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Bienvenue à Egoland

Featured Replies

Posté(e)

C’est la rue houleuse, ses arbres mutilés,
Ses crabes vrombissant, avaleurs de silence,
Les trottoirs infestés de rogatons souillés,
Des sachets éventrés, grouillant de pestilence,

 

Les badauds ébahis aux regards sans mémoire,
Les chiens abasourdis, léchant leur désespoir,
Des mâles tatoués tentés par les tétons
D’hilares Lolita à la verte toison,

 

D’atroces sirènes diffusent la terreur
De ces fourgons blindés d’un ordre qui fait peur,
Quelques morts en sursis nés d’une insignifiance
Gigotent, perfusés, au fond d’une ambulance,

 

Les bistrot animés comme un zoo en parade,
Exhibent, hâbleuses, leurs stars en débandade,
Autruches criardes, harpies insatiables,
Geeks hypocondriaques, gandins pitoyables,

 

En rondes maussades, des zombis à roulettes,
Filent sans but précis, guidés par leur casquette,
Dans les cours de récré, des braillements sauvages,
Agressent consternés, les instits en naufrage,

 

Imbroglio, hourvari, sous la même bannière
De ce « tout à l’ego » comme unique prière…
Dans un bocal fêlé où quelques algues bougent,
Sillonne sans regret l'ombre d'un poisson rouge.

Modifié par Banniange

Posté(e)

Tableau superbement cruel et sans concession.

le dernier quatrain et singulièrement le dernier vers sont d’un incroyable réalisme.

Poétique néanmoins toujours.

 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème très sévère et très critique sur notre société d'aujourd'hui.

Le vocabulaire est recherché, j'ai retrouvé avec plaisir le démodé "gandin".

Une belle lecture, volontairement sombre et univoque.

Modifié par Alba

Posté(e)

Le constat fait un peu peur, vu d'une cabane isolée dans la montagne, mais tellement bien dépeint qu'on pourrait en faire une peinture à la manière d'Edvard Munch ... 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

 Vu de Moimoimoi,  petit village périphérique, cette description haletante, sinon poétique, de notre société est, au fond, assez réaliste.

Posté(e)

Le constat urbain d’un monde décadent vu à travers un trou de serrure, peinture outrancière réalisée au couteau.

 

Il y a un poisson rouge en chacun de nous. Bloub bloub bloub 🐟

Posté(e)

Les quatrains riment, mais la métrique aléatoire suggère le désordre de rigueur dans cette étrange cité

Posté(e)
Il y a 12 heures, Banniange a écrit :

De ce « tout à l’ego » comme unique prière…

Un poème qui frappe les consciences, là où ça fait mal. Incisif, éventrant une sorte de cours des miracles des penchants humains tombant comme des viscères sur l'asphalte.

Posté(e)
  • Auteur

  Merci pour vos lectures et appréciations, J'en ai arpenté quelques unes de ces cités étranges et pas uniquement dans la quatrième dimension ...mais il est vrai que je ne suis pas géomètre!

Modifié par Banniange

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une peinture sans concession de ce qu'est que devenu la ville à l'occident…

Posté(e)
Il y a 17 heures, Banniange a écrit :

C’est la rue houleuse, ses arbres mutilés,
Ses crabes vrombissant, avaleurs de silence,
Les trottoirs infestés de rogatons souillés,
Des sachets éventrés, grouillant de pestilence,

 

Les badauds ébahis aux regards sans mémoire,
Les chiens abasourdis, léchant leur désespoir,
Des mâles tatoués tentés par les tétons
D’hilares Lolita à la verte toison,

 

D’atroces sirènes diffusent la terreur
De ces fourgons blindés d’un ordre qui fait peur,
Quelques morts en sursis nés d’une insignifiance
Gigotent, perfusés, au fond d’une ambulance,

 

Les bistrot animés comme un zoo en parade,
Exhibent, hâbleuses, leurs stars en débandade,
Autruches criardes, harpies insatiables,
Geeks hypocondriaques, gandins pitoyables,

 

En rondes maussades, des zombis à roulettes,
Filent sans but précis, guidés par leur casquette,
Dans les cours de récré, des braillements sauvages,
Agressent consternés, les instits en naufrage,

 

Imbroglio, hourvari, sous la même bannière
De ce « tout à l’ego » comme unique prière…
Dans un bocal fêlé où quelques algues bougent,
Sillonne sans regret l'ombre d'un poisson rouge.

Et bien voilà une perception précise et sarcastique sur une des facettes de notre monde dans lequel nous évoluons et que nous entretenons aussi au quotidien quand notre égo dirige nos pensées… le talent ici est de transmettre cette vision dans un poème finement écrit !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Trempée dans l'acide, la plume? Même pas. Un condensé de réel, à peine exagéré. Et d'une efficacité redoutable!

Le 28/06/2023 à 19:41, Banniange a écrit :

Ses crabes vrombissant, avaleurs de silence,

Le crabe est bien choisi pour parler de ce cancer qui ronge la société.

Le 28/06/2023 à 19:41, Banniange a écrit :

« tout à l’ego » comme unique prière…

Formule choc: c'est tout à fait ça.

  • 3 mois plus tard...
Posté(e)
Le 28/06/2023 à 19:41, Banniange a écrit :

Imbroglio, hourvari, sous la même bannière
De ce « tout à l’ego » comme unique prière…
Dans un bocal fêlé où quelques algues bougent,
Sillonne sans regret l'ombre d'un poisson rouge.

 

Une dernière strophe magistrale où le mélange des langues ( et la trouvaille en jeu de mots) appellent justement à faire descendre de plusieurs barreaux cet ego détestable. 🌟

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