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Spleen de collines

Featured Replies

Posté(e)

 

 

Quand mère et fille s'assoupissent,

mer et ville

s'endorment tout en-dessous des toits

dans les relents d'égoûts et de pisse,

de dégoûts et d'épices

de haines et de remous, cela va de soi,

peut-être de toi à moi  

perdus dans de grands draps de soie

suspendues à des arbres difformes

qui étendent sur elles leurs doigts

elles sont sœurs de la même éternité

et se taisent enfin comme accablées

il fallait bien un garde-fou

pour cesser la rumeur qui rend fou

le silence vient clair comme un caillou

au fond de la rivière

il ne dure qu'une demi heure

enfin le moment de se taire

et de tomber à genoux

quand le ciel au loin se teinte

d'une couleur qui n'existe pas

s'élèvent de sourdes plaintes

de la terre qui vomit des bandanas

 

 la nuit attend son tour avec patience

pour déclamer des chants de fêtes perdues

les farandoles roses et bleues de l'enfance

s'élancent dans le crépuscule, à corps perdus

mon regard se perd sur l'horizon marine

un arôme de daphnés et de fleurs d'oranger

vient se nicher dans mes narines

je vois plus loin que le bout de mon nez

(joailes-avril 2021)


 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Beaucoup de tristesse en ces vers où les odeurs et les senteurs nous submergent. J'aime beaucoup l'image du silence; C'est toujours un plaisir de vous lire, Joailes.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

L’ambiance un peu glauque de la première strophe est un peu inhabituelle chez vous, bien que poétiquement irréprochable. J’ai mieux aimé la deuxième plus légère parfumée par la nostalgie de l’enfance.

Posté(e)

Ça me fait penser à ce que dit Proust sur la transformation du chagrin en idées... il y a un moment où la compréhension lucide et la sublimation soulagent.. bravo. 

Posté(e)

à la première lecture  au  matin ça passe comme un bol de café bien noir, indispensable pour vivre cette journée ! c'est bien

Posté(e)

De bon matin, j'apprécie tant vos vers.. et plus je vous lis, plus j'aime votre belle poésie. 

Posté(e)

Je partage l'avis, si souvent pertinent de Jeep sur ce poème qui me pose interrogation sur sa première partie dont le contenu semble évadé de votre inspiration habituelle.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Célébration des moments complices qui délivrent, où la nuit a sa place privilégiée...

Posté(e)

Ta nouvelle photo de profil correspond à merveille avec l'état-d'âme ce ce poème. Lorsque parfois ton cœur se "mélancolise" ta plume va décrocher des vers bien au-delà des rivages où sont diluées les couleurs du temps. En te lisant j'ai la nette impression que celle qui écrit est tantôt une fillette de cinq ans coursant des bulles roses tantôt une veuve corse sans âge priant au fin fond d'une chapelle perdue... C'est une grâce de te lire...

Posté(e)

@Joailes

 

C'est pas la joie mais c'est bien dit. Et hop ! c'est top.

Posté(e)
  • Auteur

Merci à tous pour vos commentaires. C'est amusant, ce que tu dis @Frédéric Cogno car ces vers me furent inspirés au moment même où je regardais cet horizon serein au-dessus de la ville (d'où la photo) Si @Jeep et @Darius ont décelé une atmosphère un peu glauque inhabituelle, tu as parfaitement saisi l'émotion, pour ta part,  ressentie au-dessus de la ville quand enfin elle s'apaise et qu'un autre horizon apparaît ... 

Posté(e)

Dans le silence de la nuit se cache l'essentiel. Le bout du nez échappe alors à la "connaissance" aveuglante du jour.

Posté(e)

J'arrive après la bataille et l'explication de texte. Mais, sans avoir lu les commentaires, j'ai vu un coté glauque que j'aurais attribué à la complexité de la relation entre mère et fille...

Sans doute suis-je totalement à côté de la plaque... 😂

Posté(e)
Le 14/04/2021 à 21:58, Joailes a écrit :

quand le ciel au loin se teinte

d'une couleur qui n'existe pas

s'élèvent de sourdes plaintes

de la terre qui vomit des bandanas

 

Lamento poétique.

  • 2 semaines plus tard...
Posté(e)
Le 14/04/2021 à 21:58, Joailes a écrit :

Quand mère et fille s'assoupissent,

mer et ville

s'endorment tout en-dessous des toits

dans les relents d'égouts et de pisse,

de dégoûts et d'épices

de haines et de remous, cela va de soi,

Faisant comme si je n'avais pas lu tous les commentaires éclairés qui précédent, je reviens à ma première impression. Le début du poème est certes plus violent que ce que votre style laisse à lire d'habitude mais j'y ai vu la violente complexité d'une relation mère / fille, comme une sorte d'accouchement. Et j'apprécie cette fin de vers : "cela va de soi" qui en fait une relation humaine bien naturelle. Je n'évoquerai qu'à peine le rythme de vos vers que je trouve très musical associé à des sonorités qui s'interpellent malgré leurs contradictions (pisse / épices).  

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