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Bégaiement organique

Featured Replies

Posté(e)

 

 

Mon cœur bégaye 

Quand il a le bourdon 

Il perd son souffle  

Il marmonne 

Il s’époumone 

À l’abandon 

 

Ses alvéoles s’essoufflent 

Se collabent du miel

Que cultivent les abeilles 

Aux fleurs des oreillettes 

De la timidité 

Avec qui je ne peux plus conter

Fleurette 

 

Par peur d’être jugés 

Mes mots trop pressés 

Se collent 

Ils forment un amas

Un caillou 

Sans écaille

Lisse

Et dessus glissent

Sans retenu 

D’être trop réprimés

Ils sortent à toute vitesse 

De plusieurs 

Ils ne font qu’un 

Apoplectiques 

Confondus en caillot

Ils gesticulent 

Ne sont plus au bon endroit 

Ectopiques

Avant d’être prononcés 

À l’envers 

Se sentent ridicules 

De rester coincés 

En travers 

Au centre des ventricules 

Pris en tenailles 

Ils voudraient tellement se dire 

Se raconter 

Défaire les noeuds 

Les liens qu’ils ont tissés 

Des sombres cavités 

Du manque de soi

De cette méfiance d’aimer 

Ils bataillent 

Comme un vieux péplum

Créant des frontières 

Des séparations 

En éperon militaire 

Pour que l’ennemi s’en aille 

Agitant les épées 

Des lances effilées 

Leurs lames

Criant sur ce mutisme 

Exégèse de leurs souffrances 

Issus des profondeurs  

De l’enfance 

 

 

Au septum

De mon cœur 

Qui bégaye

 

À présent 

Face à toi

Au doux regard 

Qui sourit

Aimant

Qui des mots bloqués 

Stagnants

Prévient 

Et dissout patiemment 

L’embolie 

Peut-être arriverai-je 

Un jour 

À dire je t’aime 

D’un seul élan 

Posté(e)

Beuh… Moi, c’est un peu pareil, mais le bégaiement me prend aux maxillaires en cas de stress intime et je perds mes dents, une à une, comme on effeuille les pétales des fleurs de la passion, ce qui occasionne énormément de travail à mon dentiste car je tombe amoureuse à peu près tous les quinze jours. Ensuite, oui, les mots se bousculent sur mes lèvres comme les rombières du XVIe aux périodes de soldes des Galeries Lafayette, ce qui donne des gargouillis inaudibles au lieu de phrases romantiques soigneusement choisies. On comprendra aisément mon célibat plus ou moins régulier… J’ai quand même un beau succès auprès des sourds-muets !

 

Ah, dame @Nâau, ainsi que vous le détaillez avec fougue et verve, l’élan amoureux n’est pas chose simple…

 

Peut-être devrions-nous commencer par un petit faon (parce que l’élan, c’est quand même gros comme animal…)

 

Hélo, désherbant à marguerites

 

Posté(e)
il y a 3 minutes, Bruant a écrit :

@Héloïse Maubert : il est surprenant de découvrir que le verbe vous manque en de certaines occasions, tant vous le maniez avec habileté et humour ici... Mais il est vrai que l'humour est souvent manière d'abriter une timidité conséquente...

 

Ne me faites pas de si gentilles déclarations, @Bruant, ou je vais encore perdre des dents^^

Posté(e)
Il y a 4 heures, Nâau a écrit :

De cette méfiance d’aimer 

Ils bataillent 

à un moment ou à un autre, l'amour fait souffrir. Pourtant, on a beau se carapaçonner, se cacher derrière un bouclier, enfiler une combinaison de survie, quand il survient ... on se retrouve nu. 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Presque un traité de la physiologie des mots et de leurs maux... Vous avez trouvé une cadence bien à vous. J'en suis muet... d'admiration.

Posté(e)

Il faudrait enseigner l'amour aux cardiologues...

Un coeur qui s'emballe n'est pas forcément mauvais signe.

Votre poème remplacerait bien avantageusement bien des publications scientifiques !

Posté(e)

 Un poème tout en confession intime comme pour expliquer pourquoi la raison est parfois la pire ennemi du coeur, pourquoi même le temps n'efface pas les cicatrices du passé, pourquoi il est difficile d'aimer et pourquoi, parfois il est difficile d'être aimé.

La méfiance, la timidité, la crainte et la peur sont souvent des marches bien trop compliquées à gravir même si la sérénité et le bien-être sont tout en haut et qu'ils sont prêts à ouvrir et les bras et le coeur.

Je ne sais pas si un jour on arrive à casser complétement cette carapace même lorsque tout semble merveilleux...

La confiance perdue ne se retrouve sans doute jamais.

Merci @Nâau j'ai adoré vous lire.

🙂

Posté(e)
  • Semeur d’échos

J'aime infiniment les métaphores de vos vers, @Nâau. Vous y parviendrez assurément.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Pascal le disait : " Le cœur a ses raisons que la raison ignore "... Vous nous conduisez sur les routes du cœur @Nâau

Posté(e)
Il y a 19 heures, Héloïse Maubert a écrit :

Beuh… Moi, c’est un peu pareil, mais le bégaiement me prend aux maxillaires en cas de stress intime et je perds mes dents, une à une, comme on effeuille les pétales des fleurs de la passion, ce qui occasionne énormément de travail à mon dentiste car je tombe amoureuse à peu près tous les quinze jours. Ensuite, oui, les mots se bousculent sur mes lèvres comme les rombières du XVIe aux périodes de soldes des Galeries Lafayette, ce qui donne des gargouillis inaudibles au lieu de phrases romantiques soigneusement choisies. On comprendra aisément mon célibat plus ou moins régulier… J’ai quand même un beau succès auprès des sourds-muets !

