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A cappella

Featured Replies

Posté(e)

" … aux rives indécises, parfois

des nuages lourdement se rangent ;

on voit en berne sur la traîne légère

les barques bleues étrangères …

Avec le soir qui s'enfile elles

convergent immobiles vers les frondaisons du ponant

où se noieront des pêcheurs d'étoiles … "

 

A cappella

 

Longtemps après que le soir chevauche

je laissai les mains posées sur le jour

et la robe verser aux paupières

des pétales de soie noire j’entends

granite tendre galbe de fontaines

grain à mes lèvres fondue

la lymphe de lointaines brumes

passaient leur tour châtelaine

sur le fil, horizons improbables

broutent les troupeaux, la ronce

et la lumière

 

Comme égaré, la lune

j’en suivais les chants

les barques lentement rentraient

dans l’ombre, lourdes de silences

guettant en lieu de loup des sables

de plus impudent mascaret

rompre l’amont de leurs lisières

le printemps trame les ritournelles

le tisserand sa tunique damant

le corps du soldat tombe

 

Les dernières flambes léchaient

les croupes sauvages des bouquins

les oiseaux suspendus

des rubans de couleur dans les cheveux

l’ourse bohème une cavale

mon héroïne blanche l’Andromède

sur la pointe des pieds

amble au mitan des routes sidérales !

 

Elle souvrit la nuit, légère rieuse

y lança ses filets

elle portait le vent sur les mers étrangères

où les sens me restèrent interdits

les poissons ruisselaient sur son ventre

 

Marin perdu à terre

qui navigue à vue entre les mues

si j’égarais l’amour un jour

j’emblaverais ma tête une dernière fois

je passerais les mots par le tarare

ne garderais que la balle et l’ivraie

et sèmerais sous l’aile du moulin

le duvet des oiseaux de mon nid !

je ne suis pas poète, c’est dimanche

et tente d’écrire en ce palais branlant

l’inaccessible étoile où je mallai poser

un couteau dans la plaie

qu’on lui ficha la paix

cette impossible à prononcer liberté !

 

Que la montagne est belle

sous les airs hirondelles 

on y entend déjà la mer …

 

Posté(e)

Sublime ! 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un flot d'impressions envoûtantes dans une syntaxe débordante. 

Il y a 2 heures, O Salto a écrit :

Les dernières flambes léchaient

les croupes sauvages des bouquins

les oiseaux suspendus

des rubans de couleur dans les cheveux

l’ourse bohème une cavale

mon héroïne blanche l’Andromède

sur la pointe des pieds

amble au mitan des routes sidérales !

 

Elle souvrit la nuit, légère rieuse

y lança ses filets

elle portait le vent sur les mers étrangères

Stupéfiant (dans le bon sens du terme, bien sûr).

 

Echos de chansons...

Il y a 2 heures, O Salto a écrit :

l’inaccessible étoile

 

Il y a 2 heures, O Salto a écrit :

Que la montagne est belle

 

Un poème réjouissant à votre manière!

Posté(e)

C’est très beau, et j’aime beaucoup le rythme de votre texte (en tout cas, celui que je lui donne dans ma tête…). Merci !

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 7 heures, O Salto a écrit :

je ne suis pas poète

Je suis désolé de vous contredire, vous êtes un vrai poète! J’ai vraiment aimé le rythme, les dislocations de mots.

Posté(e)

Comme d'habitude vous êtes extra-hors routinier 

Posté(e)
Il y a 13 heures, O Salto a écrit :

" … aux rives indécises, parfois

des nuages lourdement se rangent ;

on voit en berne sur la traîne légère

les barques bleues étrangères …

Avec le soir qui s'enfile elles

convergent immobiles vers les frondaisons du ponant

où se noieront des pêcheurs d'étoiles … "

 

A cappella

 

Longtemps après que le soir chevauche

je laissai les mains posées sur le jour

et la robe verser aux paupières

des pétales de soie noire j’entends

granite tendre galbe de fontaines

grain à mes lèvres fondue

la lymphe de lointaines brumes

passaient leur tour châtelaine

sur le fil, horizons improbables

broutent les troupeaux, la ronce

et la lumière

 

Comme égaré, la lune

j’en suivais les chants

les barques lentement rentraient

dans l’ombre, lourdes de silences

guettant en lieu de loup des sables

de plus impudent mascaret

rompre l’amont de leurs lisières

le printemps trame les ritournelles

le tisserand sa tunique damant

le corps du soldat tombe

 

Les dernières flambes léchaient

les croupes sauvages des bouquins

les oiseaux suspendus

des rubans de couleur dans les cheveux

l’ourse bohème une cavale

mon héroïne blanche l’Andromède

sur la pointe des pieds

amble au mitan des routes sidérales !

 

Elle souvrit la nuit, légère rieuse

y lança ses filets

elle portait le vent sur les mers étrangères

où les sens me restèrent interdits

les poissons ruisselaient sur son ventre

 

Marin perdu à terre

qui navigue à vue entre les mues

si j’égarais l’amour un jour

j’emblaverais ma tête une dernière fois

je passerais les mots par le tarare

ne garderais que la balle et l’ivraie

et sèmerais sous l’aile du moulin

le duvet des oiseaux de mon nid !

je ne suis pas poète, c’est dimanche

et tente d’écrire en ce palais branlant

l’inaccessible étoile où je mallai poser

un couteau dans la plaie

qu’on lui ficha la paix

cette impossible à prononcer liberté !

 

Que la montagne est belle

sous les airs hirondelles 

on y entend déjà la mer …

 

Plein de mots beaux, arrondis comme un bon vin en bouche qui distille progressivement toutes ses saveurs 🤗

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 15 heures, O Salto a écrit :

Longtemps après que le soir chevauche

je laissai les mains posées sur le jour

Rien que ces deux premiers vers sont la marque du poète… Bravo @O Salto

Posté(e)

Un bien doux chant à savourer comme un nectar.

Posté(e)

@O Salto

 

Un retour en force et en beauté... et hop !

Posté(e)

A naviguer dans les mues on se perd souvent en nostalgie...

Posté(e)

Une merveille de poème! Contente de vous revoir, O'Salto! 

  • 3 mois plus tard...
Posté(e)
Le 28/04/2023 à 09:43, O Salto a écrit :

Comme égaré, la lune

j’en suivais les chants

les barques lentement rentraient

dans l’ombre, lourdes de silences

guettant en lieu de loup des sables

de plus impudent mascaret

rompre l’amont de leurs lisières

le printemps trame les ritournelles

le tisserand sa tunique damant

le corps du soldat tombe

Cette strophe a cappella propose plusieurs respirations et le mystère ne se lève pas si facilement dans les interprétations possibles. Vous avez beau écrire "je ne suis pas poète", vous en avez bien l'étoffe ce me semble. 💫

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