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Les jeunes morts

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le temps s’efface et passe lentement.

Deviennent jeunes morts des heures anciennes 

Ceux qui partis trop tôt sans qu’on ne s’en souvienne

N’ont pas vécu leur vie en son achèvement.

 

Les rattrape le temps lourd de ressentiment 

À demeurer toujours en mémoire aérienne 

De l’existence brève et cependant terrienne 

Qu’il connurent aux jours d’amour intimement,

 

Mais tout ce temps perdu qui n’est plus que d’absence 

Reste aussi permanent, rempli de leur présence,

Que l’ombre du passé où tout s’est arrêté;

 

Et l’on voit à quel point ils ont de l’importance 

En sentant au présent dans leur éternité

La densité de l’être au sein de l’immanence.

Modifié par Jeep

Posté(e)

Un thème lourd et difficile à aborder... Et pourtant, vous le faites à merveille !

 

J'ai longuement gobergé sur la raison d'être d'un décasyllabe au premier vers...

Et, sûrement dans une déraison totale, j'ai trouvé des analogie avec "Le pont Mirabeau" de Guillaume Apollinaire. Thème du temps qui passe, rimes et sonorités en "ienne", langueur infinie, besoin d'éternité...

 

Sans doute mon commentaire le plus absurde sur AP !

Mais j'ai aimé ce sonnet !

Posté(e)

Tellement intrigant le thème de la mort ... finalement, quand on a perdu un être cher qui était sur la pente des vieux, on doit encore se réjouir de n'avoir pas à pleurer un jeune. Ce doit être là la différence entre l'opt et le pess. 🙂 

Posté(e)

Le temps est une abstraction sans réalité. Je préfère que les gens mettent de la vie dans leurs années plutôt que de vouloir rajouter, à tout prix, des années à la vie. Mieux vaut passer comme un météore et briller de mille feux que de végéter ad libitum, inconsistant et terne.

 

On ne choisit pas l’heure de sa mort (sauf pour une minorité), ça serait trop facile. Ou pire. Quant à laisser une trace dans les mémoires, c’est certainement un cas de réflexion profonde auquel je n’ai pas encore eu le temps de réfléchir.

 

A moins que l’on pense qu’un vieux barbu vous attend avec du mousseux et des biscuits sur un nuage rose de félicité éternelle, auquel cas, rien ou presque n’a d’importance, j’imagine, l’idée de la mort  nous apprend peut-être à vivre. On le saura bien assez tôt.

 

Ou pas.

 

Un grand sonnet.

Posté(e)

Ceux qui partis trop tôt sans qu’on ne s’en souvienne

N’ont pas vécu leur vie en son achèvement….

 

il y a aussi ceux dont on se souvient…

On ne peut oublier un enfant parti trop tôt 

il faut l’avoir vécu pour pouvoir en parler …

Posté(e)

Un grand sonnet qui aborde un sujet difficile à expliquer tant il n'y a pas d'âge pour partir car dans le coeur et l'esprit de ceux qui restent, il est toujours trop tôt pour disparaître de leur vie.

L'ombre, la présence, le souvenir devient cette absence permanente qui continue à s'inviter à la table, à rire de nos plaisanteries, à poser leur tête sur notre épaule, à prendre notre main dans la leur.

Rien, ni le temps, ni une autre présence, ni des paroles réconfortantes ne soulageront cette douleur lancinante qui frappe à coups de poing la mémoire du coeur.

Merci Jeep, pour l'émotion de ce sonnet.

🙂

Posté(e)

@Jeep

 

Juste un poème ou un poème juste ? Et hop !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Quand le devoir de mémoire prend de la densité, alors il est utile. Il faut qu'il s'accompagne d'un mouvement d'empathie consenti. Ces jeunes morts le valent bien, sacrifiés, héros ou victimes. Un sujet édifiant traité avec le verbe qui convient.

Posté(e)
Il y a 22 heures, Jeep a écrit :

Le temps s’efface et passe lentement.

Deviennent jeunes morts des heures anciennes 

Ceux qui partis trop tôt sans qu’on ne s’en souvienne

N’ont pas vécu leur vie en son achèvement.

 

Les rattrape le temps lourd de ressentiment 

À demeurer toujours en mémoire aérienne 

De l’existence brève et cependant terrienne 

Qu’il connurent aux jours d’amour intimement,

 

Mais tout ce temps perdu qui n’est plus que d’absence 

Reste aussi permanent, rempli de leur présence,

Que l’ombre du passé où tout s’est arrêté;

 

Et l’on voit à quel point ils ont de l’importance 

En sentant au présent dans leur éternité

La densité de l’être au sein de l’immanence.

« Au sein de l’immanence » je vous tire ma révérence Jeep pour ce poème profond sur un sujet tant douloureux et décrit avec tant d’art poétique et délicatesse 😌

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un sonnet de haut vol dans lequel le temps est infiniment palpable et ressenti presque physiquement.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

"La densité de l'être au sein de l'immanence", c'est très beau, @Jeep.

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