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Mon tabouret bleu

Featured Replies

Posté(e)

 

 

Les figues sont mortes adieu les confitures

dans les taillis déjà se cachent les merles noirs

là-haut, sur la colline d'oranges et de dorures

des larmes prisonnières s'exhalent d'un mouchoir

 

Il reste sur la terre de longues déchirures

des rivières à sec attendant le pleuvoir

l'été menteur a laissé des vertes et des pas mûres

sur les lèvres du vent atteint de désespoirs

 

Le tabouret bleu* défait son armure,

écoute le métal tinter au creux de ses miroirs

et l'oiseau de mauvais augure

dit qu'il est tard, très tard et sans doute trop tard

 

Mais qu'importe le temps qui ne dure

qu'il soit de l'août ou du novembre de l'émouvoir

à travers les rideaux si pleins de déchirures

des lumières se balancent aux lames des hachoirs.

 

L'octobre venu, les verts s'enfuient déjà à vive allure

les bleus deviennent plus sombres, les nuits plus noires

les lys sombrent dans le coma, lâchant leur armure

et la lumière fuse sur l'obscur des vieux bougeoirs.

 

Voici venu le temps du réveil des blessures

comme des rhumatismes à l'humide des couloirs

et la vieille forêt, à grands coups de ceinture,

conduit les chevaux fous sur la route de la mémoire.

(joailes ----) 21 septembre 2023

 

 

* Le tabouret bleu (Thlaspi caerulescens) est une petite fleur, qui ne paie pas de mine.

À peine la remarque-t-on dans les prairies alpines. Pourtant, elle est dotée d’un mécanisme de défense contre certaines infections bactériennes que l’on n'attend pas chez un frêle végétal : une armure métallique ! 

 

 

 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un très beau poème, route menant vers l'intériorité !

 

Posté(e)

En ure ou en oir vos rimes traversent les saisons dans une beauté tragique.

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 6 heures, Joailes a écrit :

l'été menteur a laissé des vertes et des pas mûres

sur les lèvres du vent atteint de désespoirs

 

Un faux air d'édelweiss ce charmant Tabouret bleu @Joailes

Posté(e)

Une bien belle poésie.

Je ne connaissais pas cette petite fleur.

Posté(e)
Il y a 11 heures, Joailes a écrit :

Voici venu le temps du réveil des blessures

comme des rhumatismes à l'humide des couloirs

et la vieille forêt, à grands coups de ceinture,

conduit les chevaux fous sur la route de la mémoire.

Un poème tout en évocation de ce temps qui passe et qui blesse, meurtrit, use et finit par emporter des morceaux de vie.

Merci Joailes @Joailes pour la beauté des mots, la couleur des tableaux et le parfum des mots.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Jolies rimes d’automne autour du tabouret bleu.

Posté(e)

@Joailes

 

Bref, on ne peut s'asseoir sur le tabouret bleu au risque de l'écraser ! Et hop !

Posté(e)
Il y a 15 heures, Joailes a écrit :

sur les lèvres du vent atteint de désespoirs

Toutes les armures du monde ne garantissent pas des blessures faites au cœur.

Votre poème est un baume pour les plaies qui ne guérissent jamais.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Les métaphores sont très belles et delà les mots, une émotion qui saisit le lecteur ou la lectrice que je suis.

Le tabouret bleu est magique alliant fragilité et force. Il brille en vos vers, chère @Joailes💫

 

 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des vers grandioses! De superbes images pour annoncer le retour de l'automne et de ses tourments.

Il y a 21 heures, Joailes a écrit :

des larmes prisonnières s'exhalent d'un mouchoir

 

Il y a 21 heures, Joailes a écrit :

des lumières se balancent aux lames des hachoirs.

 

Il y a 21 heures, Joailes a écrit :

et la lumière fuse sur l'obscur des vieux bougeoirs.

 

Il y a 21 heures, Joailes a écrit :

conduit les chevaux fous sur la route de la mémoire.

 

Et j'en passe. Le tout bien charpenté. Coup de cœur!

Posté(e)

Un fort joli poème en deux sonorités.

 

Il y a 22 heures, Joailes a écrit :

Mais qu'importe le temps qui ne dure

qu'il soit de l'août ou du novembre de l'émouvoir

à travers les rideaux si pleins de déchirures

des lumières se balancent aux lames des hachoirs.

 

L'octobre venu, les verts s'enfuient déjà à vive allure

les bleus deviennent plus sombres, les nuits plus noires

les lys sombrent dans le coma, lâchant leur armure

et la lumière fuse sur l'obscur des vieux bougeoirs.

 

Deux strophes magnifiques qui m'ont fait vibrer. Merci @joailles !

