Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Dernier samedi soir

Featured Replies

Posté(e)

Dernier samedi soir

 

 

 

J’ai perdu petit matin souliers déshabillés

Mes pieds d’enfant glacé à moitié, cherche pas

Ce chemin maquillé vélo quatre roues cycle et retour,

Ces quatre saisons printemps envolé sans renaissance

Le poignard dans son étui sous le lit luit sans moi

 

Et dans ce filet trop petit je suis un poisson qui grandit

 

Mon cœur emmailloté retient sa respiration

Gonflement poitrine et tambour sur le cuir

J’entends la pulsation du déchirement

Lâche et serrée, un mouvement sans retenue

Qui détruira vague (féminin et masculin)

Le terrain nu sur lequel tu aimes sale

 

Et derrière la vitre la pluie s’abat

Le démon a cessé

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème au rythme saccadé, à la syntaxe resserrée, creuset d'une émotion intense et d'une violence nichée au coeur des vers.

C'est une lecture originale et forte, reflet d'un écrit contracté par l'angoisse !

Posté(e)

@Eobb

 

C'est pas Dieu possible ! Au top !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Étrange samedi soir, mais c'est la faute de la pluie…

Il y a 8 heures, Eobb a écrit :

Et derrière la vitre la pluie s’abat

Le démon a cessé

 

Posté(e)

Il y a quelque chose, dans la syntaxe et le vocabulaire, d'une fuite salvatrice.

J'ai l'impression qu'il s'agit d'échapper à un amant destructeur (un démon).

Les ruptures de la construction logique des phrases sont à la fois poétiques et évocatrices. 

Posté(e)
Il y a 12 heures, Eobb a écrit :

Dernier samedi soir

 

 

 

J’ai perdu petit matin souliers déshabillés

Mes pieds d’enfant glacé à moitié, cherche pas

Ce chemin maquillé vélo quatre roues cycle et retour,

Ces quatre saisons printemps envolé sans renaissance

Le poignard dans son étui sous le lit luit sans moi

 

Et dans ce filet trop petit je suis un poisson qui grandit

 

Mon cœur emmailloté retient sa respiration

Gonflement poitrine et tambour sur le cuir

J’entends la pulsation du déchirement

Lâche et serrée, un mouvement sans retenue

Qui détruira vague (féminin et masculin)

Le terrain nu sur lequel tu aimes sale

 

Et derrière la vitre la pluie s’abat

Le démon a cessé

Une dimension de tragédie palpable très bien décrite avec originalité !

Posté(e)

Un petit portrait de vie. Avec ce qu'il faut de légèreté pour décrire l'innommable de ce que l'on étouffe.

 

Les cris silencieux sont les plus stridents.

Posté(e)

 

Je crois que nous avons tous compris se qui se cache sous le petit chapeau bleu...

Respire. C'est fini.

 

 

 

Posté(e)
Il y a 16 heures, Eobb a écrit :

Le poignard dans son étui sous le lit luit sans moi

Il était temps...  Heureusement la pluie ... qui fait partir le démon... Poème mystérieux sans l'être, on devine la souffrance, le drame peut-être...

Vous devez vous confier, à qui de droit.

Posté(e)

Un texte saccadé oui c'est ce que j'ai ressenti à la lecture de celui-ci. J'ai aimé la forme, quant au fond j'ai été touchée. 

Merci pour ce partage @Eobb

Posté(e)
  • Semeur d’échos

L’âpreté des mots dit l’agression avant que le démon ne s’éloigne. Un texte fort et serré.

Posté(e)

Tout a été dit précédemment et tous se retrouvent un peu, beaucoup, pas du tout,  probablement.

Donc pour vous dire que votre syntaxe déstructurée me touche beaucoup avec tout ce qu'elle contient de souffrance.

La pluie est une eau baptismale, souvent et heureusement, même si le dicton nous enseigne "après la pluie le beau temps".

Merci @Eobb

Posté(e)
Le 17/09/2023 à 00:52, Eobb a écrit :

Ce chemin maquillé vélo quatre roues cycle et retour,

Ces quatre saisons printemps envolé sans renaissance

J'ai aimé tout le poème et plus particulièrement cette parole avec les quatre roues pour tenir l'équilibre, et puis on en enlève deux, restent deux et il faut bien rouler ... 💫

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des vers d'une grande intensité dramatique, dont la déstructuration illustre le préjudice subi. Rien n'est pire qu'une enfance volée.

