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Accents poétiques

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Voies d'ombres

Featured Replies

Posté(e)

dans la ville endeuillée qui transporte nos peines

nous voyageons ensemble

les trottoirs sont les mêmes

et les couloirs bondés nous pressent sur les voies

d’une lente agonie

 

une ombre s’est glissée dans les rues et les êtres

un orage enivrant qui trace des sillons

dans le champ de nos veines

là-bas où les corps fuient

et le jour si fertile soudain devient captif

d’une étrange oraison psalmodiée tête basse

que les pieds des passants égrènent  à toute heure

sans plus de souvenirs que les pas qui les mènent

vers les mêmes blessures

 

dans les rues qui s’enfuient

nous croisons le regard des spectres qui affluent

visages désuets que le vent porte en lui

jusqu’au cœur des entrailles

Posté(e)
  • Semeur d’échos

De très belles images en vos vers, Stephane 94 ! J'affectionne particulièrement ces deux vers.

"Un orage enivrant qui trace des sillons

Dans le champ de nos veines."

L'art du poète, n'est-il pas de rendre beau même ce qui est triste? Et votre poème en est l'illustration.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une déambulation urbaine mélancolique parfaitement retranscrite dans la marche lente du poème.

Posté(e)

Que dire mieux que Jeep dont les commentaires sont toujours d'une grande pertinence.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Tristement magnifique, cette évocation de la planète urbaine et de notre sujétion à son monde! Bravo.

Posté(e)
Il y a 5 heures, Stephane94 a écrit :

une ombre s’est glissée dans les rues et les êtres

un orage enivrant qui trace des sillons

dans le champ de nos veines

là-bas où les corps fuient

et le jour si fertile soudain devient captif

d’une étrange oraison psalmodiée tête basse

que les pieds des passants égrènent  à toute heure

sans plus de souvenirs que les pas qui les mènent

vers les mêmes blessures

J'aurais pu tout citer, j'ai particulièrement aimé le passage sus-cité. 

Posté(e)
Le 15/05/2021 à 16:25, Stephane94 a écrit :

dans les rues qui s’enfuient

nous croisons le regard des spectres qui affluent

visages désuets que le vent porte en lui

jusqu’au cœur des entrailles

Atmosphère de saison, mais j'aime particulièrement cette strophe de saison

Posté(e)
Le 15/05/2021 à 16:25, Stephane94 a écrit :

dans les rues qui s’enfuient

nous croisons le regard des spectres qui affluent

visages désuets que le vent porte en lui

jusqu’au cœur des entrailles

Triste réalité de nos quotidiens urbains...Excellent texte.

Posté(e)

Et nos corps et nos coeurs se serrent, de froid, de crainte et de tristesse...Beau texte, au delà de la mélancolie...

Posté(e)
  • Auteur

Merci à toutes et à tous !

Stéphane

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