 

Ah, dame @Nâau, ainsi que vous le détaillez avec fougue et verve, l’élan amoureux n’est pas chose simple…

 

Peut-être devrions-nous commencer par un petit faon (parce que l’élan, c’est quand même gros comme animal…)

 

Hélo, désherbant à marguerites

 

Ah! quand on croque  la vie à pleines dents, on tombe parfois sur un os. Mais avec vous , on rit de toutes nos dents.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une cardiologie de l’émotion amoureuse qui fait perdre ses moyens. Je prescrirais un bêta-bloquant.

Posté(e)

@Nâau

 

Comme Le Discours du roi ! Et top !

Posté(e)
  • Administrateur

Je reste sans mots pour commenter ce poème, comme toujours réussi sous votre plume 🙂 

Posté(e)
  • Auteur
Le 09/06/2023 à 14:42, Héloïse Maubert a écrit :

Beuh… Moi, c’est un peu pareil, mais le bégaiement me prend aux maxillaires en cas de stress intime et je perds mes dents, une à une, comme on effeuille les pétales des fleurs de la passion, ce qui occasionne énormément de travail à mon dentiste car je tombe amoureuse à peu près tous les quinze jours. Ensuite, oui, les mots se bousculent sur mes lèvres comme les rombières du XVIe aux périodes de soldes des Galeries Lafayette, ce qui donne des gargouillis inaudibles au lieu de phrases romantiques soigneusement choisies. On comprendra aisément mon célibat plus ou moins régulier… J’ai quand même un beau succès auprès des sourds-muets !

 

Ah, dame @Nâau, ainsi que vous le détaillez avec fougue et verve, l’élan amoureux n’est pas chose simple…

 

Peut-être devrions-nous commencer par un petit faon (parce que l’élan, c’est quand même gros comme animal…)

 

Hélo, désherbant à marguerites

 

 

Le 09/06/2023 à 18:09, Bruant a écrit :

Mais ces mots-là, les mots d'amour, ont un tel poids, chère @Nâau ! Ils ne sont pas de ces vétilles du commun, qui peuvent se déballer d'un geste simple. C'est que le coeur a ses pudeurs, ses craintes... et ses souvenirs !

 

Gageons que les choses étant bien faites, le moment venu -le véritable moment - ces mots viendront aussi simplement que la flambée naît de l'étincelle prise à l'étoupe.

 

@Héloïse Maubert : il est surprenant de découvrir que le verbe vous manque en de certaines occasions, tant vous le maniez avec habileté et humour ici... Mais il est vrai que l'humour est souvent manière d'abriter une timidité conséquente...

 

 

Le 09/06/2023 à 19:18, Joailes a écrit :

à un moment ou à un autre, l'amour fait souffrir. Pourtant, on a beau se carapaçonner, se cacher derrière un bouclier, enfiler une combinaison de survie, quand il survient ... on se retrouve nu. 

 

Le 09/06/2023 à 19:39, Thy Jeanin a écrit :

Presque un traité de la physiologie des mots et de leurs maux... Vous avez trouvé une cadence bien à vous. J'en suis muet... d'admiration.

 

Le 09/06/2023 à 20:48, Mercoyrol a écrit :

Il faudrait enseigner l'amour aux cardiologues...

Un coeur qui s'emballe n'est pas forcément mauvais signe.

Votre poème remplacerait bien avantageusement bien des publications scientifiques !

 

Le 09/06/2023 à 21:10, Patricia a écrit :

 Un poème tout en confession intime comme pour expliquer pourquoi la raison est parfois la pire ennemi du coeur, pourquoi même le temps n'efface pas les cicatrices du passé, pourquoi il est difficile d'aimer et pourquoi, parfois il est difficile d'être aimé.

La méfiance, la timidité, la crainte et la peur sont souvent des marches bien trop compliquées à gravir même si la sérénité et le bien-être sont tout en haut et qu'ils sont prêts à ouvrir et les bras et le coeur.

Je ne sais pas si un jour on arrive à casser complétement cette carapace même lorsque tout semble merveilleux...

La confiance perdue ne se retrouve sans doute jamais.

Merci @Nâau j'ai adoré vous lire.

🙂

 

Le 09/06/2023 à 21:45, Sophie a écrit :

J'aime infiniment les métaphores de vos vers, @Nâau. Vous y parviendrez assurément.

 

Le 10/06/2023 à 09:35, Tarentaise a écrit :

Pascal le disait : " Le cœur a ses raisons que la raison ignore "... Vous nous conduisez sur les routes du cœur @Nâau

 

Le 10/06/2023 à 13:00, Jeep a écrit :

Une cardiologie de l’émotion amoureuse qui fait perdre ses moyens. Je prescrirais un bêta-bloquant.

 

Le 10/06/2023 à 13:11, Marc Hiver a écrit :

@Nâau

 

Comme Le Discours du roi ! Et top !

 

Le 10/06/2023 à 23:57, Eathanor a écrit :

Je reste sans mots pour commenter ce poème, comme toujours réussi sous votre plume 🙂 

Merci à chacun de vous pour vos commentaires et étoiles qui me font chaud au cœur qui curieusement ne bégaye plus 😉🤣

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