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La journaliste futée

Featured Replies

Posté(e)

 

 

Le prince charmant au demeurant

n'a que trois doigts à la main droite

et quand il enlève ses gants

il a toujours les mains moites

 

Il a un petit bouc tranquille

dans son jardin en friche

ainsi qu'un crocodile

qui mange de la quiche

 

Ses yeux sont incolores

et sa bouche trop fine

quand le coq chante il dort encore

sur un tapis d'hermine

 

Il ronfle sous le voile de son palais

avec un vieux chat roux

qui semble toujours enrhumé

et qui sent le sirop pour ma toux

 

Les tentures n'ont pas été lavées

depuis l'année du mildiou

toute les vignes avaient brûlé

et l'histoire est tabou,

top secret.

 

Sa servante s'est enfuie

toute nue un soir de pleine lune

on raconte des choses depuis

sur sa grande infortune

 

 

C'était un jeudi en un novembre qui tremble

une jeune journaliste en mal de scoop

parvint à le rejoindre dans sa chambre

elle avait des yeux comme des soucoupes

 

Il la trouva très belle, ce fut réciproque

elle ôta ses bas épais de laine grise

aux parfums d'anciennes époques

ils se firent, en se flairant, la bise.

 

Pour passer du vous au tu

il fallait bien quelques papouilles

on entendit des cris qui tuent

ceux du chasseur qui ne revient pas bredouille.

 

C'était un drôle de palais empli de bruits

nul ne s'en approchait jamais

mais tout le monde aurait donné sa vie

pour savoir qui le hantait

 

Dans tous les kiosques, le journal parut

et chacun se l'arracha

il y eut beaucoup de morts dans les rues

ce jour là.

 

Portée aux nues, aimée de son Prince,

elle fut vraiment comblée

pourtant, ses chances étaient minces

ce n'était qu'une gratte-papier …

 

(joailes – 4 juillet 2023)

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des portraits piquants et un récit habile à l'humour permanent !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Comme quoi il faut être optimiste, s’avérer séduisant(e) dans le regard de quelqu’un malgré d’apparents handicaps et trouver chaussure à son pied, et puis c’est si bien écrit.

Posté(e)

Ce poème m'a évoqué des livres pour enfants (c'est un compliment de ma part), avec tout plein de rebondissements et de descriptions si loufoques mais si rafraichissante qui ouvrent à l'imaginaire ... Un petit voyage en enfance pour ma part donc !

 

Je rajouterais aussi que j'ai beaucoup aimé le côté sophistiqué de l'écriture. Subtil et bien fait !

Posté(e)

La première strophe me fait penser à la blague de l’homme qui se présente chez le médecin en avouant, gêné :

- Docteur, j’ai cinq sexes…

Et le médecin de s’exclamer joyeusement :

- Oh, votre slip vous va comme un gant !

 

Ici, notre prince n’a que trois doigts, un de plus que l’odieuse souris impérialiste, ce qui ne va pas l’empêcher de trouver l’amour, incarné par une roturière, journaliste de son état. Tout est bien qui finit bien dans le monde élucubré et chamarré de la poésie joaillesque.

 

Pour notre plus grand plaisir.

 

H.

Posté(e)

Le changement de mètre signale un tournant dans cette adorable histoire d'amour entre le prince et la plumitive

Posté(e)
  • Administrateur

Une belle galerie de portraits fantaisistes comme tu sais nous les offrir. Il ne reste plus qu'à mettre tout cela en image 😉 

Posté(e)

Une lecture pleine de rebondissements qui fait à la fois sourire et réfléchir sur le fait qu'il ne faut jamais se sentir inférieur aux autres car tout le monde à sa chance dans la vie mais parfois il faut aussi savoir la provoquer et aller la chercher.

Le paraître est souvent une couche d'or sur de la rouille alors que l'être est cette rouille qui recouvre l'or.

Deux mondes qui n'auraient sans doute jamais du se rencontrer et qui s'unissent dans un mariage heureux comme le veut souvent un joli conte de fées.

Merci Joailes pour ce moment de partage.

🙂

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Superbe @Joailes, un récit empreint d'humour et d'une morale certaine comme nous les aimons tous et toutes !

 

Posté(e)

C'est tout bon @Joailes, c'est tout bon ! Et hop !

Posté(e)

Oui c’est intéressant…moi j’y vois ( mais j’ai l’esprit mal tourné) le portrait

d'un dictateur ..et je n’ai pas l’impression que cette histoire finisse si bien que ça !

 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Les journalistes n'ont plus aucune morale. Fi!Mais aussi, un prince qui n'a que trois pinces en pince pour pas grand chose. Quelqu'un m'a dit que la servante en fuyant emportait deux doigts... Encore une idée de complotiste!

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Fantastique, absurde et romantique se conjuguent avec votre humour pince-sans-rire @Joailes. Bravo comme toujours.

Posté(e)
Le 04/07/2023 à 22:05, Joailes a écrit :

 

 

Le prince charmant au demeurant

n'a que trois doigts à la main droite

et quand il enlève ses gants

il a toujours les mains moites

 

Il a un petit bouc tranquille

dans son jardin en friche

ainsi qu'un crocodile

qui mange de la quiche

 

Ses yeux sont incolores

et sa bouche trop fine

quand le coq chante il dort encore

sur un tapis d'hermine

 

Il ronfle sous le voile de son palais

avec un vieux chat roux

qui semble toujours enrhumé

et qui sent le sirop pour ma toux

 

Les tentures n'ont pas été lavées

depuis l'année du mildiou

toute les vignes avaient brûlé

et l'histoire est tabou,

top secret.

 

Sa servante s'est enfuie

toute nue un soir de pleine lune

on raconte des choses depuis

sur sa grande infortune

 

 

C'était un jeudi en un novembre qui tremble

une jeune journaliste en mal de scoop

parvint à le rejoindre dans sa chambre

elle avait des yeux comme des soucoupes

 

Il la trouva très belle, ce fut réciproque

elle ôta ses bas épais de laine grise

aux parfums d'anciennes époques

ils se firent, en se flairant, la bise.

 

Pour passer du vous au tu

il fallait bien quelques papouilles

on entendit des cris qui tuent

ceux du chasseur qui ne revient pas bredouille.

 

C'était un drôle de palais empli de bruits

nul ne s'en approchait jamais

mais tout le monde aurait donné sa vie

pour savoir qui le hantait

 

Dans tous les kiosques, le journal parut

et chacun se l'arracha

il y eut beaucoup de morts dans les rues

ce jour là.

 

Portée aux nues, aimée de son Prince,

elle fut vraiment comblée

pourtant, ses chances étaient minces

ce n'était qu'une gratte-papier …

 

(joailes – 4 juillet 2023)

Un poème comme un conte ! J’ai eu l’impression que vous le lisiez à haute voix et vous m’avez embarqué dans votre histoire 😉

Posté(e)
  • Auteur
il y a 8 minutes, Nâau a écrit :

J’ai eu l’impression que vous le lisiez à haute voix et vous m’avez embarqué dans votre histoire 😉

chère @Nâau j'en suis fort aise ! Merci. 

Merci à tous. @Alba @Jeep @Hausman @Héloïse Maubert @Pierre Lamy @Eathanor @Patricia @Sophie @Marc Hiver @Diane @Thy Jeanin @Tarentaise et donc, @Nâau ! 🙂 

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