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Méditation d'Epicure

Featured Replies

Posté(e)

Lune, tu m'as trahi ! Et ton éclat blafard

Verse moins de trésors que n'en peut une larme

Sur mon cœur douloureux, dévasté, nu, sans arme...

Tu n'étais pas l'amour, tu n'étais pas un phare !

 

L'espoir brûlant s'éteint et je cherche hagard,

Fouillant un ciel serein dont le silence alarme.

Lentement s'accomplit hors la fable le charme

De l'ennui du néant où je rêve et m'égare.

 

Mégare en ruine aussi a perdu son étoile.

Le destin court hasard comme un vaisseau sans voile,

Sans mât, sans commandant, sauf un rusé désir.

 

Reste un chaos épars que çà et là éclairent

Les couleurs de l'éther : or, rubis ou saphir,

Triste vide en suspens où se perd la lumière.

Modifié par Sertorius

Posté(e)

Carpe Diem et ataraxie ... 😉 

Posté(e)

Beau sonnet à la prosodie impeccable.

La Grèce toujours présente...où Epicure n'est cependant guère présent semble t il

Heureusement, le rêve et les couleurs de l'éther  ravivent tout cela !

 

 

 

J'avais cru au début que cela se passait à Paris ...à l'hagard Saint-Lazare ( 😅 pardon, je sors )

Posté(e)

Étrange comme Épicure a le  vent en poupe en  ce moment (cf France culture) 😉 étrange comme l'automne évoque la mélancolie...

J'aime beaucoup votre poème, particulièrement la chute.

Posté(e)

Épicure, mon philosophe préféré 😀

Un beau sonnet néoclassique.

Posté(e)

En voilà un beau sonnet comme je les aime.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un beau poème aux images fortes et très expressives !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Beau sonnet désespéré, et j’ai bien aimé la liaison m’égare-Mégare (patrie d’Euclide) entre quatrain et tercet.

Quant à l’hédonisme raisonné d’Épicure, il peut être résumé par ce qu’écrivait Saint Jérôme des mégariens:  « Ils bâtissent comme s'ils devaient vivre éternellement, et ils vivent comme s'ils devaient mourir le lendemain ».

Modifié par Jeep

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Je me suis construit un Epicure beaucoup plus serein. Néanmoins, j'apprécie ce sonnet de grande qualité.

Posté(e)
Il y a 10 heures, Sertorius a écrit :

Lune, tu m'as trahi ! Et ton éclat blafard

Verse moins de trésors que n'en peut une larme

Sur mon cœur douloureux, dévasté, nu, sans arme...

Tu n'étais pas l'amour, tu n'étais pas un phare !

 

L'espoir brûlant s'éteint et je cherche hagard,

Fouillant un ciel serein dont le silence alarme.

Lentement s'accomplit hors la fable le charme

De l'ennui du néant où je rêve et m'égare.

 

Mégare en ruine aussi a perdu son étoile.

Le destin court hasard comme un vaisseau sans voile,

Sans mât, sans commandant, sauf un rusé désir.

 

Reste un chaos épars que çà et là éclairent

Les couleurs de l'éther : or, rubis ou saphir,

Triste vide en suspens où se perd la lumière.

Un sonnet qui sonne à la corne de brume de l’histoire par l’art du poète qui sait l’écrire avec talent ! Mais un grand pan manque à ma connaissance et pourquoi la « lune trahie » ? 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

..."Et ton éclat blafard

Verse moins de trésors que n'en peut une larme", j'aime infiniment ces vers.

Le dernier tercet est superbe, également.

 

 

Les percées de la lumière.jpg

Modifié par Sophie
composition personnelle

Posté(e)
  • Auteur

Bien vu Jeep 😉

En effet, Mégare n'était pas une ville choisie au hasard.

L'école mégarique était célèbre pour ses enseignements de la philosophie de Socrate, natif d'Athènes, où Épicure est sans doute né et où il est mort, après avoir fondé l’École du Jardin.

Vous avez parfaitement raison, Thy Janin, l’Épicure de la Lettre à Ménécée (six pages à lire pour les curieux) est beaucoup plus serein, mais je voulais m'intéresser à la jeunesse d’Épicure, plus particulièrement au moment où il a eu cette révélation suivant laquelle les dieux n'existaient pas ou, tout du moins, ne s'occupaient pas de l'existence des mortels, et d'après quoi il n'est aucun mystère dans l'univers.

Épicure est le premier, je crois, à proposer l'idée que tout est explicable au moyen des lois physiques de l'univers.

(On retrouve de nombreuses hypothèses sur la lumière et les étoiles, par exemple, dans le De Rerum Natura de Lucrèce.)

Voilà pourquoi j'ai écrit "Lune, tu m'as trahi !" Nâau.

En effet, les Grecs étaient convaincus que tous les éléments de la Nature étaient des dieux.

La Lune incarnait pas moins de trois divinités suivant ses phases : Séléné, Artémis et Hécate.

Ici, Épicure s'aperçoit que la lune, en réalité, n'est qu'un astre.

Merci à tous pour vos agréables commentaires :)

Posté(e)

Une méditation d'Epicure qui donne a méditer également sur la nature première de cette lune.

La trahison est  souvent le résultat d'un désespoir.

Merci Sertorius @Sertorius pour ce sonnet dont le fond résonne encore dans mon esprit.

Le 18/09/2023 à 09:23, Sertorius a écrit :

De l'ennui du néant où je rêve et m'égare.

très beau vers entre autre.

Posté(e)

@Sertorius

 

Pourquoi pas ? Et hop !

Posté(e)
  • Semeur d’échos
  1. Mégare ou l'ancienne Nisée ! Mais Merci à @Jeep de nous rappeler ce que dit Saint Jérôme qui éclaire ce très beau sonnet… Et suivant les conseils de @Sertorius je vais lire la Lettre à Ménécée.

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