Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

La déchirure

Featured Replies

Posté(e)
  • Administrateur

4548.jpg

(Image générée avec l'aide de MidJourney)

 

Dans le velours d'un silence serti de larmes,

Je me souviens encore de cette déchirure,

Cet ossuaire abandonné sous une lune rousse,

Ces marbres léchés par une langue de poussière.

 

Sur les croix ébréchées aux  habits de mousse,

Le temps égarait ses écailles contre le granit.

Parmi les quelques rares allées en perdition,

Un vent halluciné guidait mon pas pesant.

 

L'humus exhalait des gémissements humides,

Un lent murmure narrant la glèbe de nos vies.

Les pierres racontaient un monde harponné,

À jamais décomposé parmi les stèles funéraires.

 

Le ciel déglutissait des débris de souvenirs sépia.

Ils gelaient sur la froideur de tombes anonymes.

En déposant enfin ma besace d'amant solitaire,

Je ne crois pas avoir pleuré devant ta sépulture.

                             

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème crépusculaire, triste et beau.

Tout semble vivant, bien que tout soit mort. Étrange vie du monde !

Tout est pourtant déserté, comme en témoigne le final.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

La fin du poème est magistrale, @Eathanor. Le dernier vers est infiniment émouvant. Les vers les plus tristes sont vraiment les plus beaux.

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Brrrrr! L’ambiance sinistre à souhait d’un cimetière où l’on s’attend à voir surgir des morts vivants, bien restituée par l’intelligence artificielle, le choix des mots, le choc de l’image, un dernier vers qui restitue un semblant d’humanité au décor.

Posté(e)

L’autre jour, vous parliez de Ducasse, j’en vois ici la filiation manifeste. Un soupçon de Lovecraft également. Cette virée nocturne et glaçante au cimetière est très prenante et l’ultime vers en referme parfaitement la stèle funéraire. Pas d’étoiles, elles sont givrées.

 

Bon, je vais aller arracher la tête d’un corbeau ou d’une chauve-souris avec les dents, moi.

 

Hell-O

Posté(e)

Sans rime ni rythme, mais foisonnant d'images, ces vers évoquent bien le délabrement de cette nécropole

Posté(e)

Un compost de passé à l'abandon où le présent vient puiser sa force. La lumière couve dans l'ombre.

Posté(e)

Une déchirure où semble mener un chemin inexorable …

Posté(e)

@Eathanor

 

Plus triste que ce poème, tu meurs et pourtant que c'est bon ! et top !

Posté(e)
Il y a 16 heures, Eathanor a écrit :

Les pierres racontaient un monde harponné,

À jamais décomposé parmi les stèles funéraires.

Un poème triste à souhait comme tu sais si bien les faire

Posté(e)

Un poème en vers libres pour nous guider vers cette tombe au coeur d'un mystère qui nous tient en haleine du premier au dernier mot.

Malgré  l'ambiance sombre et morbide comme j'aime les ressentir en poésie, il y a de la beauté dans chacun des tableaux que vous nous contez.

Merci Eathanor @Eathanor pour ce moment de lecture.

🙂

Posté(e)

Tu viens d'inventer le néo-gothique poétique. Un genre au goût de métal, avec un soupçon de littérature horrifique  américaine et un noir et blanc digne de la Warner...

Posté(e)
Le 22/06/2023 à 19:29, Eathanor a écrit :

4548.jpg

(Image générée avec l'aide de MidJourney)

 

Dans le velours d'un silence serti de larmes,

Je me souviens encore de cette déchirure,

Cet ossuaire abandonné sous une lune rousse,

Ces marbres léchés par une langue de poussière.

 

Sur les croix ébréchées aux  habits de mousse,

Le temps égarait ses écailles contre le granit.

Parmi les quelques rares allées en perdition,

Un vent halluciné guidait mon pas pesant.

 

L'humus exhalait des gémissements humides,

Un lent murmure narrant la glèbe de nos vies.

Les pierres racontaient un monde harponné,

À jamais décomposé parmi les stèles funéraires.

 

Le ciel déglutissait des débris de souvenirs sépia.

Ils gelaient sur la froideur de tombes anonymes.

En déposant enfin ma besace d'amant solitaire,

Je ne crois pas avoir pleuré devant ta sépulture.

                             

Une ambiance sombre qui met en avant une vision lucide sur votre émotion transmise à travers cette atmosphère singulière où l’acuité cinglante  reflète votre état d’âme . Bravo !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une plume trempée dans l'encre des ténèbres, et d'une somptueuse qualité. La litote finale est très réussie, comme un hoquet sépulcral.

Posté(e)

Un poème regorgeant d'images qui nous enveloppent d'un sinistre linceul, avant de nous assener la révélation finale.

  • 3 mois plus tard...
Posté(e)
Le 22/06/2023 à 19:29, Eathanor a écrit :

Le ciel déglutissait des débris de souvenirs sépia.

Le poème est noir cimetière et ce vers magnifique. 🌟

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.