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Démission

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Je ne veux plus aimer, ni penser, ni comprendre.

À peine suis-je ici en veilleur clandestin 

Pour reprendre le fil d’un étrange destin

Qui me reste inconnu, que je ne veux apprendre;

 

Et j’écoute le chœur de l’infini du monde

Où revivent les morts dans l’esprit des vivants,

En défiant la terre et le souffle des vents

Qui bientôt me transporte aux limites de l’onde.

 

J’ai honte des regards qui se sont effacés, 

De l’oubli dérisoire où gisent les passés

De ceux pour qui le temps fut une parenthèse;

 

Et refuse à présent de me ronger les sangs,

De vivre avec la peur et les pleurs indécents,

Dans le regret d’amour qu’il faut bien que je taise.

 

 

 

 

 

Posté(e)

Comme une humilité de l'Être face à l'immensité de la vie.. Très très beau. 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

C'est si beau et émouvant à la fois, @Jeep . J'ai infailliblement un coup de coeur pour cet admirable sonnet. 💫

Posté(e)
Il y a 2 heures, Jeep a écrit :

Je ne veux plus aimer, ni penser, ni comprendre.

À peine suis-je ici en veilleur clandestin 

Pour reprendre le fil d’un étrange destin

Qui me reste inconnu, que je ne veux apprendre;

 

Et j’écoute le chœur de l’infini du monde

Où revivent les morts dans l’esprit des vivants,

En défiant la terre et le souffle des vents

Qui bientôt me transporte aux limites de l’onde.

 

J’ai honte des regards qui se sont effacés, 

De l’oubli dérisoire où gisent les passés

De ceux pour qui le temps fut une parenthèse;

 

Et refuse à présent de me ronger les sangs,

De vivre avec la peur et les pleurs indécents,

Dans le regret d’amour qu’il faut bien que je taise.

 

 

 

 

 

Jeep ,c’est bien ici un appel à l’amour même si vous dites ne plus vouloir aimer , votre dernier vers s’élance vers une acceptation… j’ai ressenti votre poème ainsi et votre lecture m’a ravi !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Il est des missions si lourdes qu'on éprouve le besoin de s'en décharger au moins temporairement. J'aime beaucoup l'idée du veilleur clandestin, manière subtile de se mettre en retrait. Sorte de ruade qui nous vaut un beau sonnet, reflet d'un intimisme apaisé, où le dilemme n'a plus lieu.

Posté(e)

Démissionner d'aimer. Enfin, vous n'y pensez pas ! 

Posté(e)

Je refuse votre démission.

Il serait dommage qu'on ne profite pas encore un peu de vos sonnets.

Posté(e)
Il y a 5 heures, Jeep a écrit :

J’ai honte des regards qui se sont effacés, 

De l’oubli dérisoire où gisent les passés

 

Ce monde peut paraître absurde et sans doute l'est-il.

Mais aucun atome d'aucun être ne s'est perdu depuis la nuit des temps.

Honneur aux morts dont rien n'a jamais vraiment disparu.

Car ce sont leurs idées, leurs mots et leurs voix que nous empruntons.

Chaque jour qui passe, c'est l'humanité toujours recommencée.

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

Reconnaissons dans de nouveaux visages tous ceux que nous pensions avoir perdus pour jamais.

Posté(e)

Merci Jeep pour ce grand moment d'émotion.

Il y a 10 heures, Jeep a écrit :

Et refuse à présent de me ronger les sangs,

De vivre avec la peur et les pleurs indécents,

J'aime ces deux vers parmi tant d'autres aussi expressifs.

Posté(e)

Ce n'est pas très gai cette décision, mais le sonnet est bien beau.

On ne peut s'interdire d'aimer, on ne peut qu'aimer.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un très beau et très touchant poème, c'est une lecture splendide et profonde !

Posté(e)

Un poème coup de mou fréquent en cette saison. 

Posté(e)

J'aime particulièrement la deuxième strophe pour son côté contemplatif et 'à l'écoute'. C'est un beau poème.

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 17 heures, Jeep a écrit :

À peine suis-je ici en veilleur clandestin 

J'aime beaucoup ce veilleur clandestin, mais même clandestin, en tant que veilleur, il ne peut démissionner… Alors l'amour demeure @Jeep.

Posté(e)

Très belle évocation de nos pensées  quand la vie nous a marqués de sa douleur, nous a ôté nos raisons de vivre et d'aimer.

Mais votre démission est forte de cette volonté de vivre malgré toutes vos souffrances.

Merci @Jeep pour ce poème si beau  qui me renvoie à  ma vie. Je me sens si concernée.

 

 

Posté(e)

@Jeep

 

Le lâcher prise avant l'éternel retour. Top !

Posté(e)

Nous avons tous eu une pensée similaire à la vôtre un jour mais nous n'avons pas tous écrit un si joli poème sur le sujet.

 

 

 

 

 

 

 

 

Modifié par Iloa

Posté(e)

Cette tentation de baisser les bras et de laisser tomber ce qu'ils retenaient. Mais peut-être que pour cette minute de repos il en faut 1  439 autres tourmentées ?

Posté(e)

Des missions d'amour qui ponctueront encore longtemps vos jours.

  • 3 mois plus tard...
Posté(e)
Le 04/10/2023 à 08:33, Jeep a écrit :

veilleur clandestin 🌟

Quel rôle et et quelle tâche, pas forcément facile, que cette façon de se nommer face à la vie. Presque une capacité empathique à mettre les autres en garde.

Bon, j'ai extrait ces deux mots et certainement dénaturé votre émouvant poème mais je rapproche cette poésie d'une sorte de lancement d'alerte... 

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