Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Temps Pis

Featured Replies

Posté(e)

C'était le temps des mobylettes,

Des Lambrettas et des Vespas

Cheveux au vent, jupes plissées.

Et si le vent les élevait,

Jaillissait d'un flot de dentelles,

Tout le soleil de l'été.

 

Comme pantins à leurs ficelles,

Des bas nylons, tombés du ciel,

Sous nos yeux venaient festoyer.

Qu'elles étaient femmes,

Qu'elles étaient belles !

 

Leur féminité assumée,

Elles ne cherchaient pas à tricher

Elles ne cherchaient pas à changer?

Nous étions Lui, elles étaient Elles !

Les yeux pouvaient nous distinguer.

 

Les jupes désormais oubliées,

Plus de robes et plus de dentelles,

Et plus de nylons pour rêver.

D'un  déguisement universel,

L'Amérique nous a emballés.

Elle nous a mis baskets aux pieds

Et jeans pour mieux nous moutonner.

 

L'histoire ne fait que commencer.

Viennent les dieux de la vallée !

Bonjour madame, bonjour monsieur.

Et excusez si je m'suis trompé,

Je viens d'un temps has beeniser !

 

 

 

 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos
il y a une heure, Zanoni a écrit :

Nous étions Lui, elles étaient Elles !

Tout est dit et bien dit dans ce vers… 

Merci @Zanoni de remettre des aiguilles à l'horloge du temps !

Posté(e)

@Zanoni

 

Pas très woke ce poème ! Et hop !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Ah! comme nous la regrettons cette bonne vieille société patriarcale! (Je précise: c’est du second degré).

Modifié par Jeep

Posté(e)
  • Semeur d’échos

J'aime beaucoup le titre, @Zanoni. La nostalgie brille en vos vers, @Zanoni. Quels contrastes, en effet ! Nous connaissons le passé mais qu'en est-il de l'avenir... Vos vers suscitent bien des interrogations.

Posté(e)

Je ne peux m'empêcher de penser à Bob Dylan :

 

repris par Hugues Aufray :

 

 

Modifié par Margueritte Cèdre

Posté(e)
  • Auteur

Merci Margueritte Cèdre, ce sont deux références. Et aussi, votre passage sur mes mots.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Selon les caprices ou les urgences, on insiste sur nos points communs ou sur nos différences. Subtilités et singularités enrichissent notre être. Et nous voilà sortis d'un dualisme simpliste plus avertis.

Il y a 17 heures, Zanoni a écrit :

Nous étions Lui, elles étaient Elles !

Etrange opposition entre un masculin singulier synthétique et un féminin qui, lui, demeure pluriel...

Posté(e)
Il y a 22 heures, Zanoni a écrit :

Les jupes désormais oubliées,

Plus de robes et plus de dentelles,

Et plus de nylons pour rêver.

D'un  déguisement universel,

L'Amérique nous a emballés.

Elle nous a mis baskets aux pieds

Et jeans pour mieux nous moutonner.

il n'y a plus de sexe aujourd'hui. 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Belle nostalgie dans ton poème !

Posté(e)

Je comprends votre nostalgie Zanoni.

J'ai moi aussi un faible pour les robes et les jupes.

 

Est-ce qu'il n'y a plus de sexe aujourd'hui ?

Je suis tout de même reconnaissant pour cette lutte acharnée et continue contre la honte et la culpabilisation qui s'étaient attachées à la sexualité durant des siècles.

Le mal n'est plus dans l'acte sexuel, voire dans le genre, le mal est devenu ce que l'on fait sans le consentement d'autrui, contre le respect d'autrui, malgré la confiance d'autrui et contre les devoirs que nous avons tous envers autrui.

Nous nous sommes peut-être un peu rapprochés de ce précepte : fais aux autres ce que tu voudrais qu'on te fasse.

Nous avons un peu appris sur le respect dû à chacun de nos semblables.

Je suis ravi de ne pas entendre au boulot "ma petite Unetelle", puis "mon cher monsieur Untel".

Je suis ravi que les femmes ne se laissent plus faire.

Moi, une bac+5 qui va gentiment faire des cafés et des photocopies, ça m'angoisse.

Et j'espère qu'on atteindra un jour l'égalité salariale.

Enfin, je suis heureux de vivre dans un monde où je ne suis pas considéré comme une fiotte, au prétexte que je ne suis pas fan de foot, de bagnoles et de barbecue arrosé de bière et que je préfère lire, écrire et méditer.

Les obligations traditionnellement attachées aux hommes sont désormais accessibles aux femmes.

Les obligations traditionnellement attachées aux femmes sont désormais accessibles aux hommes.

C'est donnant donnant.

Ma femme peut faire carrière si elle veut et je peux m'occuper des gamins si ça me fait plaisir.

Et les gens font plus attention aujourd'hui, ils s'étonnent, mais sont moins dans le jugement.

Il y a cinquante ans, n'importe qui pouvait dire haut et fort son mépris pour un ou des êtres humains, dont il jugeait que le comportement n'était pas convenable en considération de ses propres valeurs.

Dans les films d'il y a cinquante ans, les femmes en robe ou en jupe prenaient régulièrement des baffes devant tout le monde pour avoir dit une chose qui ne convenait pas à l'homme.

Aujourd'hui, ceux qui pensent des horreurs sont obligés de le cacher et ceux qui font des horreurs se retrouvent devant le juge.

C'est très bien comme ça.

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.