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Quelque chose de cette mère où s’entrouvre ton ventre

Featured Replies

Posté(e)

 

J’ai peur de me taire
j’ai peur de perdre la voix, amie qui me tient la main
il faut que je me taise
j’avale le mot dans l’oubli de moi
les secrets seront écrits plus tard

Je vous aime dans l’atmosphère poussiéreuse
les secrets dans les coins me collent au sol
ma mort n’y changera rien
ma mémoire a le cafard vidée d’espérance

Blafard est le teint
sur les murs sont écrites vos confidences
sur le canapé des empreintes incrustées
jusqu’à la salive dans le tissu, marqué du sexe

L’avenir a perdu son chemin
rien ne circule, les trains électriques se sont arrêtés
la musique aussi, le chat miaule
la mémoire torture le ventre
le jouet est cassé
la toupie fait du sur place
le long d’un mur si haut se cogne le jour

Dans les paquets en partance
en vrac le passé se froisse
comme la peau
des nœuds dans la tête
des lacets accrochés à la fenêtre
le chat se roule dans l’odeur fantôme

Je vous laisse les clefs
ma mémoire a le cafard
mon corps est un désert
une gare la nuit 
je choisis l’insécurité qui me colle déjà aux os

 

Modifié par Myrtille

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Il y a des poèmes dont la lecture ne laisse pas indifférent. Le vôtre, malgré sa noirceur, en fait partie.

Posté(e)

Il y a comme un mal être dû on l'imagine à un problème familial qui n'a pas pu être résolu ?

Posté(e)

Très beau texte noir et profond dont on sent toute la sincérité

Posté(e)

@Myrtille,

 

Fort, triste et beau. Hop : un top.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un cauchemar où l'on sent que la corde est raide! Et qui épouse parfaitement un état d'esprit, ce qui le rend intéressant, outre le fait que: qui n'est pas passé par là, plus ou moins?

Posté(e)

Bonsoir @Myrtille encore une fois je suis touchée par tes vers dont les images sont autant de piqûres d'aiguille dans la peau et jusqu'au coeur, sans aucun doute. 

Posté(e)
Le 15/02/2021 à 18:08, Myrtille a écrit :

J’ai peur de me taire
j’ai peur de perdre la voix, amie qui me tient la main
il faut que je me taise
j’avale le mot dans l’oubli de moi
les secrets seront écrits plus tard

A l'inverse du titre viscéral du poème qui offre la vie (du moins est-ce ainsi que je l'entends), cette strophe se renie elle-même si l'on envisage la mort de celui ou de celle qui parle et qui détient les secrets et ne veut pas les dire. Cette impossibilité future donnée par le dernier vers me trouble. Comme si nos secrets nous survivaient à travers les objets qui en ont été témoins... 

 

Dans ce quotidien évoqué dans un monde de rêve et d'images, je retiens cette strophe :

"Dans les paquets en partance
en vrac le passé se froisse
comme la peau
des nœuds dans la tête
des lacets accrochés à la fenêtre
le chat se roule dans l’odeur fantôme"

 

 

Posté(e)
  • Auteur
Il y a 2 heures, Bollinger a écrit :

Comme si nos secrets nous survivaient à travers les objets qui en ont été témoin

Cela me rappelle un livre dont je recherche le titre, une petite fille apprend la vie de sa grand-mère en héritant de sa commode. Enfin elle peut ouvrir les tiroirs. Merci pour votre commentaire très judicieux.

Posté(e)

@Myrtille, je ne l'ai pas lu mais ce que vous résumez me fait penser à "La commode aux tiroirs de couleur". C'est un roman d'Olivia Ruiz. 

Posté(e)
  • Auteur

merci, c'est bien lui, je l'ai prêté, et j'avais un trou de mémoire

"À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l’intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d’une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours."

Modifié par Myrtille

Posté(e)

Une souffrance je dirai presque universelle.

Posté(e)

Appel d'air, triste et beau poéme, très beau.

  • 4 semaines plus tard...
Posté(e)
Le 15/02/2021 à 18:08, Myrtille a écrit :

’ai peur de me taire
j’ai peur de perdre la voix, amie qui me tient la main
il faut que je me taise
j’avale le mot dans l’oubli de moi
les secrets seront écrits plus tard

Je vous aime dans l’atmosphère poussiéreuse
les secrets dans les coins me collent au sol
ma mort n’y changera rien
ma mémoire a le cafard vidée d’espérance

 

Une ambiance mélancolique, un titre chirurgical et une âme en partance pour un ailleurs lointain. Un très beau texte poétique ou transpire une souffrance intérieure.

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