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Puisque tout s’efface

Featured Replies

Posté(e)

 

 

 Puisque tout s’efface

Que le temps façonne l’oubli

Qu’à son souffle sans fin

Tout vient à se tarir

 

Que les fleurs au jardin ne durent

Que les rivières coulent leur insomnie

Sur les pensées d’un autre jour

Sous les griffes du vent pressé

 

Que le jour trébuche dans le soir

Pour en retenir tant de remords

Dans son immense soupir

 

Puisque tout s’efface

Au bout de l’éclaircie

Qu’un soleil vient s’y perdre

Que les yeux parfois se ferment

 

Qu’aux fiançailles des saisons

Dans leur si grand vol

Nous nous somme perdus

 

Que nos mains désunies

Sur mes peines

On fait leur lit

 

Puisque tout s’efface

Qu’il est si difficile de grandir

En ce trouble ce monde

 

Que l’enfance ne dure

Qu’en de vagues souvenirs

 

Qu’un horizon s’est tu

Au  dernier vol d’un passereau

Par-delà les plaines

 

Que déjà là-bas

C’était hier

Sur sa barque éphémère

 

Puisque que tout s’efface

Jusqu’à nos aurevoirs

 

Il restera quelques mots

Sur quelques pages

Puis le tictac d’une horloge

Où j’ai si souvent attendu

 

 

 

Posté(e)

Des vers inégaux et sans rimes pour un registre d’images douces amères. On ne peut être qu’en accord avec le propos, il est vrai que rien ne dure, c’est aussi ce qui fait le charme et l’intérêt de la vie, trouvé-je, parce que si tout s’éternisait et finissait en routine, quel ennui… Mais comme le dit l’auteur, il reste des mots sur des pages, et ça, ce n’est pas rien.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le temps passe, en effet, tu le dis avec justesse et mélancolie !

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

J'aime la fluidité de vos vers, @Thierry Demercastel. Je n'ai pas perçu la présence de vers inégaux et s'il en est,  peu importe...  Le temps fuit et s'enfuit inexorablement.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Tout passe, tout lasse, tout casse, tout fout l’camp, en fin de compte tout s’efface. Ces vers fluides le répètent élégamment.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une cascade d'images magnifiques pour renouveler le thème de l'ingratitude du temps. Paradoxe: ce temps qui ruine notre désir de pérennité exerce sur notre petit cœur une fascination morbide. Fructueuse pourtant: elle nous inspire poésie et philosophie.

Posté(e)

@Thierry Demercastel

 

Une mélancolie qui ne l'engendre pas. Et hop !

Posté(e)

C'est un texte splendide,qui rappelle, explique - je me pose souvent la question - cette étrange pulsion qui pousse à prendre un stylo et un carnet et y espérer quelques mots inutiles 🙃.

Posté(e)

Le choix des vers libres est ici particulièrement pertinent

ce poème nos rappelle que nous ne sommes ici-bas qu'à titre provisoire

Posté(e)

Oui tout s'efface ... sauf la poésie à l'encre indélébile. 

Posté(e)
Il y a 23 heures, Thierry Demercastel a écrit :

 

 

 Puisque tout s’efface

Que le temps façonne l’oubli

Qu’à son souffle sans fin

Tout vient à se tarir

 

Que les fleurs au jardin ne durent

Que les rivières coulent leur insomnie

Sur les pensées d’un autre jour

Sous les griffes du vent pressé

 

Que le jour trébuche dans le soir

Pour en retenir tant de remords

Dans son immense soupir

 

Puisque tout s’efface

Au bout de l’éclaircie

Qu’un soleil vient s’y perdre

Que les yeux parfois se ferment

 

Qu’aux fiançailles des saisons

Dans leur si grand vol

Nous nous somme perdus

 

Que nos mains désunies

Sur mes peines

On fait leur lit

 

Puisque tout s’efface

Qu’il est si difficile de grandir

En ce trouble ce monde

 

Que l’enfance ne dure

Qu’en de vagues souvenirs

 

Qu’un horizon s’est tu

Au  dernier vol d’un passereau

Par-delà les plaines

 

Que déjà là-bas

C’était hier

Sur sa barque éphémère

 

Puisque que tout s’efface

Jusqu’à nos aurevoirs

 

Il restera quelques mots

Sur quelques pages

Puis le tictac d’une horloge

Où j’ai si souvent attendu

 

 

 

Exprimer sa peine n’est pas chose facile… vous l’avez fait avec une élégante résignation ! Un touchant poème où tous pouvons nous identifier 😉

Posté(e)
  • Auteur
Le 02/07/2023 à 17:18, Sophie a écrit :

J'aime la fluidité de vos vers, @Thierry Demercastel. Je n'ai pas perçu la présence de vers inégaux et s'il en est,  peu importe...  Le temps fuit et s'enfuit inexorablement.

il y a longtemps que je ne me préoccupe plus de cela car j'ai compris que la poésie était une musique et que chaque vers dictait sa mélodie et chacun la perçoit à sa façon. Toutes les musiques ne donnent pas les mêmes sensations selon les personnes. Un peu comme la peinture qui déclencherait chez certaines personnes un enthousiasme et chez d'autres un désintérêt.
 

Merci.

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Le 02/07/2023 à 23:22, Thierry Demercastel a écrit :

Que déjà là-bas

C’était hier

Sur sa barque éphémère

Ainsi va la destinée des hommes et vous l'exprimez si bien…

  • 3 mois plus tard...
Posté(e)
Le 02/07/2023 à 16:22, Thierry Demercastel a écrit :

Il restera quelques mots

Sur quelques pages

Puis le tictac d’une horloge

Où j’ai si souvent attendu

L'espoir de tous ceux d'entre nous qui écrivent : que quelques pages nous survivent. C'est fort bien conduit. 🌟

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