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Accents poétiques

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Le chant du cygne

Featured Replies

Posté(e)

Ombres dont la nuit est une promesse sans nom,

Entendez venir à vous mes paroles abîmées,

Et qu’entre la grâce, la peine et le pardon,

Vous puissiez comprendre le silence des damnés.

 

Car j’ai connu, au sein même d’une cathédrale,

Ce frisson puissant faisant de moi le chant de l’orgue

Qui me tenait, plaintif, comme une martingale,

Alangui de désespoirs et fier de ma morgue.

 

J’ai su saisir parfois les regards enfiévrés

Du désir vêtu de ses plus beaux atours

Et qui, sous les formes dansantes d’un soleil navré,

Faisait du crépuscule les ténèbres du jour.

 

J’ai entendu au loin, comme un long fleuve meurt,

S’épancher l’amertume d’une agonie rebelle,

Faisant, à ce maladroit et fragile bonheur,

Des fatigues que l’Homme sait vainement éternelles.

 

Puis, j’ai posé mes yeux dans les yeux d’une perle

Pour savoir mes questions stupides et inutiles.

J’ai cherché dans vos voix le pauvre chant du merle

Pour n’entendre qu’au bout des borborygmes futiles.

 

Et je me suis allongé, plein de fièvre et de peines,

Me questionnant sans fin sur l’humaine création ;

Cherchant à percevoir dans l’ombre qui s’égrène

Le règne des sanglots et l’échec des passions.

 

Avez-vous embrassé une jeune femme

Qui toujours semble, attendrie par son cœur,

Vous donner par ses lèvres la blessure et la lame,

Venant vous blesser pour qu’elle termine en pleurs ?

 

Avez-vous caressé les cheveux ondoyants

D’une aube qui s’éveille sans savoir où aller,

Et qui laisse, aux rides du Temps,

L’espoir mourant se sachant condamné ?

 

Si vous n’avez connu, sur cette ronde difforme,

Que les joies blasées d’une superficielle seconde,

Sachez qu’au fond des nuits aux symphonies bien mornes

Mon chant est un chagrin que les adieux fécondent.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un chant du cygne au verbe éloquent.

Posté(e)
Il y a 10 heures, Pierrot la plune a écrit :

Mon chant est un chagrin que les adieux fécondent.

 

Féconder le chagrin avec des adieux ?

Est-ce que ça ne fait pas une ribambelle de marmaux ?

 

"Les plus belles personnes que j’ai rencontrées sont celles qui ont connu la défaite, qui ont connu la souffrance, qui ont connu la lutte, qui ont connu la perte, et qui ont trouvé la force de sortir de ces profondeurs. Ces personnes ont une appréciation, une sensibilité et une compréhension de la vie qui les remplit de compassion, d’humilité et d’une profonde inquiétude aimante. Les belles personnes ne viennent pas de nulle part."

Elisabeth Kübler-Ross

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