Posté(e)

Rêve ou cauchemar, les mots restent poésie. 

Posté(e)
  • Auteur
Le 17/09/2023 à 06:42, Alba a écrit :

Un poème au rythme saccadé, à la syntaxe resserrée, creuset d'une émotion intense et d'une violence nichée au coeur des vers.

C'est une lecture originale et forte, reflet d'un écrit contracté par l'angoisse !

Peut-être croisé une personne qui a besoin de parler

 

Le 17/09/2023 à 09:22, Marc Hiver a écrit :

@Eobb

 

C'est pas Dieu possible ! Au top !

Merci Marc

 

Le 17/09/2023 à 09:25, Tarentaise a écrit :

Étrange samedi soir, mais c'est la faute de la pluie…

 

C'est la pluie du sabbat

 

Le 17/09/2023 à 10:24, Sertorius a écrit :

Il y a quelque chose, dans la syntaxe et le vocabulaire, d'une fuite salvatrice.

J'ai l'impression qu'il s'agit d'échapper à un amant destructeur (un démon).

Les ruptures de la construction logique des phrases sont à la fois poétiques et évocatrices. 

Les sons et les respirations

 

Le 17/09/2023 à 13:46, Nâau a écrit :

Une dimension de tragédie palpable très bien décrite avec originalité !

Merci Näau

 

Le 17/09/2023 à 17:18, Daniel Muller-Ferguson a écrit :

Un petit portrait de vie. Avec ce qu'il faut de légèreté pour décrire l'innommable de ce que l'on étouffe.

 

Les cris silencieux sont les plus stridents.

Les cris aiment aussi passer par les rires

 

Le 17/09/2023 à 17:28, Diane a écrit :

 

Je crois que nous avons tous compris se qui se cache sous le petit chapeau bleu...

Respire. C'est fini.

 

 

 

Des lamelles. Prenez un champignon, coupez-lui le pied sauf le dernier centimètre sous la tête. Prenez une feuille de papier blanche, y faire un trou, y déposer ce morceau de champignon ainsi préparé. Récupérer la poudre un peu plus tard et voir la vie en  bleu

 

Le 17/09/2023 à 17:36, Martialys a écrit :

Il était temps...  Heureusement la pluie ... qui fait partir le démon... Poème mystérieux sans l'être, on devine la souffrance, le drame peut-être...

Vous devez vous confier, à qui de droit.

Cette histoire n'est pas la mienne Martialys

 

Le 17/09/2023 à 19:19, Epicene a écrit :

Un texte saccadé oui c'est ce que j'ai ressenti à la lecture de celui-ci. J'ai aimé la forme, quant au fond j'ai été touchée. 

Merci pour ce partage @Eobb

Merci Epicene

 

Le 17/09/2023 à 23:58, Jeep a écrit :

L’âpreté des mots dit l’agression avant que le démon ne s’éloigne. Un texte fort et serré.

Merci Jeep

 

Le 18/09/2023 à 05:41, Margueritte Cèdre a écrit :

Tout a été dit précédemment et tous se retrouvent un peu, beaucoup, pas du tout,  probablement.

Donc pour vous dire que votre syntaxe déstructurée me touche beaucoup avec tout ce qu'elle contient de souffrance.

La pluie est une eau baptismale, souvent et heureusement, même si le dicton nous enseigne "après la pluie le beau temps".

Merci @Eobb

La pluie est un miracle

 

Le 18/09/2023 à 10:52, Joailes a écrit :

J'ai aimé tout le poème et plus particulièrement cette parole avec les quatre roues pour tenir l'équilibre, et puis on en enlève deux, restent deux et il faut bien rouler ... 💫

Tout roule

 

Le 18/09/2023 à 14:58, Thy Jeanin a écrit :

Des vers d'une grande intensité dramatique, dont la déstructuration illustre le préjudice subi. Rien n'est pire qu'une enfance volée.

Rien n'est ni pire ni moins pire de mon avis tout est pire

 

Le 19/09/2023 à 15:09, Patricia a écrit :

Rêve ou cauchemar, les mots restent poésie. 

Les mots sont parfois des armes : publicité, politique, propagande...

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.