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Accents poétiques

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Tout est passé

Featured Replies

Posté(e)

Je marchais dans les bois

Et puis les troupeaux sont passés

Je ne sais d’où ils viennent

Je ne sais où ils vont

Ils vont, ils viennent

C’est le début d’un ancien poème

 

Les feuilles tombaient

Et je suis devenue l’une d’elles

Et puis les troupeaux sont passés

En un éclair éternel

Sans mot ni rêve

C’est la fin d’un ancien poème

 

Je n’entends plus ces troupeaux qui passaient

Je penche une oreille sur le bord de la route

 

Ils étaient pareils à des lignes blanches
Qui se faufilent dans la nuit bien trop vite

Quand ils passaient, les arbres devenaient maigres
Leurs jambes se resserraient
Leur taille diminuait et je devenais géante
Je dépassais les arbres
Les montagnes,

Ma main sur le rebord métallique,
J'avais l'impression que j'allais passer par-dessus
 
Je n’entends plus ces troupeaux qui passaient

Je penche une oreille sur le bord de la route

 

Et toi tu passes, sans différence, sans maladresse

Tu pleures avec moi, une poignée de terre

Pourtant les grues sont encore passées cette année

Le sablier se remplit d’une terre blonde

Tu parles sans silence, tu pars sans bruit, tu passes

 

Ils ne se retourneront pas, le temps est passé, tu es passé, les troupeaux ne passeront plus

Modifié par Eobb

Posté(e)

tout est passé, peut-être, et toujours à venir sans lasser. 

Posté(e)

Belle nostalgie d'un autre temps où la nature était respectée.

Posté(e)

Les troupeaux passent et repassent faisant apparaître ou disparaître souvenirs et mélancolie.

Posté(e)

Je suis du Morvan, et cet éternel passage des troupeaux qui va qui viennent, je l ai vécu, un jour ce qui paraissait éternel s est tu et la mémoire même de ces transhumances s efface peu à peu, pour laisser la place à quoi? C est notre vie qui s efface avec ces souvenirs ... 
merci pour ces évocations qui me touchent 

Posté(e)

@Eobb

 

Moi-même, je ne vais pas très bien ! Et hop ! au top.

Posté(e)

À la Claire fontaine

à la claire fontaine.mp3

Posté(e)

L'important c'est qu'il y ait toujours des passages... Qui l'eut grue qu'ils continuent ?

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Passage obligé, pourtant une impasse...

Posté(e)

Des images naissent, comme des flashs de vidéos, des arbres, des silhouettes qui passent, un espace onirique que j’ai vu en noir et blanc (ne me demandez pas pourquoi), j’ai été très sensible à l’atmosphère de ce poème.

Posté(e)

Le temps d'avant, la perte, le temps d'après. Une fois de plus tes mots font mouche ; les ombres prennent vie, le silence s'entend et la tragédie se dessine en lignes blanches et en poignée de terre. Top.

Posté(e)

Bel élan poétique dans ces confusions entre "début d'un ancien poème" et "fin d'un ancien poème", dans ce changement d'identité où la poétesse devient ce qu'elle regarde : 

"Les feuilles tombaient

Et je suis devenue l’une d’elles", dans le mouvement des troupeaux et les passages des grues. Cet élan donne une grande dimension à votre texte. Je pense à cosmique (certes excessif mais faisons-nous plaisir). 

Posté(e)
  • Auteur
Le 20/02/2021 à 23:25, Joailes a écrit :

tout est passé, peut-être, et toujours à venir sans lasser. 

L'avenir est entre nos mains parfois.

Le 21/02/2021 à 06:27, Margueritte Cèdre a écrit :

Belle nostalgie d'un autre temps où la nature était respectée.

Si nos inventions étaient apparues plus tôt, je me demande si la nature aurait été respectée, telle la chanson de Goldman "Si j'étais né en 17".

Le 21/02/2021 à 07:35, Darius a écrit :

Les troupeaux passent et repassent faisant apparaître ou disparaître souvenirs et mélancolie.

L'animal n'est pas une chose, la plante n'est pas une chose, j'aimerais que chacun en sache quelque chose.

Le 21/02/2021 à 08:14, Morvan a écrit :

Je suis du Morvan, et cet éternel passage des troupeaux qui va qui viennent, je l ai vécu, un jour ce qui paraissait éternel s est tu et la mémoire même de ces transhumances s efface peu à peu, pour laisser la place à quoi? C est notre vie qui s efface avec ces souvenirs ... 
merci pour ces évocations qui me touchent 

Et derrière elle, la brume emporte le bruit des sabots.

Le 21/02/2021 à 10:28, Marc Hiver a écrit :

@Eobb

 

Moi-même, je ne vais pas très bien ! Et hop ! au top.

Comment cela, ce monde qui penche tel un vieux rafiot et nous par-dessus bord ? 

Le 21/02/2021 à 10:47, O Salto a écrit :

Je n'ai pas oublié et la chanson des enfants reviendra peut-être.

Le 22/02/2021 à 10:30, Papy Adgio a écrit :

L'important c'est qu'il y ait toujours des passages... Qui l'eut grue qu'ils continuent ?

Et derrière chaque passage, un autre passage, telle les sommets des montagnes.

Le 22/02/2021 à 19:42, Thy Jeanin a écrit :

Passage obligé, pourtant une impasse...

... dans laquelle s'entassent les textes anciens.

Le 23/02/2021 à 00:34, Kanth a écrit :

Des images naissent, comme des flashs de vidéos, des arbres, des silhouettes qui passent, un espace onirique que j’ai vu en noir et blanc (ne me demandez pas pourquoi), j’ai été très sensible à l’atmosphère de ce poème.

En noir et blanc, les vaches de mes grands-parents.

Il y a 16 heures, Natacha Felix a écrit :

Le temps d'avant, la perte, le temps d'après. Une fois de plus tes mots font mouche ; les ombres prennent vie, le silence s'entend et la tragédie se dessine en lignes blanches et en poignée de terre. Top.

Je vis d'images.

Il y a 12 heures, Bollinger a écrit :

Bel élan poétique dans ces confusions entre "début d'un ancien poème" et "fin d'un ancien poème", dans ce changement d'identité où la poétesse devient ce qu'elle regarde : 

"Les feuilles tombaient

Et je suis devenue l’une d’elles", dans le mouvement des troupeaux et les passages des grues. Cet élan donne une grande dimension à votre texte. Je pense à cosmique (certes excessif mais faisons-nous plaisir). 

Tout n'est qu'énergie "Ici Mars, tout va bien ici".

Posté(e)
Le 20/02/2021 à 23:18, Eobb a écrit :

Tu parles sans silence, tu pars sans bruit, tu passes/ Ils ne se retourneront pas, le temps est passé, les troupeaux ne passeront plus

j'aime beaucoup votre poéme, mais ces vers-là, la chute, est magnifique.

 

Le 20/02/2021 à 23:18, Eobb a écrit :

 

 

  • 3 semaines plus tard...
Posté(e)

Une très jolie poésie. Un texte littéraire de belle facture qui fait la part belle aux mouvements.

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