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Variation

Featured Replies

Posté(e)

L’éveil transi de février

peine à dissiper les larmes

échappées des pleurs de janvier

aux heures safranées des rites

 

Fourbu, un astre ensommeillé

peine à dissiper le givre

déposé par le gel du temps

sur la vitre de nos années

 

Aux emphases des solstices

où nous hâlions notre vigueur

s’offrent les cendres d’un amour

aux sourdes braises de l’été

 

A l’autan des équinoxes

aux neuves aurores pastel

aux roses sourires complices

luiront demain nos îles sereines

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Dans l’attente de la neige, il n’y a aucune peine à affirmer le charme produit par ce poème.

Posté(e)
  • Auteur

Effectivement, il n'y a pas que l'amour qui floconne ce matin sur la Bretagne !

Posté(e)

Je ne sais où Papy va chercher ses métaphores et ses images, elles sont souvent riches et pleines mais il arrive bien des fois où ma compréhension, bute sur elles me laissant un goût d'inachevé.

Ainsi en va t-il des heures safranées des rites.

S'agit-il des heures de l'aube ou du crépuscule où le ciel s'emplit d'un riche décor orangé ?

Posté(e)

La nature des ses états. Des états qui nous ressemblent.

Une poésie qui se ressource.

 

 

Posté(e)

Des images qui éveillent l'imagination, la poésie n'est pas de l'ordre de la logique, elle suit une voie mystérieuse c'est ce qui en fait le charme.

Posté(e)
  • Auteur

Merci @Darius de votre commentaire que je vais tenter d'éclairer un peu. Pour moi, l'idée générale de ce texte est que le temps et le poids des habitudes déplacent l'amour que l'on a pour celle qui nous accompagne des excès des solstices vers l'équilibre des équinoxes.

Le début du poème traire donc du temps qui se laisse grignoter par les habitudes qui sont devenues "rites" pour sacrifier à la nécessité de conserver huit pieds au vers. Loin d'éteindre l'amour, la mémoire n'en conserve que les moments les plus agréables (safranés) qui emportent lentement les sentiments vers la complicité de la fin.

Je ne vous cacherai pas que j'essaie de faire évoluer mon écriture plutôt instinctive qui saute volontiers d'une image à l'autre vers une écriture plus raisonnée qui s'astreint à certains éléments de métrique. Pour l'instant, je me contrains à écrire des quatrains de huit pieds chacun et de quatre strophes et je vous avoue que je m'ennuie beaucoup à les écrire et que je peine à faire réellement transparaître ce que je ressens à travers un tel type de structure. Je vais persister encore un peu (et donc encore vous ennuyer !) en alternant avec quelques textes en prose poétique qui me correspond plus.

Désolé de vous avoir assommé mais il me semble que l'explication ne nuit pas, même si d'autres lectures restent possibles. @Mohand en a fait une autre qui me paraît tout aussi acceptable et je le remercie aussi.

Posté(e)
  • Auteur

Vous déposiez votre commentaire @Fleur de poème pendant que je répondais à Darius et, même si l'on peut s'expliquer sur sa propre démarche il n'en reste pas moins que tous les cheminements comme toutes les intentions restent possibles comme vous le dites si justement. Merci pour le passage.

Posté(e)

Merci pour vos commentaires. Ne croyez pas que vos poèmes m'assomment, au contraire, ils existent mon imagination qui manque peut-être, un peu d'envol.

Posté(e)

Merci pour cette belle poésie que je viens de lire.

Posté(e)

Le temps émousse parfois nos envies folles de la jeunesse et le vieillard ne comprend pas ce jeune qu'il fut pourtant, nos îles sereines nous attendaient. Merci pour ce poème.

Posté(e)

Rapprochements adroits entre la vie qui passe et les saisons qui offrent la lumière et celles qui gardent plus de nuit que de jour.  

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Au filet des mots, corriger la lassitude du temps.

Posté(e)
Le 09/02/2021 à 11:29, Papy Adgio a écrit :

Fourbu, un astre ensommeillé

 

peine à dissiper le givre

 

déposé par le gel du temps

 

sur la vitre de nos années

Magnifique passage! Un poème qui se mélancolise en puisant dans les affres de l'hiver, l’espérance d'un printemps qui coche les années....

Posté(e)

Ô ces mois d'hiver et leurs éboulis de larmes mélancoliques, mais bientôt, le printemps nous redonnera le rose aux joues, ce rose des tout premiers soleils.

 

Posté(e)
Le 09/02/2021 à 11:29, Papy Adgio a écrit :

A l’autan des équinoxes

 

aux neuves aurores pastel

 

aux roses sourires complices

 

luiront demain nos îles sereines

Un souffle poétique qui ouvre en grand nos fenêtres de confinés; 🤣

Posté(e)

Je ne saurais étudier le texte, encore moins la forme ... la forme de @Papy Adgio me suffit bien ! ❤️ 

Rien que ça, c'est superbe, juste après le sirocco de ces jours derniers qui nous a amené son safran  "aux heures safranées des rites".

J'aime ! 

 

Posté(e)

Les flammes brûlent, les braises réchauffent... chaque chose en son temps. 😊 Un plaisir de vous lire à nouveau !

Posté(e)

c'est une très belle poésie et une très belle retrouvaille! merci beaucoup pour le partage!

Posté(e)

@Papy Adgio

 

C'est du beau, c'est du bon, c'est du vrai. Et hop ! un top.

 

 

Modifié par Marc Hiver

  • 1 mois plus tard...
Posté(e)

Une exquise variation. Magnifique. 

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