Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Sang d'Elle

Featured Replies

Posté(e)

 

 

Les paillettes de ses yeux,

gobées par un étrange oiseau

aux ailes immenses,

dispersées sur la voie lactée

comme des étoiles en transe,

 

reviennent parfois briller

sur l'horizon mort

du palais de vent

où elle m'a laissée

 

je pleurais si souvent

dans les paillettes d'or

de la paille du nid

où le ciel était de glace

 

en regardant la route,

la croyant revenue

dans les robes incarnat

du ciel capricieux

 

j'ai tant attendu

j'ai tant de fois tendu

ma main

à l'ombre des nuits

profondes comme des puits

 

 je n'ai plus su

l'oiseau a disparu

entre les vagues noires,

aux plumes de ses doigts longs

de sanglots de violons,

 

j'ai vécu accrochée à ma plume

mais sans Elle

 

et quand j'ai déployé mes ailes

je l'ai vue

 

dryade lointaine dans la brume.

Sa joue,

où mes baisers s'étaient cognés,

tendue

pour un premier baiser

 

l'horizon était si flou

j'en ai perdu la ligne ;

tous ces loups garous,

la lune, parfois si cruelle,

et toujours ce parfum d'Elle 

 

je lui disais « vous »

mon cœur disait « tu »

et puis sa joue

mélange de houx

de velours et d'épines

m'a échouée

dans la solitude

éternelle

d'un parfum

de violette ...

 

 

(J.E. Octobre 2020)

Modifié par Joailes

Posté(e)
  • Semeur d’échos
il y a une heure, Joailes a écrit :

je lui disais « vous »

mon cœur disait « tu »

et puis sa joue

mélange de houx

de velours et d'épines

m'a échouée

dans la solitude

éternelle

d'un parfum

de violette ...

 

J’ai été particulièrement touché par cette dernière strophe qui exprime si bien le sentiment de solitude après la disparition d’Elle.

Posté(e)

Avec Joailes, les paysages transformés par un imaginaire infatigable ne cessent de nous surprendre, ici l'évocation d'un amour, d'un baiser, la conduit à déplorer leur disparition avec une douceur infinie qui nous émeut.

Posté(e)
Il y a 10 heures, Joailes a écrit :

j'ai vécu accrochée à ma plume

mais sans Elle

Bonjour et merci @Joailes, texte à la beauté mélancolique et douloureuse dédié (thème récurrent chez la narratrice) à un être aimé disparu, qui tient une

place majeure ( E majuscule), la force de résister à la tristesse se trouve dans l'évocation poétique , et la violette, omniprésente chez la narratrice, qu'elle soit fleur,,

prénom ou simplement couleur, est souvent associée à la discrétion mais surtout à la fidélité et aux souvenirs.

un cœur     

Posté(e)
Il y a 13 heures, Joailes a écrit :

j'ai tant attendu

j'ai tant de fois tendu

ma main

à l'ombre des nuits

profondes comme des puits

 

Une poésie qui garde le souffle du souvenir et qui volète jusqu'au lecteur. Une poétesse qui saigne encore noircit de sa plume sombre les pages de son âme. Très émouvant joailes...

Il y a 13 heures, Joailes a écrit :

'

 

Posté(e)
Il y a 16 heures, Joailes a écrit :

Les paillettes de ses yeux,

gobées par un étrange oiseau

aux ailes immenses,

dispersées sur la voie lactée

comme des étoiles en transe,

 

reviennent parfois briller

sur l'horizon mort

du palais de vent

où elle m'a laissée

 

Il y a 16 heures, Joailes a écrit :

je lui disais « vous »

mon cœur disait « tu »

et puis sa joue

mélange de houx

de velours et d'épines

m'a échouée

dans la solitude

éternelle

d'un parfum

de violette ...

 

Je partage l'analyse de @Filae77 Un beau texte avec des instants magiques (Citations)

Posté(e)

Absolument magnifique. Le titre « Sang d’elle » traduisant l’idée de filiation fait écho à « sans elle » (vers 29), homonyme de  « sans ailes ».  En effet, quand on est privé de ses propres ailes et aussi des ailes protectrices d’un être auquel on est attaché : « où elle m'a laissée »,  il est difficile de voler, de se mouvoir, de vivre. Qui est désigné par le pronom personnel « elle » ?  Est-ce la mère de celle qui parle ? En tout cas, il s’agit bien d’un être avec lequel la locutrice entretient des liens aussi étroits qu’ambigus : «  je lui disais « vous » mon cœur disait « tu » ». Amour ou haine ? Les deux à la fois : « mélange de houx de velours et d'épines ».  Ce texte semble être le pendant féminin de l’Aigle Noir avec lequel votre superbe texte a des similitudes frappantes. « De son bec, il a touché ma joue » dans le texte de Barbara fait écho à « sa joue… m’a échouée » :  une métaphore maritime, celle qui parle s’assimile à un navire qui sombre dans les abysses. À lire et à relire sans modération. Un coup de cœur amplement mérité. Un grand bravo !

 

Posté(e)

@Joailes

 

C'est pas gai, mais c'est encore beau. Et hop ! un coeur.

Posté(e)
  • Administrateur

Qu'ajouter qui n'est pas encore dit ?

Ce poème est un véritable coup de cœur et vient prendre place parmi tes plus réussis.

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.