Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Au fond, il suffirait d’un oui ou d’un non

Featured Replies

Posté(e)

Le fond grandit ; il pleut

Le fou grandit aussi

Des mensonges acides

Les pierres du barrage

 

Nos pieds de marcheur inlassable

Chaussent des palmes acérées

Qui lacèrent les pierres du moulin

 

La crue surgit du creux profond

 

Et puis un déluge de formes, les formes

Chaque lettre, des mots découpés, des syllabes

J’ai appris les syllabes, j’ai oublié les lettres

 

Musique répétitive, une onde traverse le temps

Et dans la nuit, il n’y a rien, ce rien inconcevable

 

Et les syllabes se contorsionnent

Crachant les lettres sans couleur

Des attractions, circulaires, elliptiques

Binaires comme le fond ; il suffirait

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le sentiment d’absurdité , une impression fréquente,  traduit en poésie il  prend une autre dimension, comme ici.

Posté(e)

De la douleur de créer quand tout vous semble absurde.

Posté(e)

Rien et cette impression de vide et puis soudain, tout,  qui emplit un coeur et qui déborde ... 

Modifié par Joailes

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Entre deux eaux, les signes insaisissables nous laissent sur une impression de plein et de vide rivalisant...

Posté(e)
  • Administrateur

Le spleen qui irrigue ces vers est sublime.

Mention spéciale pour cette fin en apothéose :

Il y a 20 heures, Eobb a écrit :

Et les syllabes se contorsionnent

Crachant les lettres sans couleur

Des attractions, circulaires, elliptiques

Binaires comme le fond ; il suffirait

 

Posté(e)

Oui, toucher enfin le fond comme une fouille exhaussée quand les douves cèdent et dénudent les noyés enlacés, et que la rivière retrouve son cours de jouvence ... Merci pour l'ambivalence du cœur des syllabes ...

Modifié par O Salto

Posté(e)

@Eobb

 

Pas gai, mais beau. Et hop ! c'est top.

Posté(e)
Le 08/03/2021 à 23:05, Eobb a écrit :

Et puis un déluge de formes, les formes

Chaque lettre, des mots découpés, des syllabes

J’ai appris les syllabes, j’ai oublié les lettres

 

Musique répétitive, une onde traverse le temps

Et dans la nuit, il n’y a rien, ce rien inconcevable

 

Et les syllabes se contorsionnent

Crachant les lettres sans couleur

Des attractions, circulaires, elliptiques

Binaires comme le fond ; il suffirait

 

Un passage de belle facture. 

Posté(e)
  • Auteur
Le 09/03/2021 à 08:11, Jeep a écrit :

Le sentiment d’absurdité , une impression fréquente,  traduit en poésie il  prend une autre dimension, comme ici.

La poésie traduit parfois mieux que nul autre un sentiment.

Le 09/03/2021 à 09:04, Darius a écrit :

De la douleur de créer quand tout vous semble absurde.

Dans le jardin, l'absurde laisse place.

Le 09/03/2021 à 11:33, Joailes a écrit :

Rien et cette impression de vide et puis soudain, tout,  qui emplit un coeur et qui déborde ... 

Parce que rien et tout sont unis.

Le 09/03/2021 à 19:12, Thy Jeanin a écrit :

Entre deux eaux, les signes insaisissables nous laissent sur une impression de plein et de vide rivalisant...

C'est l'histoire de la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine.

Le 09/03/2021 à 19:44, Eathanor a écrit :

Le spleen qui irrigue ces vers est sublime.

Mention spéciale pour cette fin en apothéose :

 

Merci Eathanor.

Il y a 11 heures, O Salto a écrit :

Oui, toucher enfin le fond comme une fouille exhaussée quand les douves cèdent et dénudent les noyés enlacés, et que la rivière retrouve son cours de jouvence ... Merci pour l'ambivalence du cœur des syllabes ...

Le poème est ma parole mais parler en poème n'est guère chose facile, des syllabes parfois.

Il y a 11 heures, Marc Hiver a écrit :

@Eobb

 

Pas gai, mais beau. Et hop ! c'est top.

Ce n'est pas triste, pas hilarant je vous l'accorde mais pas triste.

Il y a 2 heures, Seawulf a écrit :

 

Un passage de belle facture. 

Merci Seawulf.

Posté(e)
Le 08/03/2021 à 23:05, Eobb a écrit :

Et puis un déluge de formes, les formes

Chaque lettre, des mots découpés, des syllabes

J’ai appris les syllabes, j’ai oublié les lettres

On entend souvent dire qu'il faut désapprendre pour bien faire les choses. Cette strophe l'exprime de belle manière.

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.