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La mort de l’aimée*

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Je savais de la mort ce qu’en savent les hommes,

Qu’un jour elle nous prend et nous jette au néant,

Mais pour elle ce fut comme un long glissement

Qui la mit hors du monde au pas des métronomes.

 

Elle se vit partir vers une ombre inconnue 

Au sourire de lune, au regard bienveillant,

Traversant l’au-delà que l’âme en s’éveillant

Découvre émerveillée en sa vérité nue.

 

Les morts furent alors des êtres familiers 

En ce pays nouveau des fantômes alliés

Et chacun lui parut devenir parent proche.

 

Personne ne la crut, que ce puits de douceur 

Pouvait être apaisant lorsque la mort approche

Et qu’il était son miel qui faisait ma douleur.

 

 

*d’après Rainer Maria Rilke « Der Tod der Geliebten »

 

 

 

 

 

 

Modifié par Jeep

Posté(e)

Très beau travail classique de composition poétique. La douceur des sonorités compense la tristesse poignante du thème de la Mort.

 

Chapeau bas @Jeep

Posté(e)

Glisser dans la mort comme dans un bain tiède, presque avec volupté.  Belle approche et beau poème. Merci.

Posté(e)

Très beau sonnet qui colle bien au poème de Rainer Maria Rilke « Der Tod der Geliebten »dont je viens de lire la version traduite en français.

On pourrait aussi penser à l'expérience de mort imminente.

Très belle lecture dont les alexandrins sont doux malgré le thème douloureux de la mort.

 

Modifié par Invité

Posté(e)

Poignant !

Posté(e)

Bonjour

C'est une belle composition sur un thème que j'ai déjà abordé, il y a quelques années.

Même si le mot métronomes ne me sied guère dans un tel sujet.

Je pense, en espérant me tromper, que ces expériences de mort imminente expliquée maintenant par la Science,

ne sont qu'une espérance de + pour faire avaler la pilule de la mort.

Mais ce thème a tout à fait sa place en poésie.

 

Robin  

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 9 heures, Jeep a écrit :

Les morts furent alors des êtres familiers 

En ce pays nouveau des fantômes alliés

Et chacun lui parut devenir parent proche.

Très bel apprivoisement de la mort dans ce tercet poignant pour reprendre le mot @Joailes

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Il y a 3 heures, Robin des bois a écrit :

Même si le mot métronomes ne me sied guère

Dans mon esprit il suggère le rythme inexorable du temps qui passe et, accessoirement, il rime avec

 « hommes »…

Modifié par Jeep

Posté(e)

Apaisant départ vers l'autre monde...pour celui qui le vit.

Pour les autres, cela demeure un déchirement.

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

"il était son miel qui faisait ma douleur ", ce vers est sublime, @Jeep

Une infinie délicatesse en vos vers  et une belle sérénité !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Premier quatrain terrible, que le reste du sonnet (une fois de plus d'excellent aloi) dément, à condition d'agréer la croyance en un au-delà. Mais ce n'est pas l'essentiel, c'est ce glissement quasi heureux, qui vient presque consoler, malgré les derniers mots.

Beau travail pour dialoguer (en quelque sorte) avec un poète réputé pour sa grande sensibilité. (La vôtre n'est plus à démontrer.)

Posté(e)

C'est vrai que vous avez progressé, @Jeep, si je puis me permettre, et je trouve ça fabuleux.

En ce qui concerne le sonnet de forme classique pure, il ne reste plus qu'un chose : les rimes doivent être les mêmes dans les deux quatrains.

A part ça le fond est fabuleux, la composition exemplaire.

Un grand bravo !

Posté(e)

La mort m'attend comme une vieille fille
Au rendez-vous de la faucille
Pour mieux cueillir le temps qui passe


La mort m'attend comme une princesse
À l'enterrement de ma jeunesse
Pour mieux pleurer le temps qui passe


La mort m'attend comme Carabosse
À l'incendie de nos noces
Pour mieux rire du temps qui passe

J. Brel 

La Mort

 

Une fois mort nous voilà fantômes dans le souvenir de ceux qui ne nous aurons pas oublié...
 

Posté(e)

@Jeep

 

Suicide, mode d'emploi... et hop !

Posté(e)

Sombre et beau, tout ce que j’aime, merci beaucoup !

Posté(e)
Le 22/04/2023 à 01:10, Jeep a écrit :

Je savais de la mort ce qu’en savent les hommes,

Qu’un jour elle nous prend et nous jette au néant,

Mais pour elle ce fut comme un long glissement

Qui la mit hors du monde au pas des métronomes.

 

Elle se vit partir vers une ombre inconnue 

Au sourire de lune, au regard bienveillant,

Traversant l’au-delà que l’âme en s’éveillant

Découvre émerveillée en sa vérité nue.

 

Les morts furent alors des êtres familiers 

En ce pays nouveau des fantômes alliés

Et chacun lui parut devenir parent proche.

 

Personne ne la crut, que ce puits de douceur 

Pouvait être apaisant lorsque la mort approche

Et qu’il était son miel qui faisait ma douleur.

 

 

*d’après Rainer Maria Rilke « Der Tod der Geliebten »

 

 

 

 

 

 

Ouverture et découverte sur le mystère du passage où des personnes chères en témoignage nous laisse du « miel » sur notre douleur, une histoire toute personnelle 😌

Posté(e)

Juste incroyable de profondeur! Merveilleuse prouesse, une fois encore!

Posté(e)
Le 22/04/2023 à 01:10, Jeep a écrit :

Personne ne la crut, que ce puits de douceur 

Pouvait être apaisant lorsque la mort approche

Et qu’il était son miel qui faisait ma douleur.

Sensible à ce tercet final...

 

Deux grands yeux d'océan, la voix d'une ingénue

Un sourire d'enfant sur des lèvres carmins

Douce elle apaisera sur sa poitrine nue

Mes paupières brûlées, ma gueule en parchemin

La mort.      Caussimon.

 

Excellent travail cher Jeep.

 

  • 3 mois plus tard...
Posté(e)
Le 22/04/2023 à 01:10, Jeep a écrit :

Elle se vit partir vers une ombre inconnue 

Au sourire de lune, au regard bienveillant,

Traversant l’au-delà que l’âme en s’éveillant

Découvre émerveillée en sa vérité nue.

Magnifique écriture. Cette strophe pourrait être mêlée à d'autres de Châteaubriand et je défie quiconque de savoir extraire celle qui ne lui appartiendrait pas. 

 

La sensibilité poignante de la moribonde qui sourit à la mort, s'opposant à la tristesse de celui qui l'aimait est rendue parfaitement. Votre sonnet est de haute volée. 💫

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