Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

A dépérir trop fort je deviens confiture

Featured Replies

Posté(e)

Les fleurs de moi qui m'enfantent

Les épreuves glacées sur mes épaules

Le glas forcé des oiseaux perdus

Tous chantent la pensée grise

 

Matière qui épouse l'arc du crâne

Et tisse ses réseaux de singularités

Qui dessinent les espaces inédits

Les cartes de l'âme

                                                                         Jouées et jugées

 

Les ramures de la pluie blessent

L'organe sanglant des poitrines

Tant les cœurs impondérables

S'arrachent et siphonnent les malaises

 

Il faudrait être une mouche

Pour comprendre la proie que je suis

Prise au piège des cruels desseins

De l'araignée du matin

 

Il faudrait être fou pour goûter

Le gel et les cristaux de sel

Qui rongent les lèvres corrodées

Galochées à l'armature d'un navire

 

Ma foi c'est un chapeau

Jamais porté

Qui se dévisse sans pas

Ni cane pour ralentir

                            La chute inévitable

 

Tu pourrais lorgner ma carotide

Avec ta longue-vue coriace et amère

Et cueillir dans les veinules de ma viande

Des poèmes chagrins de jeune fille

 

Ma foi c'est une paire

Que j'ai jouée contre une tierce

Sonnante et trébuchante

Comme un collet de marin-chasseur

 

Et il faudrait être lièvre

Pour comprendre la proie que je suis

Je mords des canons et renifle la poudre

Je suis la victime et les chiens du bourreau

Un cœur multiple aux destins mal cousus

Aux paroles mal comprises

Mal soufflées

Les parures de ma mère sur les points d'ogres

Du Maître chanteur Maître menteur

Maître étalon

Mon risque ma distance l'arpent manquant

Qui siffle comme un serpent

 

Ma foi c'est un fil

Que j'ai égaré dans ma fuite

Une ligne perdue sur l'horizon

D'un désir qui me fait me défait

Puis me brise pour l'amour du vent

 

Le seul chemin vivant

Posté(e)

Beuh...

 

Oui, je sais, c'est un peu laconique. C'est parce que je patauge un peu dans toutes ces associations de mots pour trouver un sens général au texte. Je vais attendre bien sagement que l'auteur ou un lecteur à l'esprit plus éveillé que le mien, m'explique 🙂

Posté(e)

Y a t il une mouche ou un lièvre dans la salle ?  

😁

 

C'est plutôt une déconfiture !

 

 

 

Modifié par Diane

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Les fulgurances s’additionnent dans un autoportrait où se dessine un certain désenchantement. 

Posté(e)
  • Auteur
il y a une heure, Héloïse Maubert a écrit :

Beuh...

 

Oui, je sais, c'est un peu laconique. C'est parce que je patauge un peu dans toutes ces associations de mots pour trouver un sens général au texte. Je vais attendre bien sagement que l'auteur ou un lecteur à l'esprit plus éveillé que le mien, m'explique 🙂

J'ai beaucoup travaillé à partir de la musique. Il y a un sens je crois, secret et pudique ; alors il s'enveloppe et tente de s'annoncer sous les métaphores. Je me sentirais mal à l'aise de faire ma propre exégèse !

 

Signé la mouche 

 

Posté(e)

@Malfilatre,

 

Vous avez entièrement raison, ce n’est pas au poète de s’expliquer, mais comme je suis malicieuse, j’ai tenté le coup.^^ Je vais le relire en essayant de percer ces métaphores, la lumière va peut-être en sourdre 😊

 

Signé le pot de confiture

Posté(e)
Il y a 15 heures, Malfilatre a écrit :

Les fleurs de moi qui m'enfantent

Les épreuves glacées sur mes épaules

Le glas forcé des oiseaux perdus

Tous chantent la pensée grise

 

Matière qui épouse l'arc du crâne

Et tisse ses réseaux de singularités

Qui dessinent les espaces inédits

Les cartes de l'âme

                                                                         Jouées et jugées

 

Les ramures de la pluie blessent

L'organe sanglant des poitrines

Tant les cœurs impondérables

S'arrachent et siphonnent les malaises

 

Il faudrait être une mouche

Pour comprendre la proie que je suis

Prise au piège des cruels desseins

De l'araignée du matin

 

