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Un pont trop loin

Featured Replies

Posté(e)

Sur les ponts, nous errons et tombons quelquefois,

On voudrait s’arrêter mais le temps n’attend pas,

L’ombre des souvenirs et ses ailes géantes

Dans un ciel en soupir vainement se lamentent,

 

Fantômes d’un instant qui en brume s’en vont

Vers les eaux du Léthé où se noient les passions,

Chaque jour, les déserts nous envoient leurs mirages

Qui viennent conforter notre éphémère image,

 

Sous les ponts où sinuent des cadavres d’amour

A qui l’on chuchotait :« je t’aimerai toujours »,

L’éternité n’était qu’un battement de cil

Qui parfois s’animait au fond de notre exil,

 

Alors, nous reprenons nos routes dévastées,

Ces sillons de douleur qui traînent sous nos pas,

Déjà nous avançons au milieu de fumées

Vers cet ultime pont dont on ne revient pas,

 

Et nous qui désirons sans fin dans l’impatience

Oublier les tourments des vaines existences,

Faut-il se contenter tels ces gens du voyage

De suivre librement la ronde des nuages?

Modifié par Banniange

Posté(e)

Une vision assez sombre et pessimiste de nos éphémères existences. Les ponts ne sont jamais que des passages d’une rive à l’autre, certaines sont glissantes, d’autres boueuses, certaines d’herbe tendre. Quant au dernier pont, je préfère y songer le jour où je mettrai le pied dessus.

 

Le fait d’avoir choisi de composer le poème en une seule et unique phrase est difficile pour la respiration, teuf teuf, mais je trouve que c’est une option judicieuse pour justement exprimer ces différentes étapes (les ponts) sur la rivière périlleuse et souvent illusoire de la vie.

 

Pour les gens du voyage, c'est peut-être eux qui sont dans le vrai, je ne sais pas...

 

H

Posté(e)

Cette promenade d amertume de pont en pont s’apparente aux étapes d un long calvaire menant là où chacun a la possibilité d aller - l’auteur pose la question - librement ou pas…

C’est en tout cas remarquablement bien écrit et décrit .

Posté(e)
  • Semeur d’échos

« Sous les ponts où sinuent des cadavres d’amour

A qui l’on chuchotait :« je t’aimerai toujours »,

L’éternité n’était qu’un battement de cil

Qui parfois s’animait au fond de notre exil, »

 

Le quatrain que je préfère dans cette litanie où la vie se résume à des passages sous des ponts métaphoriques multiples jusqu’à voir la fin du tunnel.

Posté(e)

J'aime beaucoup cette idée de comparer l'existence à des ponts qui se succèdent les uns aux autres et que l'on traverse afin de continuer notre route vers le dernier pont, celui sur lequel on s'arrête un jour avec l'espoir que le temps nous permette de regarder notre vie défiler une dernière fois sous ce pont.

Comme Jeep @Jeep, j'ai une tendresse particulière pour ce quatrain.

Il y a 5 heures, Banniange a écrit :

Sous les ponts où sinuent des cadavres d’amour

A qui l’on chuchotait :« je t’aimerai toujours »,

L’éternité n’était qu’un battement de cil

Qui parfois s’animait au fond de notre exil,

Merci Banniange  @Banniange pour l'image qui reste en mémoire.

🙂

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Très belle métaphore filée dans ce beau et touchant poème tout emplis de symboles !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Splendide évocation de la condition humaine à travers des êtres fragiles que nous côtoyons sans les voir et qui pourtant en disent long sur nous-mêmes.

Posté(e)
Il y a 10 heures, Banniange a écrit :

Sur les ponts, nous errons et tombons quelquefois,

On voudrait s’arrêter mais le temps n’attend pas,

L’ombre des souvenirs et ses ailes géantes

Dans un ciel en soupir vainement se lamentent,

 

Fantômes d’un instant qui en brume s’en vont

Vers les eaux du Léthé où se noient les passions,

Chaque jour, les déserts nous envoient leurs mirages

Qui viennent conforter notre éphémère image,

 

Sous les ponts où sinuent des cadavres d’amour

A qui l’on chuchotait :« je t’aimerai toujours »,

L’éternité n’était qu’un battement de cil

Qui parfois s’animait au fond de notre exil,

 

Alors, nous reprenons nos routes dévastées,

Ces sillons de douleur qui traînent sous nos pas,

Déjà nous avançons au milieu de fumées

Vers cet ultime pont dont on ne revient pas,

 

Et nous qui désirons sans fin dans l’impatience

Oublier les tourments des vaines existences,

Faut-il se contenter tels ces gens du voyage

De suivre librement la ronde des nuages?

Une écriture fine , forte et une mise en lumière sur le chemin de nos existences, nos parcours ! C’est très beau 🤩 

Posté(e)

@Banniange

 

Le pont trop loin, l'échelle de Jacob, un saut vers l'inconnu. Et top !

Posté(e)

C'est très très beau, oui oui suivre librement la ronde des nuages, moi ça me dit bien!! 😊

Merci pour ce magnifique poème.

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Le 19/06/2023 à 15:56, Banniange a écrit :

Alors, nous reprenons nos routes dévastées,

Ces sillons de douleur qui traînent sous nos pas,

Déjà nous avançons au milieu de fumées

Vers cet ultime pont dont on ne revient pas

De ponts en ponts vers l'autre rive... Merci @Banniange

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