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Poursuivie par des yeux ...

Featured Replies

Posté(e)

 

 

Sur la plage cuivrée j'aime à courir pieds nus

me croyant au désert dans sa grande splendeur

je n'entends rien, les oiseaux se sont tus

poursuivie par des yeux, j'en aime la douceur

 

Sur ces sables mouvants aux reflets aguicheurs

je savoure sur ma peau des piqûres d'aiguilles ;

faisant jaillir sur un doigt le pigeon voyageur

dont le roucoulement s'envole en guenilles.

 

Il n'est point de fleur sans épine à mes doigts

comme une seconde, une étoile filante,

des rêves inassouvis tricotés d'envers et d'endroit.

Un autre doigt appuie doucement sur la détente …

 

Le vent s'attarde sur mes reins en étrange langueur

des cils me caressent, empreints de rosée ;

les vagues sont douces et diffusent mon ardeur

Ô un instant encore avant l'acmé !

 

Je ne peux , hélas, retenir la seconde,

éphèmère papillon qui picote mon cœur,

elle s'enfuit déjà, sûre que la terre est ronde

mais j'en garde au secret la saveur.

 

Sur la plage, j'aime à mourir avec les chiens battus

me croyant au désert où poussent d'étranges fleurs

ramassant des colliers de soldats inconnus

poursuivie par des yeux, j'en aime la douceur.

(J.E. Novembre 2020)

 

Posté(e)

La solitude encore et toujours est un de vos thèmes de prédilection avec la nature aussi. La lecture de ce poème est agréable. J'aime bien une chose c'est qu'on ne sent pas du tout dans ce texte la contrainte du confinement. Beaucoup de liberté s'en dégage.

Posté(e)

Nue sur la plage, offerte aux éléments qui se livrent sur sa peau à des familiarités multiples, elle devient elle-même le vent et les vagues, pour retrouver l'intense émotion d'une nature en marche.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

La plage, cet espace entre terre et mer, un privilège que votre poème nous fait partager.

Posté(e)

Une belle communion avec le rivage et tout est rêve jusqu'à l'œil qui n'est pas celui qui poursuivait Caïn mais un regard que vous aimez. 

Posté(e)

Les sensations sont présentes sur cet espace de liberté (la plage au sable fin) un instant d'éternité enfermé dans l'espace d'une seconde, tout est mesuré pour en tirer la quintessence. C'est quand on croit être seul(e) que quelque part des yeux nous observent. Chaque chose a son regard bien à elle, les fils de la 

perception sont légion. Un poème intéressant, profond, et j'aime. 

Posté(e)
Il y a 12 heures, Joailes a écrit :

faisant jaillir sur un doigt le pigeon voyageur

dont le roucoulement s'envole en guenilles.

 

Ce passage est à couper le souffle...Une poésie éperdue d'été indien où on imagine une robe légère jouer avec la brise marine. C'est délicat de sensualité, la grâce ici comme personnifiée imbibe les images...en douces et si fragiles retenues... pour préserver ce secret de femme poursuivie par des yeux. Un grand moment de lecture Joailes. Coup de cœur!

Posté(e)
Il y a 15 heures, Joailes a écrit :

Sur la plage cuivrée j'aime à courir pieds nus

me croyant au désert dans sa grande splendeur

je n'entends rien, les oiseaux se sont tus

poursuivie par des yeux, j'en aime la douceur

 

Une belle strophe qui infuse l'ambiance feutrée de ce poème intimiste  qui nous  en  douceur, presque malgré nous.

Posté(e)

Il est aussi magique que mystérieux l'estran qui permet d'avancer avec sérénité. Et puis, à la fin, tout disparaît. J'ai respiré plein d'iode puisque le confinement m'empêche de franchir les quelques kilomètres qui me séparent de l'océan. Heureusement, pour reprendre vigueur il y a les syllabes de @Joailes

Posté(e)

Quand l'éphémère est si bien ressenti,on ne peut que se laisser aller au gré des éléments.La poésie peut parfois être si douce,profondément!

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un bijou épicurien, un tantinet mélancolique et d'une exquise finesse.

Posté(e)
  • Administrateur
Le 14/11/2020 à 22:17, Joailes a écrit :

Sur la plage, j'aime à mourir avec les chiens battus

me croyant au désert où poussent d'étranges fleurs

ramassant des colliers de soldats inconnus

poursuivie par des yeux, j'en aime la douceur.

J'ai apprécié l'ensemble du poème, dans le plus pur style joailien mais cette ultime strophe m'a adressé une pure décharge de nostalgie.

Posté(e)
  • Auteur

Merci mille fois pour vos commentaires et coeurs bienveillants @Jean Luc @Darius @Jeep @Cisco @Moïse @Frédéric Cogno @Danivan @Papy Adgio @Eau de brume @Thy Jeanin @Eathanor @Christian Bello 

Posté(e)
Le 14/11/2020 à 22:17, Joailes a écrit :

Le vent s'attarde sur mes reins en étrange langueur

des cils me caressent, empreints de rosée ;

les vagues sont douces et diffusent mon ardeur

Ô un instant encore avant l'acmé !

 

Je ne peux , hélas, retenir la seconde,

éphémère papillon qui picote mon cœur,

elle s'enfuit déjà, sûre que la terre est ronde

mais j'en garde au secret la saveur.

 

Sur la plage, j'aime à mourir avec les chiens battus

me croyant au désert où poussent d'étranges fleurs

ramassant des colliers de soldats inconnus

poursuivie par des yeux, j'en aime la douceur.

 

Ce que les plages peuvent nous faire vivre ! J'aime beaucoup, ce long extrait. On s'y attarde et le rêve continue.

 

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