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Fatale évolution

Featured Replies

Posté(e)

Je croyais en l’arbre.

Je croyais savoir

ses illusions concentriques.

Je croyais saisir

les cicatrices sur son écorce.

Je croyais en l’éternité

de nos marches conjointes.

 

Ensemble, dans la forêt du nombre

nous unissions nos branches

pour permettre à l’oiseau lyre

de se poser puis de lancer

dans un trille vif et sonore

des chants de luttes merveilleuses

extravagantes et plurielles.

 

Il y eut des printemps ensoleillés et mélodieux,

il y en eut de plus brumeux et de plus agités,

il y en eut aussi de pluvieux et dysharmoniques.

Il y eut ensuite les interminables exégèses

du discours pervers et ampoulé de la brise

qui engageait à oser se défaire

des couplets enjôleurs de l’oiseau.

 

Ce soir, l’arbre que j’observe et que je côtoie

n’est ni de mes racines ni de mes branchages.

Il prêche la soumission, la vénération

d’un ordre égocentré, unique, puritain

offert corps et âme aux médiocres cancanages

de millions de feuilles en liasses verdâtres

tournées vers la face obscure de la canopée.

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Il ne faut pas que l'arbre perverti cache la forêt salutaire...

Posté(e)

L'arbre est aussi source d'espérance. Délaissons l'arbre de la "soumission" et des "médiocres cancanages" Merci @Papy Adgio

Posté(e)
Il y a 3 heures, Papy Adgio a écrit :

Ce soir, l’arbre que j’observe et que je côtoie

 

n’est ni de mes racines ni de mes branchages.

c'est plutôt triste mais heureusement tout ceci n'est que provisoire ... 

Posté(e)
  • Administrateur

Cher Papy Adgio, ne connaissez-vous point ce fameux dicton : derrière l'arbre mort se cache la vivace forêt 😉 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

L’arbre est un être vivant, fruit d’une longue évolution, probablement doué d’une forme de conscience qui nous est étrangère, mais qui le distingue d’un objet inanimé. Il peut donc être aimable ou détestable.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Très beau poème, Papy Adgio avec de belles images !

Posté(e)

Triste réalité cependant, je rejoins le commentaire de Eathanor

Merci Papy Adgio

Belle journée

Isabelle ANB.jpg

Posté(e)
  • Auteur

Merci @Thy Jeanin, @Margueritte Cèdre, @Joailes, @Eathanor, @Jeep, @Sophie, @Isabelle pour vos commentaires plus pertinents que le texte lui-même, dont, à la relecture, je ne suis pas très fier. Bientôt, je ferai mieux !!!

Posté(e)

@Papy Adgio

 

J'arrive après la cavalerie pour dire que j'ai beaucoup aimé ton poème. Et hop ! c'est top.

Posté(e)

Un arbre véritable ne sera pas l'objet de la dernière strophe, je n'ose y croire.

 

En revanche, je me suis laissé prendre aux belles images des "illusions concentriques" et des "marches conjointes".

Posté(e)

Avec toi je découvre pour la première fois la Métaphysique des arbres. Chapeau bas.

Posté(e)
  • Auteur

Merci @Marc Hiver, @Bollinger, @Frédéric Cogno pour vos commentaires et merci à @Zanoni pour le top.

@Bollinger: c'est effectivement la partie que vous citez qui m'a déplu à la relecture une fois le texte partagé parce qu'il reflète mal ce que je voulais dire.

@Frédéric Cogno, je te remercie particulièrement pour ton acuité car le terme "métaphysique de l'arbre" est proche de mon projet de départ.

Posté(e)

Très beau texte savamment construit !  On passe d’une réalité illusoire à l’amère réalité de la désillusion ! L’atmosphère sereine qui semble se dégager des trois premières strophes, coupées du moment d’énonciation, (j’en veux pour preuve l’emploi de l’imparfait et du passé simple) contraste avec la dernière strophe quelque peu sibylline qui nous plonge dans la réalité quotidienne (d’où l’emploi du présent, temps ancré dans le moment d’énonciation). « Ces feuilles en liasses verdâtres », sont-ce ces billets verts qui gouvernent un monde unipolaire : « ego-centré », « unique » auquel on est tous soumis. Une diatribe contre  la mondialisation qui sonne le glas de la diversité, des différences enrichissantes, de la nature profonde. Le monde est coulé dans un même moule ! Peut- être que je me trompe ! Très belle réussite en tout cas !

Posté(e)
  • Auteur

Merci @Ouintenabdel pour ce commentaire qui correspond bien à ma manière d'écrire ce poème. Vous avez raison, il s'agit bien des billets verts qui nous gouvernent. Bravo pour votre pertinence !

Posté(e)

Je fais mienne l'analyse subtile et pertinente de @Ouintenabdel

  • 1 mois plus tard...
Posté(e)

Un très beau texte, écriture d'une belle maîtrise (comme toujours)

Et j'ai été emportée par cette lecture alors merci du partage @Papy Adgio

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