contre l'ignorance.

Un chant de paix contre un champ de haine.

 

 

Posté(e)

@Bollinger

 

Affirmer que la France d'aujourd'hui est majoritairement le pays de l'athéisme ou d'un déisme façon le grand architecte de l'univers... Un pays de mécréants, quoi ! Et hop !

Posté(e)
Il y a 18 heures, Bollinger a écrit :

J'exècre ces petits qui pénètrent ces faibles 

S'est-on donné la peine de les faire grandir? Ces monstres ne sont pas nés par hasard.

Posté(e)

Merci pour ce cri contre l'obscurantisme.

Posté(e)

Un poème lourd de sens qui donne des frissons 😥

Posté(e)

Tant qu'il restera des cahiers, et des hommes pour y écrire, des hommes pour les lire, tant qu'il restera des livres, profanes ou sacrés, tant qu'il restera des hommes qui savent lire, tant qu'il restera des écrits à partager,

Tant qu'il restera des hommes avec l'envie de réfléchir et de parler, et d'apprendre,

Tant qu'il restera une culture et des hommes pour la célébrer,

Tant qu'il y aura des hommes...

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