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Confession

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Les mots semblent le sang qui coule dans mes veines

Et mes vers ont l’odeur du jour et de la nuit,

Comme un épais parfum dont la fragrance suit

Dans les derniers jardins les senteurs des verveines.

 

Malgré tous les atours dont se parent les reines,

Le bonheur ne survient qu’aux portes de l’ennui,

À la fin de l’été, quand le rêve s’enfuit

Vers le monde oublié des tritons et sirènes.

 

Il y eut des désirs, des éblouissements.

Je ne saurais transcrire un peu de ces moments 

Qu’avec un cri du cœur pour taire ma faiblesse.

 

Ô mes vers assoupis qui voulez me trahir,

Ne dites rien de plus de ma sourde détresse,

De cette part de moi que je ne peux souffrir.

 

Posté(e)
Il y a 4 heures, Jeep a écrit :

Les mots semblent le sang qui coule dans mes veines

Et mes vers ont l’odeur du jour et de la nuit,

 

Comment ces vers ne pourraient pas me toucher ? Très beaux, trop beaux.

@Jeep, votre plume m'a aussi manqué. Je me retrouve, un peu, retrouve du temps pour moi, un peu.

 

 

Posté(e)

Très jolie confession, un sonnet beau et touchant.

Posté(e)

Je n'ai pu m'empêcher de lire à voix basse pour respecter la confession touchante de ces vers assoupis. 

Posté(e)

Sonnet intimiste qui laisse transparaître une certaine tristesse.

+

 

 

Posté(e)
Il y a 16 heures, Jeep a écrit :

Les mots semblent le sang qui coule dans mes veines

 

Il y a 16 heures, Jeep a écrit :

Malgré tous les atours dont se parent les reines,

Le bonheur ne survient qu’aux portes de l’ennui,

C'est très schopenhauerien.

Le désir et l'ennui.

"La vie oscille, comme un pendule, de droite et de gauche, de la souffrance à l'ennui."

Ce que c'est que de nous...

J'aime beaucoup les résonances philosophiques de votre poème.

Et la forme est superbe.

Posté(e)
Il y a 17 heures, Jeep a écrit :

Il y eut des désirs, des éblouissements.

Je ne saurais transcrire un peu de ces moments 

Qu’avec un cri du cœur pour taire ma faiblesse.

 

Oh mais si vous pourriez Jeep 😊 ....allez-y...criez le ! 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un premier quatrain languissant, presque symboliste. Le second me paraît un tantinet satirique (on doit respirer mieux, dans la baie!). Les deux tercets me surprennent. Certes très beaux (comme l'ensemble du sonnet), ils justifient le titre sans l'éclairer. Ce n'est pas un reproche, mais un constat. Il y a comme la suspension d'un drame qui reste indicible et qu'on peut librement imaginer.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un beau et touchant poème, vibrant d'émotion !

C'est une lecture qui touche tous les coeurs !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Encore un grand sonnet @Jeep... Avant-goût de l'automne qui nous fait signe ?

Posté(e)

@Jeep et Jean-Jacques, tout un programme ! Au top !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Quelle émouvante confession, @Jeep

"Ô mes vers assoupis qui voulez me trahir,

Ne dites rien de plus de ma sourde détresse,

De cette part de moi que je ne peux souffrir."

Je cite ce très beau tercet mais je pourrai tout autant citer chacun de vos vers, @Jeep💫

Posté(e)

Remarquable poésie.

Posté(e)

Une confession superbe ! Le dernier tercet est un véritable aveu.

 

Le 06/09/2023 à 01:03, Jeep a écrit :

Ô mes vers assoupis qui voulez me trahir,

Ne dites rien de plus de ma sourde détresse,

De cette part de moi que je ne peux souffrir.

 

Difficile de mieux exprimer votre douleur, @Jeep.

Posté(e)
Le 06/09/2023 à 01:03, Jeep a écrit :

Les mots semblent le sang qui coule dans mes veines

Et mes vers ont l’odeur du jour et de la nuit,

Deux magnifiques vers qui me parlent et me touchent et qui sont les prémices d'un magnifique sonnet.

Merci pour ce moment de lecture que je découvre ce soir Jeep @Jeep

  • 2 mois plus tard...
Posté(e)
Le 06/09/2023 à 01:03, Jeep a écrit :

Les mots semblent le sang qui coule dans mes veines

Et mes vers ont l’odeur du jour et de la nuit,

Comme un épais parfum dont la fragrance suit

Dans les derniers jardins les senteurs des verveines.

Cette strophe montre à quel point, parfois, le besoin de mettre des mots sur la feuille est aussi nécessaire que respirer. La dernière strophe montre elle, à quel point parfois l'exigence envers soi-même peut pousser au silence. N'en faites rien cher @Jeep 🌟

Modifié par Bollinger

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