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Délires acryliques

Featured Replies

Posté(e)

Le noir m'inspire, le blanc m'éblouit et me fait peur. Le mélange des deux pèse sur mon cœur, entre jours de leurre et nuits de bonheur.

 

 

 

Sur la toile où je vis seule

personne ne te voit

l'océan éclabousse

 les ailes des sternes bleues

d' écumes neigeuses

que je racle au couteau

avec furie

puis le pinceau prend le relais

et peint tes pas,

tes yeux

où j'ai fait pénitence

et tout ce qu'on voudra

je les caresse en aquarelle

comme les volets bleus

de la cabane sans porte

où venaient, le soir,

nos âmes se rejoindre

comment les peindre ?

Sur la palette les couleurs s'impatientent

il va bientôt faire noir

elles quittent leurs folies charmantes

et se parent de mouchoirs

blancs comme l'écume

qui s'agitent pour dire au-revoir

à dieu, bonjour, bonsoir

il a donné il a repris

la vaisselle est sur l'égouttoir


 


 

la cheminée fume

tu es rentré


 

un fond de grenadine oublié

dans un verre de cristal

un noyau de pruneau

une carafe d'eau

une soupière banale

une serviette à carreaux

un bol avec un prénom

et un paysage breton

un cendrier plein

un morceau de pain


 

c'est donc tout ce qu'il me reste de toi

cette nature morte ?


 

j'avance la chaise en sapin

je crie « à table » pour le plaisir

tu viens ? J'entends ton rire.


 

La soupe est froide et grimace

tes pieds sont terreux

il pleut

le ciel sans pitié se surpasse


 

la toile oubliée dans le jardin

ne sera plus demain que coulures

mascara disgracieux

sous mes yeux de pleureuse


 

je serai seule

personne ne te verra

en bonne amoureuse,

je te garderai pour moi


 

la pluie, chaque fois, efface

comme une éponge sur un tableau

tes traces

et l'aube joue du pipeau

sur l'horizon plein d'audace


 

Il fait beau ce matin, le soleil a séché

le fleuve noir du crépuscule

un goéland a laissé son empreinte

en bas à gauche de la toile

je la contemple avec recul

ta signature est une étoile


 

le jour s'éternise sur ton sommeil

l'océan chante comme si de rien n'était

mon couteau se lève, d'écume de colère

sur une toile vierge où tu ne fais que passer

sans cesse.


 


 


 

(joailes – 3 mai 2023)


 


 

Posté(e)

Je ne sais pas commenter ce tableau peint avec la tristesse et les souvenirs

d une vie passée …sinon que l’émotion  affleure à chaque ligne ..

( je te pardonne le bol breton parce que c’est toi 😊)

Posté(e)

Voici un texte qui laisse un peu interdite. La douleur de l’absence, du départ, de la trahison, de ce qu’on veut, incite à la pudeur critique. Il en reste un pêle-mêle de jolies formules  et de désillusions avec cette aube qui joue du pipeau (je kiffe !) sur l’horizon…

 

Hélo (pas très inspirée parce que le texte parle pour lui, je me sens presque « voyeur indésirable » à venir y mettre mon baratin...)

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Chaque vers est un plaisir de lecture et d’invention. L’ensemble dit l’absence, avec pudeur et élégance. Je succombe notamment à ces vers:

 « La soupe est froide et grimace

tes pieds sont terreux

il pleut

le ciel sans pitié se surpasse »

                                                                               
 

Posté(e)
Il y a 17 heures, Joailes a écrit :

Le noir m'inspire, le blanc m'éblouit et me fait peur. Le mélange des deux pèse sur mon cœur, entre jours de leurre et nuits de bonheur.

 

 

 

Sur la toile où je vis seule

personne ne te voit

l'océan éclabousse

 les ailes des sternes bleues

d' écumes neigeuses

que je racle au couteau

avec furie

puis le pinceau prend le relais

et peint tes pas,

tes yeux

où j'ai fait pénitence

et tout ce qu'on voudra

je les caresse en aquarelle

comme les volets bleus

de la cabane sans porte

où venaient, le soir,

nos âmes se rejoindre

comment les peindre ?

Sur la palette les couleurs s'impatientent

il va bientôt faire noir

elles quittent leurs folies charmantes

et se parent de mouchoirs

blancs comme l'écume

qui s'agitent pour dire au-revoir

à dieu, bonjour, bonsoir

il a donné il a repris

la vaisselle est sur l'égouttoir


 


 

la cheminée fume

tu es rentré


 

un fond de grenadine oublié

dans un verre de cristal

un noyau de pruneau

une carafe d'eau

une soupière banale

une serviette à carreaux

un bol avec un prénom

et un paysage breton

un cendrier plein

un morceau de pain


 

c'est donc tout ce qu'il me reste de toi

cette nature morte ?


 

j'avance la chaise en sapin

je crie « à table » pour le plaisir

tu viens ? J'entends ton rire.


 

La soupe est froide et grimace

tes pieds sont terreux

il pleut

le ciel sans pitié se surpasse


 

la toile oubliée dans le jardin

ne sera plus demain que coulures

mascara disgracieux

sous mes yeux de pleureuse


 

je serai seule

personne ne te verra

en bonne amoureuse,

je te garderai pour moi


 

la pluie, chaque fois, efface

comme une éponge sur un tableau

tes traces

et l'aube joue du pipeau

sur l'horizon plein d'audace


 

Il fait beau ce matin, le soleil a séché

le fleuve noir du crépuscule

un goéland a laissé son empreinte

en bas à gauche de la toile

je la contemple avec recul

ta signature est une étoile


 

le jour s'éternise sur ton sommeil

l'océan chante comme si de rien n'était

mon couteau se lève, d'écume de colère

sur une toile vierge où tu ne fais que passer

sans cesse.


 


 


 

(joailes – 3 mai 2023)


 


 

Votre toile est bien remplie Joailes de «  délires » mais peut-être pas si délirant que cela , car vos mots peignent le « vrai » sur ce tableau de votre vie , ce poème est plein d’émotions et très touchant.

Posté(e)

@Joailes

 

Un mouvement rhapsodique d'enfer ! Et hop !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Nuit d'encre limpide, comme bol de ciguë mais philtre qui aide, paradoxalement. Très beau texte, léger et profond, déchirant et tendre, comme tu y excelles.

Posté(e)

Merci beaucoup pour ce très beau poème, aussi doux que triste. J’y laisse une jolie petite étoile 😊

Posté(e)
  • Semeur d’échos

J'aime infiniment ce poème émouvant, @Joailes. Vous peignez au couteau, @Joailes

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un tableau émouvant d'amour @Joailes...

Posté(e)

D'accord avec toi @Joailes, comment donc peindre l'âme ? Tu fais fort pour nous mettre le bourdon quand tu le décides ! Moi, je vais me piquer la ruche pour oublier !

Posté(e)
  • Auteur

Un grand merci à vous tous @Diane @Héloïse Maubert @Jeep @Nâau @Marc Hiver @Thy Jeanin @Bruant @Bref @Sophie (oui, ça m'arrive ! 😉 ) @Tarentaise @Papy Adgio

Posté(e)

Une langue poétique qui se veut prismatique du réel et y réussit parfaitement !

 

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