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Aux jambes des dimanches

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Aux jambes blanches des dimanches d’antan

ruisselle une sourde lumière

note ténue en mémoire

que renouvelle la saison venteuse

et sa pelisse d’argent

où brillent brindilles

les ors rougis du temps

qui tourne en rond

ramène encore les mêmes feux

ternis à la même rampe

les mains de marbre tentent l’applaudissement

mais les neiges nouvelles abondantes

ensevelissent si vite

ces résidus de braises

flot d’un Atlantide brûlant

n’en surnage qu’un fil de rêve

au coin d’un cœur gisant

et sur les joues rouges du couchant

coule vermeille

une larme d’enfant.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un thème original et inattendu mais un poème superbement mené et un final infiniment émouvant !

Posté(e)

Beau poème libre. J’ai juste un problème de comprenette… Avec de la ponctuation, on peut considérer que jusqu’à « tourne en rond », c’est une longue phrase descriptive, très jolie d’ailleurs.

 

Aux jambes blanches des dimanches d’antan, ruisselle une sourde lumière, note ténue en mémoire que renouvelle le saison venteuse et sa pelisse d’argent où brillent brindilles, les ors rougis du temps

qui tourne en rond.

 

C’est ensuite avec ce « ramène encore les mêmes feux » où je ne vois pas le sujet. Mais c’est tout, l’ensemble est bien sympa !

 

H

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

C'est le temps (deux vers avant) qui en est le sujet, la phrase rebondit. 😉 Merci ,Héloïse.

Posté(e)

Ah... Du coup ma découpe ne colle pas^^ Merci Thierry !

Posté(e)

J'aime bien l'absence de ponctuation qui permet de ne pas s'arrêter avant la larme qui coule ... 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Les mots, en l'occurrence se suffisent à eux-mêmes. 

"N'en surnage qu'un fil de rêve

Au coin d'un coeur gisant

Et sur les joues rouges du couchant

Coule vermeille

Une larme d'enfant."

C'est sublime !

Posté(e)

Ça fleure bon l'écriture automatique.

Me trompai-je ?

 

Posté(e)
Il y a 2 heures, Thy Jeanin a écrit :

Aux jambes blanches des dimanches d’antan

ruisselle une sourde lumière

note ténue en mémoire

que renouvelle la saison venteuse

et sa pelisse d’argent

où brillent brindilles

les ors rougis du temps

qui tourne en rond

ramène encore les mêmes feux

ternis à la même rampe

les mains de marbre tentent l’applaudissement

mais les neiges nouvelles abondantes

ensevelissent si vite

ces résidus de braises

flot d’un Atlantide brûlant

n’en surnage qu’un fil de rêve

au coin d’un cœur gisant

et sur les joues rouges du couchant

coule vermeille

une larme d’enfant.

Les « jambes blanches des dimanches d’antan » ont un effet incroyable d’inspiration ! Je n’ai pas « les mains de marbre » mais j’applaudis 😉 sur « les ors rougis du temps qui tourne en rond » 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

On se laisse emporter sur le fil du poème par la musique des mots et ce faux rythme propre aux vers libres qui est à la poésie ce que le jazz est à la musique classique.

Posté(e)
Il y a 3 heures, Thy Jeanin a écrit :

les ors rougis du temps

qui tourne en rond

ramène encore les mêmes feux


c est vrai que j’ai moi aussi le même souci avec la construction de cette phrase…:

que font les ors rougis là dedans’ si c’est le temps qui ramène  ? 🤔

Posté(e)

Je me sens moins seule 😎

 

Avec "ramènent" j'aurais pu le relier avec les ors rougis...

Modifié par Héloïse Maubert

Posté(e)

@Thy Jeanin

 

Incroyable mais vrai. Et hop !

Posté(e)

Un tableau délicatement peint comme un calendrier sur lequel les images des saisons sont remplacés par des mots qui effleurent l'esprit du lecteur jusqu'à ce  point final qui donne une dimension toute particulière au dernier vers.

Ici, la liberté des mots épouse à la perfection celle du poète.

Merci Thy Jeanin @Thy Jeanin pour l'émotion finale.

🙂

 

Posté(e)

Ah oui !  @Bruant tout de suite avec un simple "et", ça le fait !

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Le 25/06/2023 à 19:28, Thy Jeanin a écrit :

que renouvelle la saison venteuse

et sa pelisse d’argent

Le verbe devrait se mettre au pluriel (renouvellent), mais la liberté de syntaxe que permet l'ambiguïté des vers libres admet, je crois, l'ellipse d'une répétition pesante: et (que renouvelle aussi) sa pelisse d'argent. Ça ne marcherait pas avec de la prose, même poétique. C'est l'un des bénéfices des vers libres, qui méritent bien leur qualificatif. N'est-ce pas Popaul (pardon: Verlaine) qui recommandait de tordre son cou à la syntaxe? Si nécessaire seulement!

 

J'aime bien la comparaison avec le jazz, Jeep.

 

L'écriture va peut-être dans ce cas pêcher en eaux profondes, Pierre Lamy, mais ce n'est pas de l'écriture automatique. Je crois que celle-ci est une gageure que les surréalistes n'ont jamais vraiment réussie. Leurs meilleurs textes, même les plus déjantés, ont été écrits avec au moins un œil mi-ouvert...

 

Merci de cet échange généreux!

Modifié par Thy Jeanin

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Après tous ces échanges, il me reste à dire que j'ai été touché par cette larme...

Posté(e)

C'est toujours un évènement de te retrouver dans tes poèmes. La force de tes images fait naufrager mon âme. C'est puissant et si riche mais le plus beau à mes yeux c'est cette profonde humilité qui se cache derrière le poète. Il s'en dégage à chaque fois comme une douce lumière qui éclaire tes vers. 

  • 3 mois plus tard...
Posté(e)
Le 25/06/2023 à 19:28, Thy Jeanin a écrit :

Aux jambes blanches des dimanches d’antan

Très beau texte avec un premier vers à l'image parfaite. 🌟

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