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Indigo

Featured Replies

Posté(e)

 

 

 

 

 

 

Des années que ton souffle m’appelle
Comme un condamné, qui chaque jour, répond à l’appel
De violents orages ont bafoué mon nom
J’avance le coeur en nage, l’esprit au bataillon
Les barreaux me scient ce qu’il me reste de poumons
Dents balafrées et mots d’amour
Je me souviens comme ce fut bon de te connaître un jour

 

Des années que ton souffle m’appelle
Les couloirs que je traverse sont rythmés de querelles
La mort me semble presque être belle
De violents orages ont secoué mon coeur
Le corps devenu sage, s’en est allé la peur
Les barreaux d’une cellule où je m’efface
Egaré en un cachot de glace,
où l’ombre seule reste en amie
Fidèle amante à qui j’ai si souvent menti

 

Des années que ton souffle m’appelle
Un condamné qui chaque jour fantasme sa belle
Des nuits où je m’écorche à te crier
Ton nom que je répète! Ne jamais t’oublier!
Au travers des judas je guette le jardin
Je vois changer le chêne qui rythme mon refrain
Les saisons dépouillent les branches, il ne reste rien
Je me surprends à envier les feuilles mortes
Je songe même à me trancher l’aorte!
Aveuglé par le chagrin

 

Des années que ton souffle m’appelle
Un condamné qui chaque jour purge sa peine
Les couloirs défilent sous nos pieds assoiffés
Les murs sont décrépits,
j’arrache la peinture avec les doigts
Déchirant les fresques à chaque fois

 

Mes ongles se sont teintés de violet

 

La couleur de ton corps au mois de mai

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Modifié par Diane
Orth.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un très beau poème, marqué par l'intensité et l'émotion !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Que ces vers sont poignants, @Ambre ! 

Posté(e)

@Ambre

 

ForMiDaBle ! Et hop !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Comme une sorte de requiem, le poème décline une souffrance lancinante liée de toute évidence à un drame. Tout concourt à émouvoir et on ne sort pas indemne de cette lecture.

Posté(e)

Est-ce que ceux qui passent nous appellent ?

N'est-ce pas plutôt l'esprit qui nous les rappelle ?

Chaque nouveau deuil est une tempête pour le cœur.

 

Il y a 6 heures, Ambre a écrit :

De violents orages ont secoué mon cœur

 

"Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu’il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils." (Baudelaire)

Posté(e)
  • Semeur d’échos

L’intensité et l’âpreté du poème sont frappantes et les deux derniers vers sont magnifiques, évoquant une cyanose terminale.

Posté(e)
  • Auteur
Il y a 10 heures, Alba a écrit :

Un très beau poème, marqué par l'intensité et l'émotion !

Merci beaucoup Alba 💌

 

 

 

Il y a 6 heures, Sophie a écrit :

Que ces vers sont poignants, @Ambre ! 

Sophie, le mot poignant me touche, merci..

 

 

 

Il y a 5 heures, Thy Jeanin a écrit :

Comme une sorte de requiem, le poème décline une souffrance lancinante liée de toute évidence à un drame. Tout concourt à émouvoir et on ne sort pas indemne de cette lecture.

Thy Jeanin, quel émouvant retour, merci beaucoup.

 

 

 

il y a 44 minutes, Jeep a écrit :

L’intensité et l’âpreté du poème sont frappantes et les deux derniers vers sont magnifiques, évoquant une cyanose terminale.

Jeep, votre commentaire me fait entrevoir mes mots différemment. J'ai la sensation de découvrir un autre sens à la fin. Merci.🙏

 

 

 

Il y a 4 heures, Sertorius a écrit :

Est-ce que ceux qui passent nous appellent ?

N'est-ce pas plutôt l'esprit qui nous les rappelle ?

Chaque nouveau deuil est une tempête pour le cœur.

 

 

"Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu’il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils." (Baudelaire)

"Est-ce que ceux qui passent nous appellent ?

N'est-ce pas plutôt l'esprit qui nous les rappelle ?"


Très beau, on dirait le début d'un poème, en parallèle.
Merci 💫

Modifié par Ambre

Posté(e)
Il y a 19 heures, Ambre a écrit :

 

 

 

 

 

 

Des années que ton souffle m’appelle
Comme un condamné, qui chaque jour, répond à l’appel
De violents orages ont bafoué mon nom
J’avance le coeur en nage, l’esprit au bataillon
Les barreaux me scient ce qu’il me reste de poumons
Dents balafrées et mots d’amour
Je me souviens comme ce fut bon de te connaître un jour

 

Des années que ton souffle m’appelle
Les couloirs que je traverse sont rythmés de querelles
La mort me semble presque être belle
De violents orages ont secoué mon coeur
Le corps devenu sage, s’en est allé la peur
Les barreaux d’une cellule où je m’efface
Egaré en un cachot de glace,
où l’ombre seule reste en amie
Fidèle amante à qui j’ai si souvent menti

 

Des années que ton souffle m’appelle
Un condamné qui chaque jour fantasme sa belle
Des nuits où je m’écorche à te crier
Ton nom que je répète! Ne jamais t’oublier!
Au travers des judas je guette le jardin
Je vois changer le chêne qui rythme mon refrain
Les saisons dépouillent les branches, il ne reste rien
Je me surprends à envier les feuilles mortes
Je songe même à me trancher l’aorte!
Aveuglé par le chagrin

 

Des années que ton souffle m’appelle
Un condamné qui chaque jour purge sa peine
Les couloirs défilent sous nos pieds assoiffés
Les murs sont décrépits,
j’arrache la peinture avec les doigts
Déchirant les fresques à chaque fois

 

Mes ongles se sont teintés de violet

 

La couleur de ton corps au mois de mai

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est déchirant d’une profondeur extrême votre poème entraîne votre douleur à devenir nôtre  ! Une expression véritable sur la souffrance du remord !

Posté(e)

Je suis restée sur les barreaux de cette cellule. Est-il coupable ? Quelque soit la réponse il aime.

Poème puissant.

Posté(e)
  • Auteur
il y a 17 minutes, Eobb a écrit :

Je suis restée sur les barreaux de cette cellule. Est-il coupable ? Quelque soit la réponse il aime.

Poème puissant.

Merci beaucoup Eobb pour votre retour.
Je crois qu'en effet il aime, mais la culpabilité est une prison, un sentiment auquel on s'attache et qui nous condamne. Nous pointons tous du doigt nos actes et ceux autres, et nous sommes bien souvent nous-même notre bourreau...
Je me dis que son amour lui offre la résilience, la liberté.

 

 

 

Il y a 13 heures, Nâau a écrit :

C’est déchirant d’une profondeur extrême votre poème entraîne votre douleur à devenir nôtre  ! Une expression véritable sur la souffrance du remord !

Merci Nâau pour vos mots qui résonnent..

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème poignant qui fait mal et interroge… et si l'amour pouvait encore ?

Posté(e)

Un poème poignant de souffrance, de douleur, de celle qui emprisonne et dévaste face à  un drame que le temps n'efface pas,  exacerbe au contaire.

 

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