Il faudrait être fou pour goûter

Le gel et les cristaux de sel

Qui rongent les lèvres corrodées

Galochées à l'armature d'un navire

 

Ma foi c'est un chapeau

Jamais porté

Qui se dévisse sans pas

Ni cane pour ralentir

                            La chute inévitable

 

Tu pourrais lorgner ma carotide

Avec ta longue-vue coriace et amère

Et cueillir dans les veinules de ma viande

Des poèmes chagrins de jeune fille

 

Ma foi c'est une paire

Que j'ai jouée contre une tierce

Sonnante et trébuchante

Comme un collet de marin-chasseur

 

Et il faudrait être lièvre

Pour comprendre la proie que je suis

Je mords des canons et renifle la poudre

Je suis la victime et les chiens du bourreau

Un cœur multiple aux destins mal cousus

Aux paroles mal comprises

Mal soufflées

Les parures de ma mère sur les points d'ogres

Du Maître chanteur Maître menteur

Maître étalon

Mon risque ma distance l'arpent manquant

Qui siffle comme un serpent

 

Ma foi c'est un fil

Que j'ai égaré dans ma fuite

Une ligne perdue sur l'horizon

D'un désir qui me fait me défait

Puis me brise pour l'amour du vent

 

Le seul chemin vivant

Un texte rude , un texte fort où les mots résonnent dans la cathédrale d’une vie chargée de douleurs mais le « vent souffle, de vivre il faut tenter » comme disait Paul Valéry ( me semble t’il ?🙃

Posté(e)

La construction est subtile, en échos phoniques et sémantiques. Un jeu presque, entre calembour et charivari, où le hasard n'est pas si grand...

Posté(e)
Le 08/05/2023 à 16:29, Malfilatre a écrit :

Et tisse ses réseaux de singularités

Qui dessinent les espaces inédits

Les cartes de l'âme

                                                                         Jouées et jugées

Bonjour @Malfilatre, d'accord avec ce qui est dit en commentaires précédents. Chaque strophe (chaque vers)

pourrait se suffire à elle-même tant abondent les métaphores et jeux de mots.(Ici les circonvolutions du cerveau)

Qui se dévisse sans pas>sans pas de vis, sur les points d'ogres >sur les points d'orgue. Or la construction du texte

ne joue pas uniquement sur des procédés fussent-ils maîtrisés.  2 mots sous-tendent le texte: proie et foi 

Pour expliquer le malaise du narrateur il faut peut-être à corréler 3 vers   

_Les fleurs de moi qui m'enfantent

_Les parures de ma mère sur les points d'ogres

_Du Maître chanteur Maître menteur

Le texte dans son ensemble extrèmement subtil (celà a été relevé) me fait penser à cette phrase: On ne connait

vraiment les gens que sachant ce qu'ils fuient...

Etoile🌟 

 

 

 

 

 

  

 

  

Posté(e)

@Malfilatre

 

Une dimension énigmatique qui fait la poésie. Et hop !

  • 4 mois plus tard...
Posté(e)
  • Auteur
Le 11/05/2023 à 10:09, Filae77 a écrit :

Bonjour @Malfilatre, d'accord avec ce qui est dit en commentaires précédents. Chaque strophe (chaque vers)

pourrait se suffire à elle-même tant abondent les métaphores et jeux de mots.(Ici les circonvolutions du cerveau)

Qui se dévisse sans pas>sans pas de vis, sur les points d'ogres >sur les points d'orgue. Or la construction du texte

ne joue pas uniquement sur des procédés fussent-ils maîtrisés.  2 mots sous-tendent le texte: proie et foi 

Pour expliquer le malaise du narrateur il faut peut-être à corréler 3 vers   

_Les fleurs de moi qui m'enfantent

_Les parures de ma mère sur les points d'ogres

_Du Maître chanteur Maître menteur

Le texte dans son ensemble extrèmement subtil (celà a été relevé) me fait penser à cette phrase: On ne connait

vraiment les gens que sachant ce qu'ils fuient...

Etoile🌟 

 

 

 

 

 

  

 

  

Merci pour votre magnifique, sagace et très touchant commentaire. 

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.