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Sur la brune

Featured Replies

Posté(e)

 

               En écho, peut-être,  au poème de Nâao   Les marées des poètes ...

 

 

Sur la brune

 

Lumière à l’étrier

Déchirures du plomb

Dans la forêt profonde 

Une fleur à vos rides 

Vous regardiez ravi

Sur les cimes de verre

Le ciel à l’encre noire

Tracer dans la feuillure

La souille des combats

 

Des enfants sur les tombes

Cloués dans les nuages

Arrachent leurs cheveux

Les amantes les pressent

En des gerbes muettes

Des essaims dans la tête

Et pour ne pas la perdre

Une parole donnée

Que peigne l’aubépin

 

La longe du roussin 

A cédé sous l’abîme 

Ne sentiez-vous déjà

Sur les mousses mouillées

Et les lits de pervenches

Monter l’odeur du mâle

Et de bois équarri 

Ce monde est trop petit

Pour nos panthéonades

 

Et l’orage vous prit 

Le souffle haut et court

L’âme comme une folle

Secourt sa chair défaite

Un phare heurte la vague 

Des mélèzes pendus 

Au cou de la rivière

Les serres du faucon

On est bien peu de chose

 

Entre tant de ratures

Vous restiez en partance

Un train barre la nuit

Livide et sans bagage

Quai d’une lune triste 

Sans arbre et sans adresse

Que les sables nomades

Dans le vent de mémoire

S’enracine l’absence

 

Et la terre trembla

La pluie tombe tombait

Tombe goutte goutte

Goutte de secondes

Entre les hanches blanche

A entendre son pas

Sauter entre les lignes

En de nouvelles vignes

Demeuriez écroué

 

On délia les bœufs

Sur la vaine frontière

Les passantes cillaient 

Leurs paupières d’azur

On dressa une pierre

Au pied de vos remparts

L’aube dans les labours

Ensemence vos songes

D’une neige féconde 

 

Quand le vertige gagne 

Les oiseaux en sautoir

Joue la flûte du temps

Baigne les verges d’or

Au jardin des abeilles

Je la serre en mes bras

Et nous versons nos larmes

Sur le désert des mots

Cette lande fleurie

De la vieille tendresse

 

 

Posté(e)

Peut être …peut être …oui

en plus triste .

 

mais en tout cas fort joli !

Posté(e)

@O Salto

 

J'ai beaucoup aimé. Et hop !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Somptueux, quoique le propos soit plus triste, avec en plus un aspect narratif peut-être essentiel.

Une lecture très prenante!

Posté(e)

Très beau, comme d'habitude, cher @O Salto merci pour ce poème superbe. 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des vers courts haletants dont l’unité n’est pas évidente, mais qui frappent par leur densité et leur beauté formelle.

Posté(e)
  • Administrateur

Merci pour cet envol poétique de haute tenue.

Posté(e)
Il y a 19 heures, O Salto a écrit :

 

               En écho, peut-être,  au poème de Nâao   Les marées des poètes ...

 

 

Sur la brune

 

Lumière à l’étrier

Déchirures du plomb

Dans la forêt profonde 

Une fleur à vos rides 

Vous regardiez ravi

Sur les cimes de verre

Le ciel à l’encre noire

Tracer dans la feuillure

La souille des combats

 

Des enfants sur les tombes

Cloués dans les nuages

Arrachent leurs cheveux

Les amantes les pressent

En des gerbes muettes

Des essaims dans la tête

Et pour ne pas la perdre

Une parole donnée

Que peigne l’aubépin

 

La longe du roussin 

A cédé sous l’abîme 

Ne sentiez-vous déjà

Sur les mousses mouillées

Et les lits de pervenches

Monter l’odeur du mâle

Et de bois équarri 

Ce monde est trop petit

Pour nos panthéonades

 

Et l’orage vous prit 

Le souffle haut et court

L’âme comme une folle

Secourt sa chair défaite

Un phare heurte la vague 

Des mélèzes pendus 

Au cou de la rivière

Les serres du faucon

On est bien peu de chose

 

Entre tant de ratures

Vous restiez en partance

Un train barre la nuit

Livide et sans bagage

Quai d’une lune triste 

Sans arbre et sans adresse

Que les sables nomades

Dans le vent de mémoire

S’enracine l’absence

 

Et la terre trembla

La pluie tombe tombait

Tombe goutte goutte

Goutte de secondes

Entre les hanches blanche

A entendre son pas

Sauter entre les lignes

En de nouvelles vignes

Demeuriez écroué

 

On délia les bœufs

Sur la vaine frontière

Les passantes cillaient 

Leurs paupières d’azur

On dressa une pierre

Au pied de vos remparts

L’aube dans les labours

Ensemence vos songes

D’une neige féconde 

 

Quand le vertige gagne 

Les oiseaux en sautoir

Joue la flûte du temps

Baigne les verges d’or

Au jardin des abeilles

Je la serre en mes bras

Et nous versons nos larmes

Sur le désert des mots

Cette lande fleurie

De la vieille tendresse

 

 

« Sur la brune » vous m’avez promené et j’ai ce ressenti d’avoir survolé votre poème pourtant empreint de densité , son intensité m’a emmené au-dessus de vos horizons infinis et profonds ! Merci pour l’envol 😉

Posté(e)

J'ai beaucoup aimé cette rapidité dans l'écriture qui nous entraine comme l'eau d'un torrent entraine une écorce de bois vers la cascade finale pour l'ultime saut dans le vide de l'existence.

C'est prenant et le choix des métaphores offre une belle émotion.

🙂

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Le 23/05/2023 à 21:27, O Salto a écrit :

Entre tant de ratures

Vous restiez en partance

Un train barre la nuit

Livide et sans bagage

Quai d’une lune triste 

Sans arbre et sans adresse

Que les sables nomades

Dans le vent de mémoire

S’enracine l’absence

Si vrai !

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