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L'aube est toujours un cadeau

Featured Replies

Posté(e)

 

 

j'ai tant tenu d'hivers entre mes doigts brûlés de braises

aux basses branches où chante un désespoir de butor étoilé

le goût des neiges âcres où les herbes se taisent

et la fumée des feux de bois sur les roseaux bleutés

 

derrière la porte où s'est pendu un rideau

de corde qui retient les vents indiscrets

un tapis en poil de chameau

étanche la soif et réchauffe les pieds

 

j'aime ce bric-à-brac où s'emmêlent les choses

cette maison comme un grenier

où autrefois les épis épousaient les roses

aux parfums conservés à jamais

 

j'ai retenu l'été dans les ailes des libellules d'eau

comme autant de songes fébriles

dans des vases de cristal où vibre un chant d'oiseau

dans des nuées célestes de gypsophiles

 

j'ai tenu des printemps aux perles bleues de rivières

des songes imprécis comme des chevaux fougueux

aux cheveux dénoués sur des épaules

dont j'ai cru longtemps percer les mystères

sans savoir qu'ils étaient si fragiles et éphémères

 

des automnes clairs où tout devenait évident

quand les arbres disent leurs parures mortes

pour recouvrir le sol d'or, de pourpre agonisants

il a bien fallu balayer devant la porte

 

je tiens encore l'hiver entre mes doigts glacés

des horizons disparus sous des flocons d'ennui

la bise cruelle de tous les autrefois oubliés

et les parfums d'adieu sur la margelle du puits

d'où sort toujours la vérité

 

toute saison s'est tue

il reste sur un calendrier

des dates inconnues

tout peut s'oublier

ou resurgir

sans prévenir

voici l'aube, qui l'eût cru ?

 

(joailes – janvier 2021)

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

L’aube est un cadeau comme votre poème!

Posté(e)

Quelles que soient les saison, oui l'aube est toujours un cadeau.

Merci pour :

 

Il y a 8 heures, Joailes a écrit :

j'ai retenu l'été dans les ailes des libellules d'eau

comme autant de songes fébriles

 

et

 

Il y a 8 heures, Joailes a écrit :

je tiens encore l'hiver entre mes doigts glacés

des horizons disparus sous des flocons d'ennui

la bise cruelle de tous les autrefois oubliés

et les parfums d'adieu sur la margelle du puits

d'où sort toujours la vérité

 

 

Posté(e)

Portée par une sensibilité imaginative hors du commun, Joailes nous offre un joyau de plus qui mérite un coeur plus le notre.

Posté(e)

Ecrirais-tu à l'aube puisque chacun de tes textes est un cadeau ?

Posté(e)
  • Semeur d’échos

De mélancoliques et beaux vers. Plus on avance dans la lecture, plus l'ultime vers scelle une déception, une autre, et puis, soulagement final, l'aube est là. Rayonnante comme ce poème. Merci, Joailes, de nous émouvoir avec tant de grâce!

Modifié par Thy Jeanin

Posté(e)
Il y a 16 heures, Joailes a écrit :

la bise cruelle de tous les autrefois oubliés

et les parfums d'adieu sur la margelle du puits

d'où sort toujours la vérité

Tu me touches une fois de plus et c'est tant mieux....Quelle élégance dans l'écriture, c'est l'écho de ton âme que j'entends en version et en thème dans sa douce mélancolie, son ineffable tendresse. Coup de Chapeau ma chère Joailes!

Posté(e)

Ces calendriers, avec ces mois futurs et des jours cochés, de petites annotations jusqu'à ce que l'année accrochée s'en aille. Je me souviens de l'un d'eux.

Un poème-animal qui me promène, comme souvent avec toi, dans les sous-bois, les jardins qui vont bien.

Posté(e)

J'aime l'aube, cet instant où le rêve se mêle à la réalité...

Posté(e)
  • Auteur
Posté(e)
Le 23/01/2021 à 22:02, Joailes a écrit :

derrière la porte où s'est pendu un rideau

de corde qui retient les vents indiscrets

un tapis en poil de chameau

étanche la soif et réchauffe les pieds

Tout est à la fois mélancolie et plaisir de vivre dans ce très beau texte @Joailes

Je retiens cette strophe qui ouvre sur l'intérieur suranné d'une maison qui abrite le "bric-à-brac" de l'existence.

Posté(e)
Le 23/01/2021 à 22:02, Joailes a écrit :

j'aime ce bric-à-brac où s'emmêlent les choses

cette maison comme un grenier

où autrefois les épis épousaient les roses

aux parfums conservés à jamais

 

j'ai retenu l'été dans les ailes des libellules d'eau

comme autant de songes fébriles

dans des vases de cristal où vibre un chant d'oiseau

dans des nuées célestes de gypsophiles

 

Une poésie qui vise le firmament avec succès.

  • 1 mois plus tard...
Posté(e)

Bon, voilà, j'ai retrouvé ton poème en rangeant les feuilles sur mon bureau où il s'était endormi ! Je l'avais trouvé beau, je le retrouve ainsi.

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