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Les grandes heures désavouées

Featured Replies

Posté(e)
  • Administrateur

Elles envahissent les lendemains

Les grandes heures désavouées

Elles glissent sur les attentes

Résonnent en écho sur les adieux

Se lovent derrière chaque espoir

Et les nuits blanches se marrent

Et les jours noirs s’allument

Tandis que s’éteignent les sémaphores

Tandis que dans les derniers alizés

Expire le souffle ténu des naufragés

Dans les strates de pensées égarées

Des pâles silhouettes se cherchent

Bobine usée d’un film en noir et blanc

Projeté au ralenti sur le linceul des cités

Posté(e)

Un flot d'images, une écriture un peu différente

de celle de d'habitude je trouve, mais avec toujours

une petite part d'ombre qui ne me déplaît pas...

 

Merci pour ce partage nuancé @Eathanor

 

 

Posté(e)

Un beau titre pour un texte tout en dégradé et nuances. Une belle ambiance vivante.

Posté(e)

Nous avons tous en nous, une part de ces grandes heures désavouées, elles ont le poids de nos indifférences, de nos oublis de notre incapacité à trouver la force de changer.

Posté(e)

Les heures désavouées  recèlent notre part d'ombre avec un grand coup de cœur pour :

 

 

Il y a 9 heures, Eathanor a écrit :

Dans les strates de pensées égarées

Des pâles silhouettes se cherchent

Bobine usée d’un film en noir et blanc

Projeté au ralenti sur le linceul des cités

 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

De très beaux vers, Eathanor ! Le titre est sublime.

Posté(e)

Nos souffrances, nos doutes, nos erreurs toutes les pensées qui tentent de se réincarner dans le désordre de notre mental soumis à l'attachement.

Ne pas cultiver le remords. Ces pensées viennent à nous mais pas de nous ! Elles sont les miasmes d'une histoire, de la manifestation d'un événement

que nous avons côtoyé l'espace d'un instant. La blessure laissée doit être évacuée par l'indifférence dans une paix profonde du coeur et de l'esprit.

Leur mérite est de susciter d'aussi belles et poétiques images.

Posté(e)

c'est très intéressant,  bien écrit,

mais il me  semble que "marrent" dénote, il n'est pas à la hauteur du vers suivant (ce qui ne retire rien à la force de ce texte)

amitiés

Posté(e)

Je rejoins @Epicene sur la part d'ombre de ce poème. Mais aussi sur le flot d'images que je trouve merveilleux...

Il y a 14 heures, Eathanor a écrit :

Bobine usée d’un film en noir et blanc

Projeté au ralenti sur le linceul des cités

Ma préférée, sans aucun doute !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un texte qui semble traduire la pesanteur des temps présents où la vie paraît se rétrécir et se ralentir.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Titre et texte magnifiques pour traduire la frustration universelle qui nous est imposée, tout particulièrement dans les cités, où s'échouent d'impossibles rêves.

Modifié par Thy Jeanin

Posté(e)

Je trouve que le mot "désavouées" en parlant des heures entre l'adjectif et le le participe passé sonne comme un arpège pleurant d'une guitare floydienne...

Posté(e)
  • Auteur
  • Administrateur

Merci à vous tous et évidemment, comment ne pas frémir de plaisir à l'évocation de la guitare floydienne de @Frédéric Cogno 😍

 

 

Posté(e)

Ce texte est un florilège d'images pour traduire le désenchantement, l'impossibilité à réaliser ses rêves vécue comme une sorte de naufrage.

L'expression " les heures désavouées " est une trouvaille.

 

Posté(e)

Je rejoins tout à fait le commentaire de @Frédéric Cogno et du coup, j'ai eu le son en rab' . Bingo ! 😉 

Posté(e)

@Eathanor

 

C'est pas encore aujourd'hui qu'on va rigoler... mais c'est trop top, Man !

  • 3 semaines plus tard...
Posté(e)

Je suis de l'avis de @Raven Bouloche pour l'emploi du verbe se marrer. 

Pour le reste du poème, tout est finement ciselé et ces "heures désavouées" sont mises en valeur avec subtilité. Une préférence pour cette image lumineuse

 

Le 19/04/2021 à 23:28, Eathanor a écrit :

Dans les strates de pensées égarées

Des pâles silhouettes se cherchent

 

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