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Eclairs de mémoire

Featured Replies

Posté(e)

 

 

tu te souviens quand j'écrivais pour vivre

le soir, sous la lampe, entre deux rues étroites

le soleil s'écrasait dans son mal à survivre

et naissait un poème entre mes mains maladroites


 

souvent, j'avais trop d'encre

et sans doute trop à dire

alors tu jetais ton ancre

sur mon désir de partir


 

tu déracinais mes impatiences

pour me mettre en colère

et réveiller ma plume en absence

sur leurs rouges parterres


 

j'ai dansé l'éphémère sur le rebord

d'une paupière en balbutiant

tu m'appelais ta funambule et sans remords

tu m'emportais dans ton élan


 

il y eut un été plus beau que les autres

les balsamines n'avaient pas éclaté

un été languissant où l'amour se vautre

tu te souviens de ma plume affamée


un soir d'orage de lumières et de sons

tu as vidé mes encriers

tu riais, je crois ou était-ce un bourdon

dans le parfum des genêts 

 

le soir, sous la lampe, entre les vallées étroites

les ombres jouent dans l'ivresse des revivre

un poème naît encore sous ma main maladroite

il parle d'hiver, de silence bleuté et de guivre

(joailes – mars 2021)


 

Posté(e)
Il y a 9 heures, Joailes a écrit :

 

tu te souviens quand j'écrivais pour vivre

Ce premier vers pourrait être le titre d'un roman ou d'un recueil...Joailes ou la soif de l'expression qui te maintient en vie, qui exhale ton âme à travers les grilles, les barbelés, de nos existences parfois si ternes, si moroses, et il faut le dire si insidieusement muselées.

 

Il y a 9 heures, Joailes a écrit :

e soir, sous la lampe, entre les vallées étroites

les ombres jouent dans l'ivresse des revivre

un poème naît encore sous ma main maladroite

Dans l'ivresse des revivre...pure merveille! Coup de coeur!

Posté(e)

Les encriers que l'on vous a vidés ! Reste à écrire avec son sang alors, comme Sade. 

Merveilleux et magnifique poème très bien écrit, bravo et merci

Posté(e)

@Joailes

Un poème désespéré, donc forcément très beau. Et hop ! c'est top.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Dans toutes vos émotions votre plume n’est jamais loin, prête à délivrer le poème dont nous ferons notre miel.

Posté(e)

Bonjour Joailes ! Au risque de me  répéter, il m’est toujours agréable d’analyser vos poèmes, toujours savamment élaborés. Voilà un très beau poème sur l’acte d’écrire et la création littéraire ! L’écriture est en fait conjuguée avec sentiments et sensations, ceux-ci donnent souvent naissance à celle-ci. Le lyrisme puise sa source dans l’univers intérieur de l’auteur, lequel univers est nourri, lui, par les rapports que l’on entretient avec le monde extérieur.  Ce que montre parfaitement votre texte.

« le soleil s'écrasait dans son mal à survivre

et naissait un poème entre mes mains maladroites »

« tu déracinais mes impatiences

pour me mettre en colère

et réveiller ma plume en absence »

 « les ombres jouent dans l'ivresse des revivre

un poème naît encore sous ma main maladroite »

 Sous votre plume l'expression « j’écris pour vivre » a un double sens : on vit de son écriture, mais l’écriture est aussi un exutoire, elle libère, elle a un effet cathartique.

 Le 1er mot à la rime « vivre » fait écho au dernier mot du texte givre (givre ou guivre ? Est-ce un lapsus calami ?). Ce rapprochement traduit la douleur liée à l’écriture. On écrit dans la douleur ainsi que la parturiente . De cette douleur naît cependant la joie de voir  son bébé, son œuvre… Un grand bravo !

Posté(e)
  • Auteur

Bonjour @Ouintenabdel s'il  t' est agréable de commenter mes poèmes, sache combien je prends un réel plaisir à lire tes analyses ! C'est donc un échange et j'en suis ravie!

La guivre est un serpent fantastique préposé, selon certains contes, à la garde d'un trésor.  

Merci de m'avoir offert de ton temps.

Et merci aussi à vous, @Frédéric Cogno , @Edelphe @Marc Hiver et @Jeep  toujours aussi gentils dans vos commentaires ! 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Encore un gros coup de cœur pour ce poème magnifique!

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Très beau poème ! Chaque mot est une merveille et chaque image est un ravissement.

Posté(e)
Il y a 17 heures, Joailes a écrit :

l y eut un été plus beau que les autres

les balsamines n'avaient pas éclaté

un été languissant où l'amour se vautre

tu te souviens de ma plume affamée

 

Encore une de ces belles fleurs providentielles qui viennent illuminer vos vers.

Posté(e)
  • Administrateur

Qu'ajouter après tous ces commentaires mérités ? Ah si tout de même, une belle étoile 🙂 

Posté(e)

J'ai pensé à la môme Piaf.

Si bien raconté, effectivement les commentaires ci-dessus ne sont pas volés!

Merci @Joailes

  • 3 semaines plus tard...
Posté(e)

Bel éclair de mémoire, avec un souvenir de la chanson d'Aznavour "que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître". Belle ambiance feutrée de combles où la jeunesse de la plume est tout espérance. 

Le 20/03/2021 à 23:03, Joailes a écrit :

souvent, j'avais trop d'encre

et sans doute trop à dire

alors tu jetais ton ancre

sur mon désir de partir

 

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