Posté(e)
Le 21/09/2023 à 22:20, Joailes a écrit :

 

 

Les figues sont mortes adieu les confitures

dans les taillis déjà se cachent les merles noirs

là-haut, sur la colline d'oranges et de dorures

des larmes prisonnières s'exhalent d'un mouchoir

 

Il reste sur la terre de longues déchirures

des rivières à sec attendant le pleuvoir

l'été menteur a laissé des vertes et des pas mûres

sur les lèvres du vent atteint de désespoirs

 

Le tabouret bleu* défait son armure,

écoute le métal tinter au creux de ses miroirs

et l'oiseau de mauvais augure

dit qu'il est tard, très tard et sans doute trop tard

 

Mais qu'importe le temps qui ne dure

qu'il soit de l'août ou du novembre de l'émouvoir

à travers les rideaux si pleins de déchirures

des lumières se balancent aux lames des hachoirs.

 

L'octobre venu, les verts s'enfuient déjà à vive allure

les bleus deviennent plus sombres, les nuits plus noires

les lys sombrent dans le coma, lâchant leur armure

et la lumière fuse sur l'obscur des vieux bougeoirs.

 

Voici venu le temps du réveil des blessures

comme des rhumatismes à l'humide des couloirs

et la vieille forêt, à grands coups de ceinture,

conduit les chevaux fous sur la route de la mémoire.

(joailes ----) 21 septembre 2023

 

 

* Le tabouret bleu (Thlaspi caerulescens) est une petite fleur, qui ne paie pas de mine.

À peine la remarque-t-on dans les prairies alpines. Pourtant, elle est dotée d’un mécanisme de défense contre certaines infections bactériennes que l’on n'attend pas chez un frêle végétal : une armure métallique ! 

 

 

 

 

Je ne connaissais pas cette fleur, merci de l'avoir fait découvrir, et surtout merci pour ce très beau poème.

Posté(e)

Ton poème est l'écho de mon jardin et de ma vie.

Je ne peux que l'aimer, beaucoup et je ne parle pas des images  toujours percutantes chez toi, à titre d'exemple :

 

Le 21/09/2023 à 22:20, Joailes a écrit :

et la vieille forêt, à grands coups de ceinture,

conduit les chevaux fous sur la route de la mémoire.

 

 

Merci @Joailes

Posté(e)

Merci Joailes pour cette fleurbleue.

Posté(e)
  • Auteur

On a tous, j'en suis sûre, un côté fleur bleue qui se cache quelque part, entre les lignes ... Merci à tous pour vos commentaires @Alba @Illiz @Tarentaise @Patricia @Jeep @Marc Hiver @Sertorius @Sophie @Thy Jeanin @Mercoyrol @Pascal Dut @Margueritte Cèdre @Eobb

Posté(e)
Le 21/09/2023 à 22:20, Joailes a écrit :

Voici venu le temps du réveil des blessures

comme des rhumatismes à l'humide des couloirs

et la vieille forêt, à grands coups de ceinture,

conduit les chevaux fous sur la route de la mémoire.

Pourquoi tu parles de moi ?😁

 

Oui … souris …il le faut.

Posté(e)
  • Auteur
il y a 12 minutes, Diane a écrit :

Pourquoi tu parles de moi ?

De toi, de moi et de bien d'autres âmes en peine ... 

 

Et je souris, bien sûr. 

Posté(e)

Emouvant poème qui excelle dans l'art de happer les choses qui rembrunissent dans la clairière de cette fin d'été. Ta plume, comme souvent à l'encre des adrets, vient se noyer ici dans de profonds ubacs. Je ne connaissais pas le tabouret bleu, fleur discrète qui semble si fragile comme toi, comme ta poésie, Joailes, et sous cette part de vulnérabilité, se cache une âme pure indestructible.

Coup de coeur

Posté(e)

C'est la première fois que je vois à ce point la filiation littéraire que tu partages avec Marcel Pagnol. Pas celui de la faconde méridionale, celui des tendresses et des secrets.

Posté(e)
  • Auteur
Il y a 1 heure, Daniel Muller-Ferguson a écrit :

C'est la première fois que je vois à ce point la filiation littéraire que tu partages avec Marcel Pagnol. Pas celui de la faconde méridionale, celui des tendresses et des secrets.

on ne pouvait pas me faire plus beau compliment, je suis très touchée. 

 

  • 3 mois plus tard...
Posté(e)
Le 21/09/2023 à 22:20, Joailes a écrit :

Mais qu'importe le temps qui ne dure

qu'il soit de l'août ou du novembre de l'émouvoir

à travers les rideaux si pleins de déchirures

des lumières se balancent aux lames des hachoirs.

Cette strophe est magnifique, notamment "de l'août ou du novembre" 🌟

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